L’objectif de la réforme est de développer l’envie des salariés à se former et fournir aux entreprises un outil au service de leur performance.

De quoi s’agit-il ? Deux obligations et une simplification administrative

 

  • Obligation de former pour assurer « l’employabilité » des salariés

 

  • Obligation de faire passer un entretien professionnel pour aider les salariés à définir leur avenir

 

  • Versement d’une contribution unique (simplification administrative)

  Moins de 10 salariés à 0,55 % de la masse salariale (inchangé) Plus de 10 salariés à 1 % de la masse salariale brute (contre 1,05 % à 1,6 % avant la réforme) Que dois-je faire ?

  • Mener un entretien professionnel tous les 2 ans, ciblé sur le projet professionnel du salarié en lui cherchant la formation qualifiante qui soit la plus à même de profiter également à l’entreprise.

 

  • Faire un bilan tous les 6 ans, entretien récapitulatif du parcours professionnel du salarié

 

  • Rédiger un compte-rendu signé par les 2 parties (avec copie au salarié), preuve écrite que l’employeur a respecté son  obligation légale d’adapter le salarié aux exigences de son poste de travail et de veiller au maintien de sa capacité à occuper un emploi.

A partir de quand ?

  • Mars 2016 : Date limite du 1er entretien professionnel biennal

Sur quoi cet entretien porte-t-il ?

  • Concerne les perspectives d’évolution professionnelle du salarié ainsi que ses besoins en formation. Attention, il ne s’agit pas d’une évaluation de son travail.

 

  • Permet d’aider le salarié à identifier ses besoins, à formaliser son projet et à prendre du recul sur les apports que les formations qu’il a suivies ou expériences qu’il a vécues, lui ont permis d’apprendre.

 

  • Permet aussi de s’assurer qu’au cours de la période, le salarié a :

 

  • suivi au moins une action de formation,

 

  • acquis une certification professionnelle

 

  • bénéficié d’une progression salariale ou professionnelle.

 

Quels sont les risques encourus en cas de non-respect ?

 

  • Le salarié peut se retourner contre son employeur et évoquer la perte d’une chance professionnelle.

 

  • Dans les entreprises de + de 50 salariés, l’employeur aura obligation d’abonder le CPF

En quoi consiste le CPF ?

  • Le CPF (Compte Personnel de Formation) remplace le DIF (Droit Individuel à la Formation).

 

  • Il permet à tout salarié d’acquérir tout au long de sa vie, des heures pour se former : 24 h par an jusqu’à 120 h, puis 12 h par année de travail dans la limite d’un plafond de 150 h (à proratiser en cas de temps partiel).

Comment utiliser le CPF ?

  • Mobilisable par le salarié, il peut être utilisé hors ou pendant le temps de travail

 

  • Si la formation a lieu hors temps de travail, le salarié n’a pas d’autorisation à demander à l’employeur. Il peut utiliser librement son compte pour accéder à une formation inscrite sur des listes référencées.

 

  • Si elle a lieu pendant son temps de travail, l’autorisation de l’employeur est nécessaire à la fois sur le calendrier et sur le choix de la formation.

Quelles sont les formations éligibles ?

  • Celles dédiées à acquérir le socle de connaissances (maîtrise de la langue française, connaissances de base en mathématiques…),

 

  • L’accompagnement à la validation des acquis de l’expérience (VAE),

 

  • Toutes celles figurant sur des listes élaborées par les partenaires sociaux (RNCP, CPNE, OPCA, COPAREF…).

Où sont diffusées ces listes ?

  • Sur le portail officiel du CPF, depuis l’adresse www.moncompteformation.gouv.fr (site géré par la  Caisse des Dépôts et Consignations)

 

  • Accessible soit à partir de l’espace « Mon compte personnel de formation » du portail, via un moteur de recherche, soit à partir des « espaces professionnels« , via la rubrique « formations éligibles ».

Conclusion

  • Ces nouvelles règles peuvent représenter une opportunité et un levier pour rechercher des solutions de formations efficientes qui permettront aux salariés de renforcer leurs compétences, à l’entreprise de consolider ses savoir faires et sa performance, tout en proposant aux collaborateurs des actions qui permettront aussi de les fidéliser.

 

  • Pour plus de détails et conseils sur les tenants de la réforme, prendre contact avec son conseiller OPCA.