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    La FCA pour un seuil à 500 m² - Brève du 20 mai 2008

    “Contre” le seuil de 1 000 m² prévu par la loi de modernisation de l’économie, “contre” les deux semaines flottantes de soldes, “contre” les hausses de taxes (Taca) sur les grandes (et les moins grandes) surfaces : le congrès annuel de la FCA (Fédération du commerce associé) réuni à Paris ce mardi 20 mai a été l’occasion pour ses dirigeants de rappeler – à la presse puis au secrétaire d’Etat, Hervé Novelli – les points d’opposition de cette puissante fédération du commerce à la loi de modernisation de l’économie.
    “Nous sommes bien entendu pour le libéralisme, mais pour un libéralisme équitable”, a toutefois précisé le président Guy Leclerc (d’Intersport et non des hypermarchés du même nom – photo –). D’où une position favorable sur certains points du texte comme le nouvel indice des loyers commerciaux, la négociabilité des tarifs (disparition des marges arrières) ou les dérogations accordées selon les secteurs (le bricolage en particulier) à la réduction des délais de paiement (… quoique jusqu’en 2012 seulement).
    D’où aussi des contre-propositions, comme sur l’urbanisme commercial. La FCA a en effet annoncé qu’elle “a fait déposer un amendement en vue de fixer le nouveau seuil (d’autorisation) à 500 m² “. Pourquoi 500 m² ? “Parce que c’est un seuil de centre-ville, en dessous duquel une vigilance en terme d’environnement n’est pas aussi nécessaire qu’en périphérie”, explique Alexandra Bouthelier, déléguée générale. “Parce que 1 000 m² représente un risque d’installation, sans cohérence, de commerces d’une certaine taille pouvant avoir des répercussions notables sur le territoire (type boîtes à chaussures en entrée de ville). Cela peut représenter une menace de déstructuration des centres-villes, une menace pour tout le commerce de proximité… La nouvelle loi va prévoir des contraintes pour ouvrir de nouveaux commerces en matière de développement durable, par exemple. Nous y sommes favorables. Mais alors que ces règles s’appliquent à tous !”
    La Fédération précise, ce faisant, qu’elle ne s’oppose pas pour autant à l’entrée des hard discounters sur le marché (“Ils y sont déjà”), ni au développement de la concurrence. Au contraire, Guy Leclerc se déclare même clairement  partisan des futurs pouvoirs de l’Autorité de concurrence envisagés par le projet de loi et “ouvert à des échanges entre enseignes” s’ils sont nécessaires pour éviter les abus de position dominante de telle ou telle…
    Interrogée sur les chances de succès de son “amendement 500 m²”, la FCA s’est toutefois montrée très prudente. Tant les positions des ministres concernés et de la majorité parlementaire semblent fluctuer…
    Rappelons que la FCA pèse 106 milliards d’euros de chiffre d’affaires, fédère 53 groupements et 104 enseignes essentiellement implantées dans la distribution (alimentaire, mais pas seulement) comme Leclerc et Système U, (concurrencés par le hard discount), mais aussi Intermarché, Intersport, Sport 2000, Atol, Optic 2000, Krys, et bien d’autres (dont des chaînes implantées à la fois en centre-ville et en périphérie).

    Lire aussi  sur ce sujet la prise de position récente de la Fédération nationale des centres villes et celle de la fédération Procos