Pouvez-vous nous présenter le concept Allopneus ? Quel est son positionnement sur le marché automobile ?

Aujourd’hui, nous exploitons 60 ateliers mobiles. Nous nous en voulons 120 d’ici 2028. Les territoires sont identifiés. Il nous manque des entrepreneurs. C’est pour ça que je suis avec vous aujourd’hui. Et Allopneus, pour le présenter, c’est le premier vendeur de pneus en ligne en France. Plus de 3 millions de pneus par an sont vendus. On a un trafic qui représente presque autant que les quatre concurrents qui sont derrière nous. On a fait très vite un constat assez simple, c’est que vendre un pneu ne suffisait pas. Il faut pouvoir le monter. Et le client gagnait du temps sur l’achat, mais il en perdait un peu sur la sélection du montage, surtout quand il était pressé. Et donc, on a développé un concept relativement simple. C’est le monteur qui se déplace au plus près du client. Le client commande ses pneus, il choisit le montage à domicile et le franchisé va intervenir chez lui sur son lieu de travail ou sur un lieu itinérant. Notre positionnement, c’est celui d’un opérateur complet qui remplace les pneus, la vente et le montage dans un seul parcours. Pour le franchisé, la conséquence est importante puisqu’il ne part pas d’une page blanche commerciale sur son territoire.

Il est le seul opérateur mobile référencé sur le pneu.Com et les clients lui sont directement apportés. Il doit se concentrer sur le service de montage.

Quand l’enseigne a-t-elle été créée et où en est son développement Comment est-ce que la boutique a été créée ?

La boutique a été créée en 2004, fin 2004, à Aix-en-Provence par la famille Blaise. Michelin est rentré au capital en 2015 et il détient aujourd’hui 100% du capital depuis 2022. Mais nous a laissé une gouvernance une totale liberté dans la gouvernance et dans notre stratégie de développement, puisqu’on est un distributeur multimarque. On vend du Michelin et toutes les autres marques du marché. La franchise, elle, démarre en 2010 avec deux camions pilotes, le service a trouvé très rapidement son marché, son public, je dirais, et on a fait un réseau franchisé sous l’enseigne Allopneus, montage à domicile. On a fêté l’année dernière nos 15 ans, donc 16 ans cette année. Et aujourd’hui, On a 40 franchisés indépendants qui exploitent une soixantaine d’ateliers mobiles en France. Ça représente 50% du territoire français et plus de 220 000 montages en 2025. C’est à peu près 7 000 clients qui sont visités chaque mois et on est gratifié d’une satisfaction client de 9,8 sur 10.

Quels sont vos objectifs de développement pour les années qui viennent ?

Notre objectif, il est assez clair, c’est de doubler la flotte. Aujourd’hui, on veut passer de 60 à 120 ateliers mobiles franchisés d’ici 2028. Et ça s’est passé d’une couverture marché de 50 à 85% du territoire. Ce n’est pas une question de nombre. On veut un peu plus que ça et de couverture. Ce qu’on souhaite, c’est avoir un réseau beaucoup plus homogène en termes de qualité de service, avec une promesse client qui est tenue partout de la même manière, avec les mêmes délais d’intervention. De manière à ce que chaque client soit servi chez lui, sur son lieu de travail. Et dans le pire des cas, s’il n’y a pas de disponibilité mobile, au moins avec une station fixe à moins de 15 minutes de chez lui en moyenne. Ça, c’est notre principal chantier de recrutement sur les deux ans qui viennent et qui font l’objet des discussions aujourd’hui qu’on a avec de nombreux candidats.

Quelles sont les régions ou les villes que vous ciblez en priorité pour étendre votre réseau ?

Notre service est bien implémenté dans les grandes métropoles. Le chantier se On se concentre aujourd’hui essentiellement sur les territoires intermédiaires. On a quatre priorités. L’ouest d’abord, je dirais, avec Brest, Nantes, en passant par des villes comme Angers, Lement, Tours. De l’autre côté, à l’Est, c’est des villes comme Dijon, Besançon, Mulhouse. Au Sud-Ouest, on a des villes comme Pau, Tarbes et Biarritz et quelques villes dans le Sud-Est, notamment autour de Marseille, bien qu’on ait des candidats aujourd’hui qui se positionnent sur ce territoire-là. Tout ça, ce n’est pas une intuition, ce n’est pas une volonté d’occuper l’espace. En fait, on travaille de manière très détaillée et granulaire avec une société de géomarketing et on a pu modéliser l’ensemble du territoire français, zone par zone, par des carrés de d’un kilomètre carré, où on connaît le potentiel, le parc roulant, la demande réelle du territoire, le temps d’accès et la couverture déjà existante sur ce territoire-là. Donc, au total, ça représente 28 territoires prioritaires sur lesquels on pense qu’on souhaite installer une franchise. Certains de ces territoires sont aujourd’hui couverts par des indépendants, qu’on a référencés sur notre site Web. Mais là, on a la conviction qu’un franchisé aurait toute sa place et beaucoup plus d’impact commercial puisqu’il disposerait d’une exclusivité à l’eau de pneus.

Quels sont les critères, justement, pour devenir franchisé Allopneus ?

Nous avons changé le profil cible en 2023. Et pour être tout à fait transparent avec vous, historiquement, on recrutait beaucoup de techniciens, de mécaniciens qui souhaitaient devenir entrepreneurs. Aujourd’hui, on a changé notre approche puisque le projet a évolué et on recherche d’abord des chefs d’entreprises. La raison est relativement simple, c’est que le projet type n’est plus un seul camion, c’est plutôt deux à cinq ateliers mobiles sur le territoire ou un centre fixe adossé à des unités voiles. Le projet monocamion, on ne le conseille plus, on le déconseille même, puisque ça nous paraît trop fragile pour un entrepreneur. Une panne, un arrêt maladie et l’activité s’arrête. Et pour nous, on a une forte attention sur nos franchisés, mais aussi sur notre promesse client. Donc, on a trois critères. Le premier, c’est de savoir piloter la marge, un stock et une équipe. Évidemment, en Deux gonds, il faut avoir une réelle compétence technique de cinq ans minimum dans le pneumatique ou la mécanique, parce que la sécurité ne se négocie pas sur ce sujet-là. Et il y a un troisième critère qui est l’esprit réseau. Nos franchisés partagent, ils se comparent, ils se compare, il se challenge, il se solidarise.

Un candidat qui veut travailler seul dans son coin ne sera pas heureux chez nous. Allopneus, c’est une communauté et on porte tous le même maillot.

Et comment se déroule la formation de ces franchisés ?

Tout commence par la journée découverte. D’ailleurs, c’est la clé pour pouvoir décider ou non de franchir le cap. Le candidat va passer une journée sur le terrain avec un franchisé en activité, pas avec moi dans un bureau. Il voit les vraies journées, il peut poser les questions qu’il ne nous laisserait pas nous poser. C’est un filtre à double sens, puisqu’en fait, c’est à ce jour-là où le candidat franchisé peut renoncer ou se conforter dans son projet. C’est souvent l’occasion où il va vraiment passer le cap et décider de poursuivre avec à l’eau au pneu. Ensuite, une fois qu’il a décidé d’avancer, on a une formation initiale qui est dispensée par nos équipes à partir de notre savoir-faire, qui va considérer les thèmes comme la sécurité, la réglementation, la prise en main du véhicule, du matériel, aussi la gestion des flux, la gestion du client, le pilotage de l’exploitation, la comptabilité et pour finir, la publicité et la communication locale. Bref, à l’ouverture, nos équipes vont l’accompagner jour par jour dans tout le cycle de vie d’une commande et dans la gestion de la nouvelle entreprise. Il faut savoir qu’on a une équipe de 14 personnes derrière la franchise.

C’est des personnes qui sont expertes dans différents domaines, soit la logistique, soit le transport, soit le digital ou le commercial. Ils sont à proximité du franchisé. Et après, évidemment, il n’est jamais seul puisqu’il dispose d’un animateur ou d’une animatrice qui est dédiée, qui est son interlocuteur principal, du not-line en cas de problème et l’ensemble de la communauté des franchisés, des stations pilotes qui sont autour et qui peuvent venir apporter des conseils et du soutien.

Quels sont les investissements à prévoir pour devenir franchisé Allopneus ?

Alors, il y a trois postes. Il y a un droit d’entrée, aujourd’hui, qui varie entre 8 500 et 12 500 euros, qui permet de faire un accès, de couvrir l’accès à la marque, le transfert du savoir-faire, la formation initiale et l’accompagnement à l’ouverture. Ensuite, il y a un poste qui est lié au matériel et à l’équipement, évidemment.

On considère généralement l’aménagement du véhicule, le matériel embarqué, le flocage et les outils. On considère qu’il faut une trésorerie minimale de 30 000 euros pour pouvoir intégrer ces premiers éléments de matériel. Et puis, il y a le véhicule qu’on ne recommande pas d’acheter, mais plutôt de passer en credit buy sur la durée du contrat, ce qui va garantir pour nous qu’on dispose d’un parc récent.

Et côté Allopneus, on a négocié des packages pour le réseau, de manière à ce qu’on puisse proposer des camions équipés en credit buy qui sont sous-loués aux franchisés. Mais le franchisé reste tout à fait libre de choisir ses propres prestataires. Sur la redevance, le troisième point, c’est 2,5% du chiffre d’affaires hors taxes.

Et j’insiste parce que c’est rare en franchise, nous ne prélevons pas sur le chiffre d’affaires que nous apportons. Un franchisé qui développe un business, la prestation complémentaire avec sa clientèle locale, en dehors du flux à l’Openeu, ne nous verse rien dessus. Pas de redevance publicitaire non plus.

Combien faut-il de temps à franchiser pour amortir son investissement ?

Je vais être précis parce que c’est une question sérieuse et qui importe évidemment l’entrepreneur qui s’interroge sur la franchise. Il faut savoir que chez Allopneus, chaque territoire est différent. Et chaque montage financier l’est aussi en quelque sorte.

Ce que je peux donner, ce sont des chiffres constatés sur les différents territoires. En gros, un atelier mobile va réaliser aujourd’hui entre 80 et 110 000 euros de chiffre d’affaires par an par unité. C’est une moyenne qu’on constate.

Ça peut être plus pour les partenaires qui sont installés sur des configurations plus étendues, (3:04) avec beaucoup plus d’unités mobiles et avec un lirage fixe. Généralement, l’investissement va s’amortir comptablement sur 5 ans, la durée du contrat. L’économie du service va jouer en faveur du franchisé, puisque le montage à domicile est un service premium qui va tirer le panier moyen vers le haut.

De notre côté, on sait que le prix moyen d’un pneu en montage à domicile est de 113 euros en moyenne, alors que dans une station fixe, il sera plutôt de 90 à 18 euros. Pour le franchisé, c’est la même chose. On va avoir un prix moyen de prestation constaté à 25 euros le montage, contre 17 euros en centre fixe.

C’est un prix moyen, bien entendu, et ça varie selon les dimensions. Le client va payer plus parce qu’il reçoit plus. C’est un service premium qui apporte du confort et de la réassurance, et cette valeur va revenir au franchisé, qui reste dans tous les cas libre de fixer ses prix.

Nous donnons tous ces chiffres dans un document précontractuel, et le candidat va pouvoir construire son prévisionnel avec son expert comptable. C’est comme ça qu’on travaille. Il y a l’ensemble des données, et il peut vraiment faire les choses de manière posée et chiffrée.

Et pour finir, quels conseils pourriez-vous donner à un porteur de projet qui hésiterait à se lancer dans votre activité ?

Je dirais que la première chose, c’est de ne pas décider sur une brochure.C’est de venir passer une journée avec un de nos franchisés. C’est gratuit, ça n’engage à rien.

C’est une journée où vous saurez si ce métier est fait pour vous ou pas. C’est le meilleur conseil à mon avis qu’on puisse donner. Ensuite, il faut être honnête sur ce que vous cherchez.

Nos horaires suivent ceux des clients et pas l’inverse. Il y a une saisonnalité, le démarrage demande de l’énergie. On préfère le dire avant qu’après, mais c’est vrai que cette routine, ce rythme donne des résultats très rapidement.

Et le troisième, c’est de regarder le modèle, pas seulement le métier. Ce qui fait la différence chez nous, ce n’est pas le camion, c’est le flux à portée, c’est la capacité à développer plusieurs unités, à développer sa relation client et son influence locale. C’est là qu’on devient une vraie entreprise avec une vraie valeur patrimoniale pour l’entrepreneur que vous êtes.

Pour conclure, c’est un investissement qui est raisonnable pour une activité locale au modèle éprouvé depuis plus de 15 ans qui est adossée à une marque leader comme Allopneu, derrière une logistique qui est très performante et un vrai accompagnement de franchiseurs. L’essentiel que je voulais vous partager, c’est la communauté de franchisés Allopneu. Ce sont des entrepreneurs très différents, solidaires, déterminés, mais qui portent tous le même maillot, celui d’Allopneu.

Alors, si ça vous parle, cher futur franchisé, venez vers nous, demandez-nous une journée découverte et à très bientôt.