Pouvez-vous nous présenter le concept Intérieurs Privés ? Quel est son positionnement sur le marché de l’agencement global de l’habitat ?
Oui, bien sûr. Intérieurs Privés appartient à un groupe qui s’appelle le groupe BF, qui a trois activités et notamment l’une qui nous intéresse aujourd’hui qui est la distribution de produits sous enseigne.
Intérieur Privé est une enseigne spécialisée dans l’aménagement de tout l’habitat. Notre leitmotiv est créateur d’intérieur sur mesure. Aujourd’hui, nous sommes spécialisés dans l’agencement et la décoration de la maison.
Nous sommes capables d’équiper toutes les pièces de celle-ci, de la cave au grenier en passant par les pièces de jour, les pièces de nuit ainsi que les pièces techniques telles que la cuisine et la salle de bain.
A quelle date l’enseigne a-t-elle été créée et où en est son développement en licence de marque ?
L’enseigne a démarré précisément en 2015. Nous avons fêté les dix ans du réseau l’année dernière.
Cette enseigne aujourd’hui compte 25 magasins. Elle comptera une trentaine de points de vente d’ici la fin d’année. Nous avons pris un virage stratégique il y a à peu près deux ans, notamment lorsque nous avons fait une refonte intégrale de notre offre produit et notamment une refonte de l’ensemble des points de vente.
L’objectif pour nous aujourd’hui, c’est d’apporter un soutien important à l’ensemble de notre réseau existant et bien entendu de mener à bien une stratégie de développement dans le cadre de création de nouveaux points de vente.
Et précisément, quels sont vos objectifs de développement sur le territoire français ?
Si on regarde un petit peu ce qui s’est passé en 2024-2025, nous sommes aujourd’hui sur une capacité d’ouvrir entre sept et neuf magasins par an. Pour cela, nous avons fortement équipé nos services supports dotés de nouvelles capacités par le recrutement de collaborateurs.
Nous avons notamment renforcé le pôle communication marketing qui est important, notre pôle formation puisque nous disposons de notre propre école qui est certifiée Kaliopi et plus récemment, nous avons renforcé nos équipes terrain par le recrutement de deux animateurs réseaux chevronnés. Nous avons des perspectives aujourd’hui d’ouverture pour cette année 2026 d’une dizaine de points de vente. Sept sont en cours de création, déjà en cours d’exploitation.
D’ici l’année prochaine, on pourra effectivement tenir une cadence de 10 à 12 ouvertures. Nous n’avons pas de course effrénée ou de nécessité à ouvrir des points de vente, simplement nous voulons favoriser un meilleur maillage sur l’ensemble du territoire.
Est-ce qu’il y a des régions ou des villes qui sont prioritaires pour votre expansion ?
Oui, aujourd’hui nous sommes fortement implantés sur la façade ouest, notamment le nord-ouest.
Nous sommes implantés en Ile-de-France, nous avons quelques points de vente sur la façade nord-est. On cherche à se développer notamment en région Bourgogne-Franche-Comté. Nous sommes d’ores et déjà présents en région lyonnaise.
Nous avons des ouvertures de programmés sur la façade sud-est. On aimerait densifier notre implantation sur la façade sud-ouest, notamment sur tout le pourtour atlantique. Je pense notamment à des villes telles que La Rochelle, Nantes, Bordeaux, Biarritz et j’en passe.
Quels sont les critères pour rejoindre le réseau intérieur privé ?
Nous faisons un métier d’expertise qui nécessite plusieurs compétences, plusieurs savoir-faire. Premièrement, vous l’avez compris, on parle beaucoup d’architecture et de conception. Créer un lieu de vie nécessite de la créativité, mais pas que.
Notre métier consiste également dans la mise en oeuvre de projets globaux et pour cela, il faut avoir une appédance à la technicité. C’est extrêmement important. On s’adresse essentiellement à des personnes qui ont un profil d’architecture, architecte d’intérieur, agenceur, mais également à des personnes qui officient actuellement en tant que poseur, menuisier, ébéniste et qui souhaitent à un moment ou à un autre avoir une posture entreprenariale avec notamment un accompagnement que nous proposons intégralement.
Quelle formation initiale est-ce que vous délivrez à vos nouveaux partenaires ?
Celle-ci est complète. C’est un parcours qui se déroule à notre siège en Alsace. Je rappelle que nous sommes un réseau français.
Ce parcours a une durée de 4 à 5 semaines en fonction du niveau de notre futur partenaire, durant laquelle nous dispensons bien entendu de la formation produit pur et dur, aussi bien sur l’agencement sur mesure que sur des familles de produits tels que la cuisine. Nous dispensons de la formation sur nos logiciels, les différentes plateformes qui permettent de générer la conceptualisation du projet ainsi que la gestion commerciale, ce qu’on appelle un CRM. Nous avons une formation pour débutants qui permet notamment d’appréhender l’ensemble du bagage, le jargon technique, le jargon commercial, mais surtout la méthodologie et le cursus de commercialisation de nos produits.
Et dernier volet de notre formation, qui est une formation liée à la communication et au marketing, plutôt dans les bonnes pratiques, notamment pour l’animation de leurs magasins en local. On parle de communication locale où il est aujourd’hui de se mettre en scène. Suite à notre formation, nous avons donc de la formation en magasin avant l’ouverture et pendant l’ouverture et nous avons un programme de formation continue qui permet notamment de monter en compétences sur l’ensemble des thèmes que j’ai apporté, à savoir la partie produit logiciel, gestion de la relation client et méthodologie de vente.
Quel type d’emplacement et quelles surfaces faut-il pour ouvrir un magasin intérieur privé ?
Nos magasins ont une spécificité, puisqu’on parle d’immersion totale dans le lieu de vente. Nous reproduisons l’ensemble des pièces de la maison.
Aujourd’hui, une surface moyenne de nos points de vente se situe aux alentours des 130-140 m² en fonction de son implantation. Je pense notamment à des villes qui sont prisées telles que l’Île-de-France, où les formats de magasins sont légèrement plus petits. Nous privilégions des emplacements plutôt en ville, au cœur de ville ou à proximité des centres-villes sur des voies passantes.
Nous avons besoin de visibilité, mais pas forcément d’un emplacement numéro un, puisque notre service communication marketing est capable de générer et déclencher du passage magasin.
Quels sont les investissements à prévoir pour ouvrir un magasin ?
De manière généraliste, lorsqu’on parle d’investissement chez nous, on parle d’un investissement global qui va comprendre bien entendu la préparation du local, on va parler de son agencement, de son équipement, de la partie bureautique, matériel, on va parler d’éclairage, on va parler de décoration, qui est également extrêmement important dans notre domaine d’activité. Nous sommes sur des investissements moyens entre 130 et 240 000 euros en fonction du format du magasin et de son état au moment où celui-ci est pris en charge.
Et combien de temps faut-il un partenaire pour amortir son investissement ?
Aujourd’hui, nous préconisons des structures avec des frais fixes qui sont relativement légers, ça fait partie de notre accompagnement en phase de développement. Aujourd’hui, la plupart de nos points de vente sont amortis sur trois à quatre années au plus tard.
Et pour finir, quels conseils pourriez vous donner à un porteur de projet qui hésiterait à se lancer dans votre secteur ?
Le discours est le suivant.
Aujourd’hui, nous avons tous les outils pour accompagner une personne qui souhaite se lancer. Il y a une seule chose qu’on ne peut pas lui apporter, c’est la motivation, la résilience et sa capacité de travailler. Nous faisons un métier qui est extrêmement passionnant, qui est plaisant au quotidien, mais pour cela, il faut avoir de la maîtrise, de l’expertise, et donc être ouvert intellectuellement à vouloir apprendre, comprendre et s’exercer durant les premiers mois lors de la formation, mais également lors de son démarrage en activité.