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    Jean-Pierre Lavigne, repreneur - Interview du 13 novembre 2007

    Il faut que les franchisés gagnent de l’argent pour que nous puissions avancer.

    Fondateur du réseau Elytis, vous venez de reprendre la chaîne Physiomins dans une période mouvementée : pouvez-vous revenir sur les circonstances de ce rachat ?
    La société Laboratoire Médiligne a été placée en redressement puis déclarée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d’Annonay. Cinq repreneurs se sont présentés. Et, le 19 octobre, c’est la Financière Lavigne qui a été désignée pour la reprise.
    Cela dit, je n’ai pas repris Laboratoire Médiligne intégralement. Je suis désormais en possession de la marque Physiomins, du réseau et des actifs. Mais le passif, les dettes et les procès en cours restent du côté de Laboratoire Médiligne. Je ne peux pas vous indiquer le montant de la transaction, mais j’ai mis de l’argent dans cette affaire et je vais la redresser pour en faire une belle entreprise. Mon expérience comme fondateur de réseau va me servir à donner l’impulsion. Pour le reste, je vais passer du temps à écouter les franchisés, mettre à plat les soucis et m’entourer des bonnes personnes à la direction.

    Vous semblez optimiste mais, depuis sa création, Physiomins a toujours fait l’objet de rumeurs ou de problèmes avérés. D’autres avant vous ont échoué : n’avez-vous pas peur ?
    Pourquoi aurais-je peur ? Il y a des points très positifs dans cette enseigne. D’abord, il y a un réseau qui existe et qui est tenu par des professionnels en possession d’un savoir-faire. Nous avons aussi à notre disposition des services et des produits à notre marque. Maintenant, ces professionnels connaissent des difficultés : à nous de les aider à mieux servir leurs clients.
    Concrètement, nous sommes en train d’élaborer un nouveau contrat de franchise afin d’établir des règles “gagnant-gagnant” entre tête de réseau et partenaire. Nous souhaitons aussi élargir la gamme de soins en cabine pour faire de Physiomins un concept à mi-chemin entre centre d’amincissement et institut de beauté. Il nous faut aussi capter plus de flux de clientèle et pour cela il faut de grandes surfaces aux bons endroits. Mais attention, tout ceci ne se fera pas d’un coup : nous allons tester nous-mêmes ces idées via des pilotes. Puis, nous allons aider les franchisés à optimiser leur point de vente. Il n’y a pas de secret : il faut qu’ils gagnent de l’argent pour que nous puissions avancer et nous transformer.

    Et l’international ? Jean-François Olagnon est-il toujours le détenteur de la licence de la marque pour l’étranger ? Allez-vous entrer en conflit avec lui ?
    Il n’y a aucun conflit entre Jean-François Olagnon et nous. Et il n’y en aura pas ! Nous allons d’abord nous concentrer sur la relance du réseau en France.

    Pour l’international, cela fait neuf mois que je travaille avec Edouard Falguières (Ndlr : un ex-collaborateur de Jean-François Olagnon) sur notre concept Slim Secrets. Pour l’instant, il n’y a pas de pilote puisque l’unité qui était prévue va devenir notre “test” pour le nouveau Physiomins. Mais nous savons que c’est au point. Nous utiliserons Slim Secrets pour nous implanter dans les pays anglo-saxons où le nom passe beaucoup mieux. Dès janvier 2008, Edouard Falguières se chargera de l’international pendant que mon fils Arnaud prendra les rênes de la France. Je garderai un rôle de conseil. Nous ne laissons donc pas tomber l’international. Et puis vous savez, tous les contrats ont une fin, il suffit juste de savoir attendre…

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