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      Le marché de l'optique épinglé par la Cour des Comptes - Brève du 19 septembre 2013

      Brève
      19 septembre 2013

      Dans son rapport annuel sur la Sécurité Sociale, la Cour des Comptes critique le marché de l'optique et des audioprothèses, jugé opaque et peu concurrentiel, et occasionnant des prix élevés.

      Déjà régulièrement placés sous le feu des critiques, les opticiens subissent désormais les foudres de la Cour des Comptes. Dans son rapport annuel sur la Sécurité Sociale, l’institution principalement chargée de contrôler la régularité des comptes publics, estime que le marché de l’optique et des audioprothèses, “en croissance rapide”, est “opaque et peu concurrentiel”. “Les prix élevés qui en résultent pèsent d’autant plus sur les assurances maladies complémentaires et les assurés sociaux que la participation de l’assurance maladie obligatoire, traditionnellement faible, ne cesse de s’éroder”, indique le rapport, qui préconise de nouveaux modes de régulation à mettre en place pour “remédier à cette situation”. En France, les dépenses d’optique atteignent 88 euros par an et par habitant, soit deux fois plus que la moyenne de l’Union européenne.
      Évalués à environ 6,1 milliards d’euros (5,3 Md€ pour l’optique), les marchés de l’optique correctrice et des audioprothèses ont connu “une croissance rapide” ces dernières années, reconnaît la Cour des Comptes. Dans l’optique, le nombre de magasins (chaînes de franchises, groupements coopératifs et indépendants) n’a cessé d’augmenter pour dépasser aujourd’hui les 11 000 points de vente, affectant par là-même le chiffre d’affaires moyen par magasin.
      Autres griefs adressés à la profession : la vente de lunettes sur internet, “plus élevée que dans plusieurs pays comparables” ; et la part des achats réalisés dans les grandes surfaces par rapport à l’ensemble des canaux de distribution de l’optique, qui tendrait à baisser dans l’Hexagone alors qu’ils augmentent dans les pays occidentaux. Globalement, “les critères de détermination des prix sont opaques, la comparaison des prix est très malaisée et la concurrence entre les principaux producteurs apparaît limitée”, selon les magistrats de la rue Cambon.

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