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      Les pressings se mettent au vert

      Afin de se conformer à une réglementation plus contraignante, mais aussi pour répondre aux attentes de leur clientèle, plusieurs réseaux d’indépendants adoptent des techniques de nettoyage plus douces pour l’environnement.

      Le virage écologique

      “Ecologique” (Aqua Blue, Aqualogia), “100 % naturel” (Baléo) ou “nouvelle génération” (Séquoïa) : les chaînes de pressings qui recrutent se positionnent sur le développement durable et entendent renouveler la manière d’exercer la profession.

      Loin de constituer un simple habillage marketing, ce virage écologique traduit une adaptation à la législation encadrant l'utilisation de solvants pour le nettoyage à sec. Potentiellement cancérigène, le perchloréthylène, le plus utilisé jusqu’à présent, sera prohibé à partir de 2022.

      Depuis mars 2013, il est interdit d’installer des nouvelles machines utilisant ce solvant dans des locaux à proximité des habitations; et, depuis septembre 2014, d’utiliser des machines de plus de 15 ans fonctionnant au “perchlo”. La création ou la reprise de pressings “traditionnels” est désormais soumise à une autorisation préfectorale. Tandis que, progressivement, les professionnels en exercice doivent investir dans des installations conformes, faute de quoi ils devront cesser leur activité.

      Des techniques pour nettoyer “plus propre”

      C’est pourquoi Aqualogia, par exemple, se présente comme “la première enseigne de pressing écologique en France non assujettie à la contraignante norme 2345 des installations classées”. Créée en 2000, cette enseigne propose à sa clientèle des techniques de nettoyage basées sur l’eau et n’utilisant aucun solvant. Elle assure que l’ensemble de ses produits de lavage sont biodégradables et que ses machines ont été développées pour utiliser un minimum d’eau et d’électricité.

      Créé en 2001, Aqua Blue s’est spécialisée dans l’aqua-nettoyage et utilise exclusivement des produits écologiques et biodégradables.

      Baleo, lancée en 2010, se définit comme la première chaîne de pressing en franchise utilisant l’eau comme solvant naturel combiné à des produits biodégradables, bien entendu sans “perchlo”.

      Enfin, Sequoia, née en 2008, utilise en exclusivité une technologie de nettoyage à sec brevetée, sans eau et sans produits chlorés, à base de siloxane, alternative écologique au perchlorétylène.

      Un potentiel de développement important

      Aqua Blue, enseigne du groupe Armstrong France, distributeur de matériel de blanchisserie qui détient également la chaîne de laveries libre-service Wash’n Dry, se positionne comme la réponse d’un spécialiste aux évolutions de son marché. Tout comme Aqualogia, lancée par François Fuzfa, qui développe aussi depuis 2003 l’enseigne Lav’Pro. Sequoia et Baleo sont, eux, des concepts conçus dès l’origine pour s’adapter à la réglementation.

      Tous entrevoient un potentiel de développement important reporsant sur un parc d’environ 5 000 pressings indépendants en France, souvent exploités par des professionnels en activité de longue date qui devront mettre aux normes leur équipement d’ici 2022.

      Sequoia, qui a franchi la barre des 40 implantations début 2014, vient de procéder à une augmentation de capital, et vise à terme une couverture nationale. Début 2015, Baleo regroupait 15 points de vente sur tout le territoire et cette année l’enseigne prévoit 10 à 12 implantations supplémentaires, plutôt en centre commercial. “Les centres commerciaux recherchent des pressings propres”, souligne Françoise Roux, sa fondatrice.

      Aqualogia (70 pressings dont 4 implantés à l’étranger) recrute des franchisés sur l’ensemble du territoire. Et Aqua Blue (30 pressings en France) recherche tous types d’investisseurs, sans profil type.

      Un investissement compris entre 40 et 230 000 euros

      Pour rejoindre Aqua Blue, la connaissance du secteur n’est pas indispensable : l’équipe de techniciens du groupe assure l’installation du matériel, la mise en service ainsi que la maintenance. L’investissement initial, hors local, est compris, selon le niveau d’équipement, entre 40 et 80 000 euros.

      Baleo recherche des candidats “réellement sensibilisés au développement durable et prêts à jouer “un vrai rôle de commerçant de proximité”. L’apport personnel requis est de 42 000 €, pour un investissement de 100 000 à 150 000 €.

      Chez Aqualogia, l’investissement total, hors pas-de-porte, s’élève à 150 000 €, dont un apport personnel de 35 000 euros. Contre 50 000 € en moyenne pour Sequoia, sur une enveloppe globale de 220 à 230 000 €.

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