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    Un nouveau dialogue s’instaure au sein des enseignes

    Un nouveau dialogue s’instaure au sein des enseignes

    Dernière mise à jour le 11 juillet 2018

    A côté des commissions thématiques, de nouvelles structures apparaissent dans les réseaux. Objectif : permettre aux franchisés de s’exprimer sur la stratégie de l’enseigne. Un avis qui compte de plus en plus.

    L’originalité des nouvelles instances de dialogue émergeant au sein des réseaux est d’aborder des thèmes qui figuraient jusqu’à présent parmi les domaines réservés du franchiseur, et notamment l’orientation stratégique de l’enseigne. Renforçant la participation des franchisés et les échanges d’expériences, ces organes permettent à la fois de bien mailler le réseau verticalement, entre franchiseur et franchisés, et horizontalement, entre franchisés eux-mêmes. « Aujourd’hui, la franchise ne peut plus être considérée comme un simple contrat d’exécution, estime l’avocat Serge Meresse.

    Ces structures représentent un lieu d’échange, d’informations et de débats d’idées émanant de l’une ou l’autre partie ». Avec comme but de favoriser la défense des intérêts supérieurs du réseau et non pas de traiter des intérêts individuels.Ces instances remplacent parfois toutes les commissions thématiques préalablement existantes, pour éviter une certaine lourdeur d’organisation. Mais elles peuvent également jouer les médiateurs quand des conflits se profilent à l’horizon. Il arrive d’ailleurs qu’elles éclosent suite à un mouvement de contestation dans le réseau : souffrant d’un manque de transparence, les franchisés réclament un organe de dialogue, souvent après avoir formé une association de défense.

    Mais il est préférable que ces structures soient initiées par le franchiseur lui-même, avant l’arrivée de tout désaccord : les rapports n’en sont que plus harmonieux.Si les franchisés sont de plus en plus impliqués dans la prise de décisions du réseau à travers ces nouveaux organes, leur pouvoir se borne toutefois à donner leur avis, la décision finale revenant au franchiseur.

    Faut-il encore que cet avis soit pris en compte par la tête de réseau, certaines enseignes mettant en place ce type de structure pour « faire bonne figure », avertit Me Meresse.

    Le fonctionnement idéal de ces commissions, selon l’avocat, serait calqué sur celui d’un parlement, avec une adoption des projets à la majorité. Ce qui n’est pas encore acquis pour les franchisés. Mais ce pouvoir limité qui leur est attribué semble néanmoins répondre amplement à leurs prétentions.

    Les partenaires préfèrent en effet se positionner comme une force de proposition plutôt que comme un véritable contre-pouvoir. Tout aussi utile pour des chaînes déjà significatives que pour des réseaux émergents, ces comités d’enseignes, encore relativement peu nombreux, semblent cependant avoir vocation à se généraliser.