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    Jean-Pierre Dassieu, directeur général In Vivo - Interview du 14 novembre 2014

    Nous ouvrirons 3 à 4 magasins pilotes Frais d’Ici en 2015 puis lancerons le développement du concept en franchise.

    Votre coopérative, In Vivo, vient de lancer une enseigne de distribution alimentaire, baptisée Frais d’Ici. Comment a germé, puis pris forme ce nouveau concept ?
    En France, la distribution alimentaire est très structurée, avec des entreprises et de filières puissantes, qui laissent finalement peu de place à de nouvelles initiatives. Sauf que depuis quelques années, de nouveaux besoins et de nouvelles attentes émergent chez les consommateurs, pas forcément couverts par ces acteurs traditionnels. Ces exigences ont trait à la sécurité alimentaire : marqués par plusieurs crises ces dernières années, les consommateurs veulent être sûrs de ce qu’ils mangent. A la traçabilité : ils veulent savoir d’où viennent les produits qu’ils achètent et selon quelles pratiques ils ont été fabriqués. A l’écologie : ils plébiscitent de plus en plus des aliments qui viennent de moins loin, porteurs d’une emprunte carbone plus faible.
    Nous nous sommes dit qu’In Vivo, union de coopératives agricoles, numéro 1 de la jardinerie en France à travers son réseau Gamm vert, avait à la fois la matière première et l’expérience de la distribution qui lui permettraient de se positionner de manière intéressante dans ce contexte. Nous  avons donc imaginé un concept de magasin à la convergence de toutes ces attentes, et qui fait sens. C’est Frais d’Ici.

    Quelles sont précisément les spécificités d’un magasin Frais d’Ici ? Qu’y trouve-t-on, selon quelle organisation ? Et avec quel potentiel de chiffre d’affaires ?
    Dans un magasin Frais d’Ici de 600 m², les produits frais, fruits, légumes, pain, formages, produits laitiers, charcuterie et boucherie,  représentent 70 à 80 % de la surface de vente et 80 % du chiffre d’affaires. Le reste est occupé par les boissons (jus de fruits, vins…) et par l’épicerie (farines, vinaigres, confitures, pates…). Tous les produits sont 100 % tracés, avec le souci d’un sourcing le plus possible local ou régional. Dans notre pilote de Portet-sur-Garonne, par exemple, 70 % de l’offre vient de la région Midi-Pyrénées et 80 % du Grand Sud-Ouest. Afin que nos clients n’aient pas à faire plusieurs magasins pour acheter de quoi préparer leur repas, et aussi parce que certains produits ne sont tout simplement pas produits sur place, je pense aux bananes ou aux agrumes notamment, nous faisons une petite concession sur la notion de “local”. Mais avec toujours le soin de travailler avec des coopératives exemplaires. Il y aura du bio dans nos magasins, car ce mode de production entre dans les préoccupations d’InVivo. Mais ça n’est pas notre angle d’attaque, le nôtre c’est vraiment le terroir. Nous visons 3 à 4 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel par unité, sur des zones de chalandises de plus de 70 000 habitants.

    Sous quelle forme et à quel rythme prévoyez-vous de développer le concept Frais d’Ici ?
    Le magasin de Portet-sur-Garonne a été ouvert par un groupe de coopératives adhérentes. S’agissant d’un pilote, il nous a paru important d’en prendre les commandes à leurs côtés, In Vivo est donc actionnaire de l’entreprise à 52 %. Nous inaugurerons 3 à 4 points de vente sur ce modèle en 2015. Chacun sera un petit laboratoire pour affiner le concept. A partir de ces expériences, et quand nous aurons vérifié que le modèle est rentable, nous déciderons du rythme à donner au développement de Frais d’Ici. Les investissements nécessaires à la création d’un magasin (hors murs) sont raisonnables puisque tournant autour du million d’euros. Plusieurs de nos adhérents, déjà à la tête d’un ou de plusieurs Gamm vert, sont intéressés. La véritable difficulté va être de recommencer tout à zéro, à chaque nouvelle implantation, puisque chaque fois le sourcing devra être local. Mais nous comptons sur le savoir-faire de nos 223 coopératives pour la dépasser.  Elles formeront le socle du développement de l’enseigne. Dans les zones où nos coopératives agricoles sont moins présentes, comme le Sud-Est, la région parisienne ou l’Alsace, par exemple, nous serons ouverts à de nouveaux franchisés.

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