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    Les agences immobilières doivent opérer leur mutation numérique

    Xerfi-Precepta vient de publier une étude approfondie sur les réseaux d'agences immobilières face à Internet. Il apparaît que si, jusqu'à aujourd'hui, ils n'ont été que peu impactés par Internet, cela pourrait changer à terme.

    Internet n’a pas tué les agences immobilières. Non seulement, les agents immobiliers n’ont pas été rayés de la carte mais leur part de marché a augmenté ces quinze dernières années (68 % des transactions totales)“. Voici l’un des constats de l’étude de 210 pages que vient de publier Xerfi-Precepta, intitulée “La distribution immobilière face à l’internet – Transition numérique et nouveaux business models”.
    Selon les auteurs de l’étude, si la profession s’est maintenue c’est que les acheteurs comme les vendeurs ont souvent besoin d’un médiateur de confiance, incarné par l’agent immobilier. Toutefois, selon Xerfi-Precepta, les professionnels du secteur doivent se montrer vigilants. En effet, le marché immobilier stagne, la loi Alur devrait leur être défavorable et, de plus, la concurrence est chaque année plus vive, notamment avec les mandataires immobiliers. En conséquence, les experts de Xerfi-Precepta prévoient un chiffre d’affaires global des agences immobilières qui pourrait s’établir à 9,5 milliards d’euros en 2015, contre 10 milliards en 2011. Sur les années 2016 à 2020, les progressions devraient plafonner à 1 ou 2 % par an.
    Et alors que 4 000 agences ont déjà disparu depuis 2008, d’après nos calcul, l’écrémage devrait persister. En fait, l’avenir du secteur se présente plus sous la forme d’un retour à la normale, après une décennie en or, que sous celle d’une crise “, soulignent les auteurs de l’étude. Ces derniers estiment que, jusqu’ici, la bonne tenue du marché a minimisé l’impact d’Internet comme de la montée en puissance des réseaux de mandataires. Toutefois ces deux derniers phénomènes auxquels il convient d’ajouter les comparateurs d’agences, les sites immobiliers d’open data (comme Home’n’go ou Kelquartier) risquent bien de faire vaciller les réseaux immobiliers traditionnels.
    Plutôt que de subir les transformations de leur écosystème, les professions immobilières traditionnelles ont tout intérêt à embrasser le changement et à réfléchir à leur mue numérique pour se différencier et créer de la valeur pour leurs clients, conditions indispensables au maintien de leur modèle de rémunération et de leurs marge “, assurent les experts de Xerfi-Precepta. Selon eux, les réseaux d’agences immobilières se doivent d’évoluer, voire de se réinventer. Cela peut passer par la dématérialisation de certains processus ou fonctions, par la création de concept de distribution fondés sur la segmentation de l’offre ou encore sur de l’innovation en matière tarifaire. “On peut également envisager la constitution de fonds d’investissement dans l’économie numérique relative à l’immobilier“, expliquent-ils.

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