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    Lady Fitness : la chute

    Créée en 2000 et vraiment lancée en 2005, Lady Fitness est en cours de liquidation. L’un de ses fondateurs vient par ailleurs d’être condamné pour escroquerie dans un litige l’opposant à un ex-franchisé.

    Cela ressemblait à une bonne idée. Dédier à la clientèle féminine des centres de remise en forme, proposer aux femmes actives des parcours fitness de 30 minutes avec un coach… Les fondateurs de Lady Fitness et nombre d'observateurs en étaient convaincus : cela devait marcher, dans les quartiers de bureaux notamment.
     
    Problème : le concept – gourmand en matériel – réclamait des espaces de 200 m² en centre-ville ou dans les grands centres commerciaux. Donc des loyers élevés. Et du personnel.
    En outre, plusieurs franchises se lançaient simultanément sur ce marché “de niche”, alors même que, déjà, les centres de remise en forme généralistes étaient très nombreux dans beaucoup de villes françaises.
     
    Sans oublier les aspects saisonniers de l'activité que la crise de l'automne 2008 contribuait en outre à fortement ralentir.
    L'ouverture aux activités de type bronzage, soins du corps, sauna, hammam, massages ou taogym n'a pas, non plus, suffi à remettre la chaîne en forme.
     

    Liquidation judiciaire et condamnations
     

    Résultat : nombre de  difficultés, sorties de réseaux et liquidations judiciaires pour les franchisés. Avec à la clé plusieurs procès contre le franchiseur. Et beaucoup de mauvaises surprises pour les candidats franchisés dans leur recherche de financement.
     
    Lady Fitness, qui revendiquait encore 34 centres en France fin 2010 n'en aligne plus que 7 aujourd'hui sur son site Internet (dont un au Luxembourg). La chaîne a été placée en liquidation judiciaire le 23 décembre 2014.
     
    Quant à l'un des fondateurs, il vient d'être condamné par la cour d'appel de Metz à 8 mois de prison ferme et près de 25 000 € pour escroquerie (cession frauduleuse d'un fonds de commerce) dans le litige qui l'oppose à l'ex-franchisé de Metz, défendu par Maître Olivier Tiquant.
     
    Une sanction au pénal qui – si elle est confirmée en cassation – s'ajoutera à  l'annulation de ce contrat de franchise (pour tromperie). Annulation prononcée “dans le cadre d'un contentieux commercial parallèle par la Cour de cassation en 2010”. Et assortie “d'une indemnisation du mandataire liquidateur de la société franchisée”, comme le rappelle l'avocat spécialisé dans la défense des franchisés.

    50 000 €
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