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    Dominique Munier, directeur du réseau - Interview du 3 septembre 2008

    Il n’est pas question pour nous de remettre en cause la culture Rapid’Flore

    Vous avez officialisé le rachat par Monceau Fleurs de son concurrent Rapid’Flore, le 1er septembre dernier. Pourquoi ce réseau, et pourquoi maintenant ?
    Cette acquisition marque la poursuite d’une stratégie de développement amorcée il y a un peu moins d’un an, avec l’introduction en Bourse, sur Alternext, du Groupe Monceau Fleurs. À travers la levée de fonds qui l’a accompagnée, nous poursuivions l’objectif de donner au groupe les moyens financiers d’assurer sa croissance organique et de mener à bien une ou plusieurs opérations de croissance externe. Nous nous sommes rapprochés de Rapid’Flore il y a quelques mois, et avons présenté à son fondateur, Patrick Hautot, un projet et une stratégie, notamment en matière de franchise, qui ont su le séduire. L’opération a finalement été scellée le 1er septembre, donnant naissance à un groupe leader, représenté par près de 400 magasins et pesant 150 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.

    Patrick Hautot ne fait plus partie de la direction opérationnelle de Rapid’Flore. Ne craignez-vous pas que le départ de ce personnage charismatique ne déstabilise les franchisés du réseau ?
    Si Patrick Hautot quitte ses fonctions opérationnelles, il reste au capital de la nouvelle entité et participera à son comité stratégique. Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi les franchisés Rapid’Flore pourraient être déstabilisés. Leur réseau a certes été vendu sur décision de son dirigeant. Mais il n’est pas question pour nous d’en remettre en cause la culture, ni d’aller contre les contrats de franchise qui existent en poussant les adhérents à changer d’enseigne ou en modifiant leurs territoires d’exclusivité. Les franchisés Rapid’Flore ont choisi d’adhérer à un concept dont nous souhaitons conserver tout l’ADN. Le seul véritable changement étant que nous leur offrons la possibilité de développer leur business et de renforcer leur présence sur une zone en ouvrant, pourquoi pas, une unité Monceau Fleurs ou Happy.

    Le réseau Happy, justement, positionné comme Rapid’Flore sur le créneau des prix bas, mais beaucoup plus petit en taille, conserve-t-il sa raison d’être dans ce nouvel ensemble?
    Absolument ! Chacune des trois marques qui composent désormais le groupe Monceau Fleurs a sa place aux côtés des deux autres, c’est d’ailleurs ce qui fait tout le charme de cette opération. Monceau Fleurs avec son positionnement historique de “city garden”, concept urbain au large choix ; Happy, sur celui du low cost contemporain en zones à fort trafic : Rapid’Flore en tant que concept de libre-service discount de proximité. Nous avons identifié des opportunités de développement pour ces trois enseignes. Nous prévoyons ainsi d’ouvrir, en tout, 80 à 90 nouveaux points de vente chaque année. Le tout dans un réel esprit de groupe, enrichi par les spécificités de chaque réseau. Mais qui n’empêchera pas une saine concurrence de se mettre en place entre eux…

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