« Nous voulons maintenir notre rythme d’ouvertures de 10 à 15 centres par an, afin d’atteindre au global un objectif à fin 2026 de 200 sites en Europe. »

Depuis 1996, le réseau Homebox est positionné sur le marché du self-stockage en France : où en est son développement en propre et en franchise ?

Homebox compte 150 centres en France : 45 % de ces implantations sont exploitées en franchise et 55 % en propre. En termes de développement, nous ouvrons environ 50 % d’unités en franchise et 50 % en propre. Notre rythme d’ouvertures est de 10 à 15 centres par an et, sur les dernières années, nous avons ouvert un petit peu plus de centres franchisés que de centres en propre. Les projets en propre portent sur de très grandes centres dans de très grandes agglomérations, sur 4 à 5 000 m² contre 1 000 m² pour les projets en franchise. Donc nous ouvrons plus de m² en propre mais plus de centres en franchise.

Quels sont vos objectifs de développement pour 2026, en France et à l’international ? Quelles sont les régions, les pays qui restent à couvrir ?

Soukaïna Arharbi, Directrice générale déléguée de Homebox

En France, où le marché a beaucoup progressé, il nous reste une bonne cinquantaine de centres à ouvrir. Nous voulons maintenir notre rythme d’ouvertures, afin d’atteindre au global un objectif à fin 2026 de 200 centres en Europe (France, Espagne, Allemagne et Suisse). 2026, qui a démarré fin janvier par notre convention annuelle aux Arcs réunissant franchisés, centres en propre et équipes du siège, est une année marquante pour Homebox car le réseau fête ses 30 ans. Après avoir été pionnière dans le domaine du self-stockage, l’enseigne est aujourd’hui en position de leader.

Dans notre pipeline pour 2026, on trouve un certain nombre de projets d’ouvertures en propre dans des villes où l’enseigne n’était pas du tout présente, comme par exemple à Thonon-les-Bains, près de la frontière suisse. Nous allons aussi renforcer notre implantation en propre dans de grandes agglomérations où nous sommes déjà représentés, comme à Bordeaux-Mérignac (Le Haillan), au sud de Nantes ou encore à Rennes (Cesson-Sévigné).

Nous avons également prévu des ouvertures avec des porteurs de projet en franchise sur des territoires qui n’étaient encore couverts comme à Valence, une ville où Homebox n’avait pas encore de centre, La Roche-sur-Yon, Mont-de-Marsan ou encore Dourdan.

En Allemagne, nous avons un projet d’implantation en propre dans une grande ville, il s’agira de notre sixième adresse dans ce pays.  En Espagne,  Homebox compte déjà 30 centres, dont un à Valence et un autre à Séville, et se développe plutôt en propre dans les très grandes villes comme Barcelone et Madrid, que nous n’avons pas encore suffisamment maillées.

Quels sont les critères pour devenir franchisé(e) Homebox ?

Notre présence sur le salon Franchise Expo Paris 2026 (14-16 mars) a été très positive : nous avons rencontrés beaucoup de candidats qualifiés qui ont déjà du foncier, en général un bâtiment. Nous observons aussi une nouvelle catégorie de candidats, qui ne correspond pas à notre standard jusque-là : des personnes qui veulent quitter le salariat et se lancer pour la première fois, éventuellement en location. Il s’agit de porteurs de projet qui n’ont pas encore l’apport nécessaire, mais qui veulent mettre un pied dans l’activité avec une formule moins onéreuse. Leur objectif à terme étant d’acquérir les murs de leur centre ou d’en ouvrir un deuxième, cette fois en étant propriétaire des murs.

Chez Homebox, plusieurs franchisés ont un seul centre, beaucoup en ont entre deux et trois, avec un maximum de sept centres pour un seul partenaire. Mais il faut toujours commencer par faire ses preuves sur un premier centre, avant d’envisager l’ouverture d’un deuxième.

Quel type d’emplacement et quelle surface faut-il pour ouvrir un centre Homebox? Aidez-vous vos franchisés à trouver leur local ?

Centre de self-stockage à l'enseigne Homebox à Lyon-Craponne - extérieur

On peut ouvrir un centre de moins de 1 000 m² à titre d’activité secondaire mais, pour en faire son activité principale, il faut un site de plus de 1 000 m². C’est pourquoi la surface des centres franchisés est comprise entre 1 000 et 3 000 m².

Nous pouvons aider les franchisés à choisir leur local, mais pas effectuer la recherche à leur place. Parfois, nous avons une réserve d’emplacements à louer ou à acheter qui nous permet de faire matcher une offre immobilière avec un candidat qui veut s’installer sur une zone donnée. Une fois la zone définie, nous donnons note avis sur le bâtiment, les travaux à prévoir, son accessibilité, sa localisation… Et nous nous assurons que le candidat va payer le bon prix par rapport à son business plan.

Quels sont les investissements à prévoir pour ouvrir un centre Homebox ? Combien de temps faut-il à un franchisé pour amortir son investissement ?

Il existe deux modèles : location ou acquisition, mais la majorité des franchisés choisissent plutôt de faire l’acquisition de l’immobilier. En-dehors des coûts d’acquisition, les investissements à prévoir sont les mêmes dans les deux cas.

Tous les coûts ne sont pas supportés la même structure : le plus souvent, le franchisé crée une SCI (société civile immobilière) pour faire l’acquisition des murs. Cette SCI porte le local, qu’elle loue à la structure franchisée : c’est alors cette dernière qui va porter l’investissement sur le self-stockage : boxes, vidéosurveillance, protection incendie, protection intrusion etc. Pour l’équipement des boxes, l’enveloppe à prévoir représente environ 250 € par m².

L’exploitation d’un centre de self-stockage est un business de coûts fixes : au jour 1, vous avez toutes les charges à payer et aucun chiffre d’affaires. C’est pourquoi il faut compter entre 18 et 24 mois pour atteindre le point mort et équilibrer les charges avec le chiffre d’affaires réalisé. Plus le centre est grand, plus le temps nécessaire est important : pour un centre de 6 000 m² en propre par exemple, il faut parfois jusqu’à quatre ans pour atteindre 60 % de taux d’occupation.

Selon vous, comment votre secteur d’activité va-t-il évoluer dans les années qui viennent et comment prévoyez-vous de faire évoluer votre concept ?

Centre de self-stockage à l'enseigne Homebox à Lyon-Craponne - accueil

Le marché du self-stockage est toujours plus concurrentiel. En 2021, dans la période post-covid, nous avons connu une certaine euphorie dans ce métier, avec des taux d’occupation très élevés, des listes d’attente et un coup de projecteur sur le secteur qui a fait naître des vocations. Mais entre 2020 et 2026, l’offre a doublé sur le marché français, avec plus de 1 500 centres aujourd’hui contre 700 en 2020.

Aujourd’hui, l’activité est revenue à un rythme « business as usual » mais avec une offre plus importante, donc une concurrence plus intense. Dans ce contexte, s’adosser au réseau N°1 en France, leader depuis 30 ans, représente un choix pertinent pour les porteurs de projets.

Pour consolider notre statut, nous nous efforçons d’être toujours les meilleurs, par exemple dans l’acquisition de prospects sur internet, avec des centres bien entretenus et un feedback positif. Homebox obtient d’excellentes notes de satisfaction client (4,9/5 et 95 % de clients  satisfaits). Nous menons des campagnes publicitaires en fil rouge toute l’année, mais aussi en TV tout l’été, qui représente la haute saison pour notre activité. Au deuxième semestre 2026, nous organiserons un évènement réseau global pour marquer les 30 ans de l’enseigne : une course à travers la France, l’Espagne et l’Allemagne.