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      13 min

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      MP3 (30.46 Mo)

      Président du groupe VOG (enseignes Vog Coiffure, Tchip Coiffure et Mon Coiffeur Exclusif), Franck François rappelle le positionnement de ses marques sur un marché en pleine recomposition et dévoile ses ambitions de développement en franchise.

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      Transcription du podcast

      Franck François, bonjour. Vous êtes président du Groupe Vog, qui développe les enseignes Tchip Coiffure, Vog Coiffure et Mon Coiffeur Exclusif. Tout d’abord, merci d’avoir accepté l’invitation de Franchise Magazine. Ma première question est la suivante:

      Quel a été l’impact de la crise sanitaire et des fermetures à répétition sur l’activité de vos réseaux?

      Alors, bien sûr, la première, c’est une baisse du chiffre d’affaires par les fermetures. On est une soixantaine de personnes pour diriger ce groupe. On a travaillé 6 jours sur 7 et on s’est mis sur le terrain et on a été près de notre réseau. La première chose, c’est plus d’accompagnement que la normale. On était présent tout le temps. La deuxième chose a était financière et on les a accompagnés tous, pour ainsi dire tous (90%), pour leur PGE qu’on a dirigée avec nos banques partenaires.

      On a fait report, la première fois, du report de la redevance. On ne les a pas facturés. Notre partenaire unique, qui est L’Oréal, on a fait les business avec eux et pour nos franchisés après pour la reprise et on a obtenu que L’Oréal, par exemple, reporte ses échéances. Si mes souvenirs sont bons de fin mars, Avril et Mai 2020, donc ça c’est intéressant pour eux. Ensuite, nous étions en transformation du groupe. On l’a accéléré sur les points qui nous paraissaient importants, c’est-à-dire une nouvelle signature qui, dit « Groupe Vog, des entrepreneurs et des marques ».

      Des entrepreneurs, parce que dans la coiffure, il y a des marques donc nous, nous avons plusieurs marques et on fait une franchise coiffure plus alléchante. Mais l’intérêt de notre réseau, c’est que chaques franchisés aient plusieurs affaires pour sa fin de carrière. Si il en vends une 100 et qu’il en a deux ça fait 200, etc. Et donc, on a un parcours qui s’appelle le parcours de succès avec chacun de nos franchisés. Et pendant que c’était fermé, on a travaillé sur ça, ce qui a permis quand même de déménager quelques affaires qui étaient sur fin de bail.

      Trouver des locaux moins chers, avec des locaux peut être mieux placés d’ailleurs, à des loyers moins chers. La moyenne est d’environ de 17%. Donc, on a changé et on en a profité pour passer nos franchisés dans les nouveaux concepts. Hormis ça, vous avez un salon de coiffure, c’est 50% de masse salariale, s’était payé par l’Etat + leur PGE. Ça n’a pas était systématique pour nous. Nous n’avons eu aucune fermeture et zéro dépôt de bilan.

      On va voir la reprise. La reprise a été à moins 15%. Nous avons environ fait moins 15% de chiffres sur l’ensemble du réseau. La situation à cette époque-là là était de moins 25% et les centres commerciaux, eux étaient fermés. Nous, les clients des centres commerciaux, se sont reportés sur les centres-villes. Donc, on a eu une hausse de chiffre d’affaires et on se situe actuellement à moins 2 à plus 1, à l’année 2019 d’aujourd’hui et de l’année dernière. Nous, on a reporté à 2019.

      Est-ce que vous avez été amené à faire évoluer votre savoir faire afin de vous adapter à la situation sanitaire ? Je pense notamment à la relation avec la clientèle?

      Bien sûr, parce que vous imaginez bien que beaucoup de franchisés étaient quand même un peu énervés. Jamais on n’aurait pu imaginer fermer nos magasins. Donc, on ne l’a pas fait. On ne l’a pas fait. Mais on s’était renseigné pour une cellule psychologique, carrément. On s’est dit on va jusqu’au bout. On ne l’a pas fait. On a été aidé par L’Oréal. On a commencé à faire des réunions et des infos: on a envoyé environ entre 20 et 25 infos sur les deux mois de fermeture.

      Moi, j’ai fais une info sur une vision et mes services ont fait des infos techniques: formation et animation etc…. et surtout du trade marketing entre nos partenaires de produits et l’animation des magasins. Mais la priorité a été donc de revoir nos formations.

      On a quatre centres de formation en France et donc nous avons fermé. Par contre, nos formateurs ont travaillé complètement en visio et chose un peu surprenante, on a augmenté de 80% le nombre de formations. C’était bien. Mais bon, c’est vrai que c’est plus facile de regarder une formation de son séjour que de se déplacer de Perpignan à Paris.

      Mais ça nous a appris beaucoup de choses. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, une majorité de nos formations vont se faire par visio et en présentiel, c’est-à-dire avant, les gens venaient dans nos centres. Maintenant, on va aller dans leur salon parce que le franchisé en général, a beaucoup changé sur cette année, plutôt un an et demi maintenant, a été beaucoup plus exigeant, qu’on était exigeant. On l’a était encore plus donc, on a changé, on s’est dit bon bah voilà, formation par visio, formation sur place et on a fait des formations extraordinaires sur place, dans les salons de nos franchisés.

      Quelle formation vous proposez à vos nouveaux franchisés justement?

      Alors, un nouveau franchisé qui arrive, d’abord, il passe par chacun de nos services. L’animation de réseau, bien sûr, la formation à la communication, puisque maintenant pour moi, l’avenir de la franchise, et autant en présentiel qu’en digital. Le digital, pour nous, est essentiel pour un réseau de franchises. Les coiffeurs, ce sont des coupeurs de cheveux, mais pour le digital, il faut les former.

      Et puis, on les forme à ce parcours du succès. Ce parcours du succès a de l’ importance dans n’importe quelle franchise du Groupe Vog, c’est 7 ans. Que ce soit Tchip, Vog, n’importe quelle marque. Sur ces sept ans, il y a un parcours et le parcours ne commence pas le jour où il ouvre, il commence un mois à deux mois avant qu’il n’ouvre: formation coiffure, formation « on prépare le dossier bancaire » et on suit pendant ces sept ans, justement. C’est bien beau de faire des prévisionnels et des budgets et compagnie. Si vous ne les suivez pas, que le franchisé ne les suit pas pour 50%, donc là maintenant on le suit par une visite mensuelle chez ce franchisé et on suit ce parcours. Tu peux monter un deuxième salon, tu ne peux pas le monter très bien, t’est pas bien et surtout comparer à l’ensemble des chiffres du réseau. Donc cette préparation, cette formation est fait par tous nos services environ deux mois avant l’ouverture, et que ce soit financier, les travaux, la vitrine, l’ouverture, la mise en place du concept, on est toujours avec eux puisqu’on a aujourd’hui, on a séparé la France en quatre et on a quatre directeurs régionaux, quatre animateurs de réseaux qui sont responsables de leur région, quatre formateurs et quatre personnes pour la com, donc il y a une équipe par région.

      Ils ont des réponses plus rapides que si elles venaient du siège. Mais on s’aperçoit quand même c’est important. Je pense que c’est dans tous les réseaux. Les franchisés sont devenus beaucoup plus exigeants. Le temps, la rapidité.

      Quel parcours de formation vous proposez aux jeunes qui veulent se lancer dans le métier? Aux apprentis ?

      Alors, les apprentis, d’abord il faut faire un contrat d’apprentissage entre eux et nous. Nous avons eu la très bonne idée à partir d’un syndicat et d’un monsieur extraordinaire, il s’appelle Bernard Stalter et qui est malheureusement décédé à cause du Covid et dans un CFA nous avons fait une classe Vog, c’est-à-dire que nos apprentis allaient plusieurs jours par semaine ou par mois pour se former dans ce CFA avec nos formateurs et les formateurs du CFA. Aujourd’hui, nous sommes en train de mettre de l’ordre dans les centres de formation. Pour le moment, nous avons signé toute la région Lilloise, mais on va signer dans toute la France, donc, c’est un appui très fort. Et derrière ça, on leur apprend le concept, on leur apprend l’éducation. Quand vous avez en coiffure, des jeunes qui arrivent, il faut les former à tous les niveaux parce que notre clientèle, elle aussi, est devenue plus exigeante. Donc, tout doit être parfait. Ça l’était avant, mais ça a monté d’un cran.

      Où en est le développement de vos réseaux, pour cette première partie d’année 2021 et quels sont vos objectifs pour les mois qui viennent?

      Alors, nous avons ouvert quatorze Tchip aujourd’hui, quatre Vog, et deux Mon Coiffeur Exclusif donc, ça fait 20 salons. On pense refaire la même chose jusqu’à la fin de l’année. Si on est à 30, tout va bien et je précise bien, ce n’est pas du succursaliste. Parce qu’aujourd’hui, la coiffure, il y a un mouvement de succursalisme, nous, ce sont des ouvertures pures franchises.

      Alors, ensuite, on a eu une dizaine de sessions 100%, on a un monsieur qui s’occupe de ça, et 100% des sessions internes du réseau de toutes nos marques sont réalisées et faites par des gamins. Donc c’est extraordinaire parce que, on a un réseau jeune, même très jeune, et une partie, bien sûr, normale. Quand je dit normal 40-50 ans. Mais là, maintenant, quand je suis devant dans les congrès, quand je vois le réseau à qui je parle. Je vois plein de jeunes qui ont moins de 30 ans et je trouve ça assez fabuleux pour l’interne parce que ces gens-là, ils ne veulent pas ouvrir qu’un centre de coiffure. Ils veulent en ouvrir, faire plusieurs. Et donc, on les inscrit tout de suite dans le parcours du succès.

      Combien de salons vous prévoyez de regrouper à terme?

      Notre objectif, on pense qu’on puisse en faire 750 en Vog. Alors Vog est une marque ancienne, il y a 120 magasins, mais Tchip est une tornade dans mon réseau. Quand on a ouvert ça, on était les seuls à faire du low cost véritablement dans un vrai concept, pur et dur, et donc Vog aujourd’hui, maintenant, on va s’y mettre, on va retaper très fort dans Vog et c’est une marque qui doit avoir environ 300 magasins. Quant à Mon Coiffeur Exclusif, qui est une affiliation, 200 salons, ça serait parfait.

      C’est les petites villes, aujourd’hui, on ne peut pas demander un contrat de franchise à X euros dans n’importe quelle ville. Donc, on a préféré faire Mon Coiffeur Exclusif avec une beaucoup plus petite redevance, moins de services, mais ça marche bien. Ça marche bien dans les petites villes.

      Quels sont les critères pour devenir franchisé sous vos enseignes?

      C’est une très bonne question. Le professionnalisme, c’est extrêmement important et nous avons de bons professionnels qui viennent se présenter. Aujourd’hui, on est d’une exigence totale. Le professionnalisme ne suffit pas. Aujourd’hui, on veut des gens qui ont des valeurs. La première valeur, c’est l’exigence, la loyauté, parce qu’on ne peut pas entre un franchisé et un franchiseur s’il n’y a pas de loyauté, d’abord la mienne, moi je dois avoir une loyauté totale vis-à-vis d’eux, mais eux aussi.

      Et ensuite, le grand mot, c’est la confiance. Alors tout ça, c’est loin du professionnalisme de la coiffure. Et après, le boulot, on le fait parce que pour nous, c’est facile, on forme les gens depuis 40 ans. Heureusement qu’on sait le faire. Le début c’est les valeurs et bien sûr le professionnalisme. Et puis, après, vous savez, ce n’est pas parce que t’as trois ou quatre ou cinq salons de coiffure que t’es meilleur que celui qui n’en a qu’un.

      Donc, dans ce parcours du succès, dès le départ, on voit les gens qui veulent un salon rester dedans, couper les cheveux toute la journée, c’est leur plaisir, et bien on les respecte, ils ont un salon. Et puis on a attiré beaucoup de multi-franchisés à plusieurs salons, parce que ça se sait dans la profession que dans Tchip, il y a eu des gens qui ont beaucoup de salons. On a quelqu’un qui a pris sa retraite, avec 25 salons. 25, vous imaginez qu’elle est partie avec un peu d’argent et on est fier de nous, parce qu’elle aura une retraite de prince. C’est ce qu’on désire à tous nos franchisés, c’est de les accompagner jusqu’au bout, quand ils arrêtent leur métier, qu’ils arrêtent leur activité et qu’ils aient les moyens de vivre comme des princes.

      Quel budget il faut prévoir pour ouvrir un salon?

      Alors, le Covid a changé les choses. Les banquiers se sont un peu durci, un peu beaucoup durci, avant avec 20 à 25 000 euros, on pouvait y arriver. Maintenant, il faut 30 à 35 000 euros, il faut 10.000 de plus. Mais bon, vous savez, on a, avec la BRED je crois, on a monté au moins, au moins 300 magasins. Donc, on a des banquiers qui nous suivent et ils savent la franchise bancaire ou le monde des banquiers qui s’occupent de la franchise, on les connait tous, bien sûr, nous suivent aisément parce qu’on arrive avec des dossiers solides, études de marché total. Mais on sait, on connait avec un programme le chiffre d’affaires qu’on doit réaliser à tel emplacement. Et chez nous, ils ont eu les emprunts

      Franck François, quel regard vous portez sur l’évolution actuelle du marché de la coiffure, où, il y a une forme de concentration qui est en train de se dessiner?

      Concentration est bien le mot parce que vraiment, on est dans une période que je trouve un peu perturbante, pas pour moi d’abord et non pas pour les réseaux franchise, mais pour nos futurs clients. Les futurs clients qui viennent nous voir et qui nous disent, mais ils le voient bien, un fonds qui arrive sur Provost, vous imaginez? D’ailleurs, ils sont déjà en train de tout bouleverser, ce qui est normal, et puis je n’ai pas à juger, parce que d’abord, c’est un réseau sérieux qui fait bien son job.

      Donc, top du top, tout va bien, mais c’est un fonds, ce n’est plus. Vous vous êtes dit si vous aviez parlez à Franck Provost, il vous aurait parlé de la même manière. C’est un groupe familial au départ et c’est maintenant un fonds. Moi aujourd’hui, j’ai au moins trois ou quatre fois où ils m’ont appelés en demandant est ce que je vendais ? Dessange était à vendre, il était chez Eurazeo, donc lui il était déjà dans un fonds. On est plus que trois groupes: il y a un groupe Provalliance, il y a un groupe Dessange et moi. Ensuite, vous avez des gens, des gens qui ont des réseaux importants, mais pas aussi importants. Là, c’est les trois réseaux où on est vraiment beaucoup. Sur ces trois réseaux, on est à 20 marques. Avant, moi j’ai connu puisque je vous ai dit j’ai quarante ans d’expériences, je me souviens très bien des journées de L’Oréal, et la photo de la fin, on voyait environ 40 franchiseurs. Maintenant, si L’Oréal refaisait la même chose, on est 3 franchiseurs.

      Et c’est ce que la famille François, groupe Vog- famille François travaille énormément, à la différence des autres maintenant. Je pense que c’est comme ça qu’on va gagner beaucoup, beaucoup, beaucoup d’ouverture. Les gens viennent chez des gens qu’on peut toucher. On peut, on peut me toucher, mais on ne touche pas un fonds.

      Franck François, je vous remercie, je rappelle que vous êtes président du groupe Vog et que votre actualité est à retrouver, notamment sur les sites Franchise Magazine, et AC Franchise.

      Merci beaucoup.

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