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    Nicolas Rousselet, président du conseil d’administration - Interview du 14 mars 2007

    Nous pensons pouvoir ouvrir une centaine d’agences supplémentaires dans les 5 ans

    Le marché de la location de courte durée est-il sorti de la crise selon vous ? Le turn-over au sein de votre réseau s’est il ralenti en 2006 ?
    Pour nous, cela ne fait aucun doute. Le marché de la location courte durée amorce une reprise de son activité. De l’avis de tous, il avait atteint son point le plus bas en 2005. Puis des signes de redressement ont été ressentis dès le premier semestre 2006, qui se sont confirmés par la suite. L’an dernier, le chiffre d’affaires de nos agences a d’ailleurs progressé de 8,9%, à périmètre constant. Autre signe fort : 2006 a été le deuxième exercice bénéficiaire consécutif pour l’enseigne.
    En termes de développement, nous avons procédé à l’ouverture d’une vingtaine d’agences mais notre parc ne gagne que 10 unités au total, pour atteindre 416. Cela s’explique notamment par la fermeture de 13 points de vente situés dans les gares Sncf, suite à un appel d’offres qui nous a été défavorable.
    Alors que seulement 6% des Français louent des véhicules, un chiffre stable depuis plusieurs années, sur quoi fondez-vous votre optimisme ?
    Nous croyons fortement au potentiel de développement de ce marché. En collaboration avec la société de géo-marketing Asterop, nous avons d’ailleurs identifié de 50 à 70 villes où nous pouvons nous implanter avec des agences, dont la location sera l’activité principale. C’est à dire avec un chiffre d’affaires moyen dépassant les 300 000 euros. Pour nous, ce chiffre constitue le « business model » de notre activité pour un franchisé, qui réalise en général 150 000 € la première année, puis de 250 000 à 300 000 € dès la seconde.
    Aujourd’hui, nous estimons détenir 10% de parts de marché, derrière les 3 grands qui sont, eux, positionnés sur le créneau de la location de complément. Alors qu’Ada est sur celui de la proximité, un des plus dynamiques depuis plusieurs années. Nous visons toujours les 500 agences à terme, dont 90% seront en franchise. Pour 2007, nous tablons sur une vingtaine d’ouvertures, et ce uniquement avec des agences traditionnelles. Sans inclure les corners, comme le font certains de nos concurrents !
    Avec le rachat d’Holyday Bikes en 2006, vous avez amorcé une diversification de votre activité. Cette stratégie s’est-elle avérée payante ? Pour vous développer encore, la croissance externe n’est-elle pas inévitable, au risque de concurrencer vos franchisés ?
    Les deux roues ont le vent en poupe, notamment dans les centres urbains. Cette activité de location de motos et de scooters (32 unités en France) contribue à fournir du chiffre d’affaires additionnel à nos franchisés. La formule plait car 60 de nos 250 franchisés ont décidé de démarrer cette activité dans les prochains mois. Sur l’ensemble de l’année, notre objectif est de compter 100 agences Holiday Bikes.
    Ada va également renforcer ses partenariats. Cela va passer par l’implantation de corners de location dans les 25 centres Homebox, une société de self-stockage qui appartient également à G7 Entreprises. Nous sommes aussi en phase de test à Toulouse avec le pétrolier Shell, pour l’implantation de corners dans les stations services. La croissance externe reste également bien entendu d’actualité mais pas à n’importe quelle condition. Il ne s’agit pas de cannibaliser l’activité de notre réseau franchisé.

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