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    Automobile : des loueurs de plus en plus connectés

    Après les hôteliers bousculés par Airbnb, les loueurs automobiles font à leur tour face à une concurrence inédite : celle de l’autopartage entre particuliers. Plutôt que se battre contre, ils ont choisi d’accompagner le mouvement.

    Location-automobile-agence-Elle revendique 1,5  million d’utilisateurs, 50 000 véhicules disponibles en Europe et une croissance à deux chiffres à chaque nouvel exercice… Huit ans après sa création, la plate-forme de location entre particuliers Drivy semble, avec Ouicar ou Koolicar ses concurrents, en passe de remporter leur pari : faire du partage tarifé de leur automobile un réflexe pour certains, comme Airbnb le fit avant eux avec les propriétaires de biens immobiliers. Depuis 2016, Drivy est passée à la vitesse supérieure, puisqu’elle propose à ceux qui le souhaitent de professionnaliser leur activité, en se dotant d’un parc dédié à la location. Après avoir participé deux années de suite au salon Franchise Expo, la plateforme recense déjà 500 véhicules en autopartage opérées par des entrepreneurs indépendants. Et espère poursuivre activement sur cette voie.

    Un double défi à relever

    Face à la percée de ces nouveaux acteurs, le défi est donc double pour les loueurs traditionnels : continuer d’attirer les clients mais aussi les candidats à la création d’entreprise. “Une révolution est assurément à l’œuvre dans notre métier, avec des automobilistes qui privilégient de plus en plus l’usage à la propriété, l’autopartage qui progresse et des véhicules que la technologie rend de plus en plus connectés”, reconnaît Anne-Catherine Péchinot, directrice générale de Rent a Car, poids lourd du secteur avec 330 agences (dont 180 franchises) en France. “Pour autant, les loueurs traditionnels ont un rôle à jouer dans ce monde de nouvelles mobilités”, assure-t-elle. Avec pour principaux atouts leur maillage de proximité et leur qualité de service. Alors oui, Rent a Car déploie des véhicules en libre-service dans son réseau, en collaboration avec ses franchisés, mais à petit échelle – ils seront entre 60 et 100 à la fin de l’été. “Nous ne devons pas nous déconnecter de la réalité du terrain : Rodez n’est pas Paris et, en régions notamment, nos clients veulent avant tout avoir affaire à un loueur fiable”, insiste Anne-Catherine Péchinot. Les chiffres semblent lui donner raison puisque l’enseigne a vu son activité progresser de 23 % en 2017, à 125 millions d’euros.

    Réseaux d’agences virtuelles

    Le fondateur d’Ucar (150 agences franchisées et corners en France) est plus avant-gardiste. Cela fait longtemps que Jean-Claude Puerto milite pour de nouvelles formes de mobilité. “Maintenant que la technologie le permet, nous devons passer à la vitesse supérieure, estime-t-il. Dès cette année, certains de nos franchisés loueront ainsi des véhicules connectés en dehors de leurs horaires d’ouvertures. Puis nous entrerons dans la seconde phase de notre stratégie : développer autour de nos agences des réseaux communautaires d’autopartage. Nos agences assureront ce rôle de supervision. Les franchisés Ucar joueront alors un nouveau rôle au cœur de la cité : celui de superviseurs de ces communautés”, annonce l’auteur du livre #Partage ta bagnole, paru en avril 2018 aux éditions Exils.

    L’intégration d’un signal wifi à son logo ne laisse point de doute quant au tournant qu’entend de son côté donner Ada à sa stratégie. Le loueur aux 350 agences franchisées propose désormais des véhicules disponibles 7j/7 et à toute heure grâce à une application mobile sur smartphone. Il a même lancé en 2017 un format dédié sous la bannière Ada Express. Ces agences virtuelles, sans guichet physique, seraient déjà une cinquantaine dans le pays, proposant quelque 500 véhicules connectés. L’enseigne espère qu’ils seront 2 000 en circulation pour la fin de 2018. Ambitionnant de devenir un acteur de mobilité globale, Ada envisage même d’ajouter à son offre des vélos ou scooters en libre-service, en partenariat avec des acteurs spécialisés.

    Toucher de nouveaux clients

    Et ces nouvelles technologies n’intéressent pas Franchise-Cargo-openfleetque les leaders du secteur. De plus petits les voient comme le moyen d’attirer de nouveaux clients. Ainsi du Savoyard CarGo (50 agences dont 44 franchises sur le territoire) qui, après avoir testé le système à Paris pendant quelques mois a équipé une centaine de véhicules de sa flotte nationale de boitiers connectés, fin 2017. “Nos franchisés ont très bien accueilli cette nouveauté, se félicite Guillaume Molleville, directeur du réseau. De leur lieu d’implantation dépendra leur empressement à adopter le boîtier : il est certain qu’il a davantage de raison d’être au sein des métropoles qu’à la campagne. Ce système va quoi qu’il en soit amener du business au réseau, lui permettre de capter un marché qui lui échappait et, à terme, offrir à CarGo, déjà 7ème loueur national en volume de parc, de belles parts de marché supplémentaires”, estime le responsable.

    S’ils croient, plus ou moins fort, à la dématérialisation en cours dans leur activité, les loueurs automobiles ont pour point commun de surtout faire confiance à leur réseau physique. Tous d’ailleurs continuent d’afficher des projets de développement en franchise. “5 à 10 ouvertures par an” sont visées chez Rent a Car, 300 agences sont un “minimum à atteindre” du côté d’Ucar et Ada affiche pour sa part “80 opportunités” à saisir en France.

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