Après plusieurs semaines d’examen, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a validé, ce mardi 25 mai, le transfert des actions Monceau Fleurs sur le compartiment Offre Publique d’Alternext. Le groupe annonce concomitamment l’émission d’un emprunt obligataire, d’un montant maximum de 12 millions d’euros, ouvert aux investisseurs institutionnels et aux particuliers, du 26 mai au 25 juin 2010.
Ces opérations interviennent deux ans et demi après l’introduction en Bourse du groupe Monceau Fleurs et une première levée de fonds de 30 millions d’euros. « Nous poursuivions alors des objectifs de développement qui ont été réalisés à ce jour, dont le rachat de Rapid’Flore. Cet emprunt obligataire soutiendra, lui, nos projets pour les 5 prochaines années », indique Eric Villedieu, Directeur financier du groupe.
A ce jour présent dans 9 pays, à travers 456 magasins, sous ses trois enseignes Monceau Fleurs, Happy et Rapid’Flore, le groupe vise 500 ouvertures, principalement en franchise, en France et à l’étranger, d’ici à 2015. « Or, si nous souhaitons nous développer avec succès à un tel rythme, nous devrons parallèlement faire évoluer notre structure, notamment dans les domaines de la logistique, de l’informatique ou du marketing. C’est à cela que servira cette nouvelle source de financement », souligne Eric Villedieu.
A cela et peut-être aussi à concrétiser une ou plusieurs opérations de croissance externe. « Si une opportunité se présente, et que nous sommes en position de la saisir, de fait pourquoi pas ? », confirme le Directeur financier. Tout en précisant que cette éventualité restait pour le groupe « secondaire » et tributaire du niveau de succès atteint par l’emprunt (de 0 à 12 millions d’euros).
Enfin, en changeant de groupe de cotation sur Alternext, le groupe Monceau Fleurs espère renforcer sa notoriété. Désormais en effet, ses actions sont accessibles non plus aux seuls investisseurs qualifiés, mais aussi au grand public. « Une saine diversification de nos sources de financement, sans dilution du capital, en même temps qu’une belle occasion de nous faire connaître, ou mieux connaître, précisément en tant que marque grand public », conclut Eric Villedieu.