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    Coup de frein à l'immobilier commercial en Europe - Brève du 2 novembre 2009

    Rupture sur le marché de l’immobilier commercial européen. Pour la première fois depuis 2002, le volume des projets – galeries d’hypermarchés, extensions d’opérations existantes, magasins d’usine, galeries de gares et d’aéroports… – identifiés par la fédération Eurelia dans les quatorze pays* qu’elle étudie, ressort globalement à la baisse. Sans compter que sur 1 846 annoncés (contre 1 956 en 2008), un grand nombre de ces projets pourrait, crise oblige, ne jamais voir le jour.
    L’érosion du volume de projets est quasi-générale. N’y échappent que la Roumanie (toujours en augmentation) et de manière fort surprenante, l’Espagne, pourtant nation des plus malmenées par la crise, où les stocks se maintiennent. Une stabilité “en décalage total avec le contexte économique”, déplore Michel Pazoumian, président d’Eurelia. En témoigne d’ailleurs le coup de frein brutal observé parallèlement dans la poursuite effective des projets annoncés l’année dernière. A cause, en particulier, de commercialisations de plus en plus délicates à boucler, dans un contexte où les enseignes font face à une chute importante des ventes et se préparent à une année 2010 difficile.
    Même constat au Portugal où, conjoncture oblige, règne aussi une grande incertitude quant à la réalisation des projets, même de qualité, dans les échéances imparties. La Pologne souffrant de son côté de difficultés de financement qui, couplées à des batailles politiques locales récurrentes, sont elles aussi de nature à décaler, voire tuer dans l’œuf une grande partie des projets annoncés.
    De nombreux reports sont également à prévoir en Italie, où s’ajoute au problème chronique de la maîtrise plutôt aléatoire des dates d’ouvertures par les foncières, la réticence grandissante des mairies face à la profusion de projets commerciaux. L’Allemagne et la Belgique s’en sortent plutôt mieux, avec un bon volume de projets. Même si la crise y apporte son lot de changements notables, dont des montages financiers plus longs et plus complexes susceptibles, là encore, de générer reports de dates voire annulations.
    “Tous les pays européens vont connaître un creux, matérialisé par des reports ou des annulations, résume Michel Pazoumian. Ils auront, selon les circonstances, lieu en 2010, 2011 ou 2012. Ce qui, dans tous les cas, donne des plans de développement très difficiles à gérer pour les enseignes”.

    * Hors Grande-Bretagne, Irlande, Pays-Bas, zone Scandinave et pays baltes. 

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