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    Ces réseaux de franchise rachetés sans leur enseigne…

    Ces réseaux de franchise rachetés sans leur enseigne…

    Dernière mise à jour le 1 mars 2017

    Quand le repreneur d’un réseau de franchise veut remplacer l’enseigne acquise par la sienne, que se passe-t-il pour les franchisés ? Notamment pour ceux qui ne souhaitent pas changer d’enseigne ? Comment réagissent-ils ?

    Des rachats de franchises de plus en plus fréquents

    Vous n’y pensez pas forcément lorsque vous rejoignez un réseau de franchise. Et pourtant, cela peut Franchise Avis Immobilierarriver. Un jour ou l’autre, l’enseigne que vous avez choisie peut se faire reprendre. Par un groupe, par un fonds, par un concurrent. “Aucun franchiseur ne peut garantir qu’il ne cédera jamais”, confirme Rozenn Perrigot, universitaire spécialisée en franchise, qui vient, avec sa collègue américaine Cheryl Babcock, de consacrer une étude au rachat de Quick par Burger King.

    Les opérations de ce type sont nombreuses en France. Parmi les plus récentes : Pizza Sprint acquise par Domino’s Pizza, Crozatier par Monsieur Meuble, Michel Dervyn par Vog, Bistrot du Boucher par La Boucherie, Optical Discount par Afflelou, Avis Immobilier par Solvimo, Du Pareil Au Même par Sergent Major, Au Nom de la Rose par le groupe Emova-Monceau Fleurs (cette dernière, encore en cours, est soumise notamment à l’avis des autorités de concurrence).

    Et le mouvement s’accélère : une quarantaine en France depuis dix ans. Presque une par mois depuis janvier 2015.

    Dans la plupart des cas, il s’agit pour le repreneur d’ajouter une marque à sa panoplie dans le but de la conserver et de la développer. Comme quand Norauto rachète Midas (en 2004), quand Franck Provost s’empare des chaînes du groupe Jean-Louis David (en 2007). De même quand Monceau Fleurs s’offre Rapid Flore (en 2008), que le groupe Beaumanoir reprend Morgan (en 2009), ou encore quand, la même année, Mr. Bricolage acquiert Les Briconautes.

    Des changements d’enseigne en douceur

    Mais parfois, l’opération peut avoir pour but avoué ou pour conséquence la disparition de l’enseigne acquise.
    Cela peut s’effectuer sans douleur apparente pour les franchisés. Ainsi, Maxauto, conquise en 2004, prend le panneau Norauto en 2011, a priori sans secousse pour les 74 centres franchisés concernés.

    De même, les 30 franchisés City Looks repris en 2007 par le groupe Provalliance (Franck Provost) acceptent dès 2008 de rallier Coiff & Co, autre marque du groupe. Le franchiseur les a visiblement convaincus qu’il lui était difficile d’investir dans une véritable publicité nationale pour seulement 40 salons. Le chiffre d’affaires moyen des Coiff & Co – selon lui de 300 000 euros annuels contre 250 000 pour les City Looks – les a sans doute aussi tentés. Dans le même groupe, les salons Saint-Karl deviendront Intermède.