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    Rémy Legrand, président-fondateur Ethique et Sante - Interview du 14 février 2014

    Nous voulons ouvrir entre 10 et 13 centres par an, afin de traiter la surcharge pondérale, considérée par l’OMS comme la principale épidémie non-infectieuse du siècle.

    Vous avez lancé un concept sur le créneau du traitement de la surcharge pondérale. Pouvez-vous  en rappeler l’origine ?
    Après des études de droit des affaires, j’ai fait carrière pendant 20 ans dans l’industrie pharmaceutique puis j’ai été licencié à 45 ans. N’ayant guère de perspective de retrouver un emploi avec mes revenus antérieurs, j’ai décidé de créer ma propre activité, en partant de mon expérience dans le secteur de la santé, où j’avais eu l’occasion de côtoyer toutes les spécialités médicales. Je me suis intéressé au problème vital de la surcharge pondérale, sur la base du constat que 25 millions de Français adultes sont atteints.
    Licencié en décembre 2005, j’ai fait un stage de création d’entreprise auprès de la CCI et j’ai créé mon entreprise en mars 2006 dans les Bouches-du-Rhône, sous le nom de Groupe Ethique et Santé. S’agissant d’un domaine qui touche à la santé il fallait être très pointu, j’ai pris le temps de formaliser très précisément ce que nous faisions ainsi que nos relations avec les médecins. Puis, un jour, une connaissance m’a dit qu’il souhaitait faire la même chose que moi. J’ai donc été amené à avoir une réflexion sur la possibilité de dupliquer l’activité. Pour vérifier si cela était possible et formaliser le concept, je me suis entouré de spécialistes des réseaux commerciaux : Jean-Michel Illien, qui va m’a confirmé que le concept était reproductible ; Hubert Bensoussan, qui a créé les outils juridiques, etc. Et en 2009, j’ai lancé le développement, en franchise, des centres RNPC (pour Ré-éducation nutritionnelle psycho-comportementale).

    Qu’apportez-vous sur ce marché, où plusieurs réseaux se développent  côte à côte ?
    Nous avons un positionnement unique : nous sommes le seul réseau privé dédié à l’amaigrissement médicalisé. Nous proposons aux médecins d’externaliser la prise en charge de la surcharge pondérale de leurs patients. Cela concerne aussi des malades atteints de pathologies associées comme le diabète, l’arthrose, l’apnée du sommeil. Cela peut également concerner, par exemple, un patient qui a besoin de se faire poser une prothèse de hanche et qui doit perdre du poids avant l’opération. Nous travaillons donc avec des médecins, qui délèguent ainsi un traitement demandant un suivi important et régulier, tout en restant maître d’œuvre de la prescription.
    L’activité de chaque centre repose sur un binôme : un directeur de centre franchisé, qui a en particulier pour mission de démarcher le corps médical sur sa zone de chalandise, et une diététicienne nutritionniste diplômée d’Etat, qui propose un programme personnalisé basé sur la perte de poids et le maintien de cette perte de poids sur le long cours, le tout en relation constante et sous l’autorité du médecin traitant. Les résultats sont d’autant plus positifs que les gens qui nous sont adressés par le corps médical ont une motivation plus forte que la moyenne. Par ailleurs, puisque les patients nous sont adressés par des médecins, nos centres n’ont pas besoin d’une visibilité importante. Un local avec quatre pièces dans une rue secondaire est ainsi bien adapté, ce qui limite le coût d’accès au concept.

    Quelles sont vos perspectives de développement dans l’Hexagone ?
    Créé il y a à peine cinq ans, notre réseau compte aujourd’hui 43 unités en France. Nous misons sur un potentiel de développement de dix à treize centres par an au cours des années à venir. Notre objectif immédiat est avoir deux centres par région administrative, à commencer par celles où nous ne sommes pas présent, en particulier dans le nord du pays. Il faut savoir que l’industrie pharmaceutique a défini dans l’Hexagone 746 secteurs, appelés unités d’analyse géographique (UGA). Sur chacune d’entre elles il y a en moyenne 34 000 personnes en surcharge pondérale. C’est dire qu’il y a de la place pour divers intervenants. En ce qui nous concerne, nous visons, pour nous implanter, des zones de 130 000 personnes, sur lesquelles un centre peut fonctionner avec environ 350 clients.
    Nous nous adressons principalement à des partenaires connaissant bien le monde des médecins : visiteurs médicaux, directeurs régionaux de laboratoire pharmaceutique. Nous leur disons : vous avez une expertise dans le domaine de la santé. Vous intervenez dans un secteur où, du fait de la restructuration de l’industrie pharmaceutique, la reconversion est difficile. Nous vous proposons de réutiliser vos compétences. Au-delà, nous pourrions éventuellement élargir notre recrutement à des investisseurs. Cela ne poserait pas de problème à condition qu’ils recrutent le binôme capable de faire fonctionner un centre. Mais nous souhaitons prendre notre temps avant de valider cette possibilité.
    Pour aider à notre expansion, nous avons étoffé nos services : dix personnes travaillent aujourd’hui au siège, ce qui permet d’animer et de soutenir le réseau. Et depuis peu nous sommes référencés auprès du pôle franchise des Caisses d’Epargne, ce qui permet de faciliter l’avancement des dossiers financiers de nos partenaires.

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