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    Performances : comment pérenniser et valoriser son enseigne ?

    Dernière mise à jour le 1 mars 2017

    L’assistance aux franchisés n’est pas seulement une obligation légale qu’impose la jurisprudence. C’est aussi l’intérêt du franchiseur.

    Fidéliser ses franchisés

    L’assistance aux franchisés n’est pas seulement une obligation légale qu’impose la jurisprudence. C’est aussi l’intérêt bien compris du franchiseur.
    Du moins s’il apporte réellement aux membres de son réseau l’avantage concurrentiel qui va les fidéliser.
    Mais précisément… « Dans de nombreux domaines, le franchiseur peut se retrouver très facilement dans une position d’aide du franchisé absolument irremplaçable », explique Jean-Michel Illien.

    Apporter de vrais avantages

    Exemple : dans toute entreprise, trois chiffres, au moins, sont surveillés au quotidien : le CA, la masse salariale et le ratio masse salariale/CA. Un franchisé aidé de son expert-comptable peut avec cet outil comparer ses performances avec celles de l’année précédente.
    Mais le franchiseur, lui, est capable de dire au franchisé : « Votre masse salariale est de 35% alors que la moyenne de vos collègues dans le réseau est de 30%. Mon animateur de réseau va venir vous voir afin de chercher avec vous pourquoi vous dérapez ainsi de 5 points ».

    Si l’animateur réussit ce challenge d’identifier la raison du dérapage, il fait gagner ces 5 points de marge au franchisé qui en sera évidemment très satisfait. Or le franchisé tout seul n’aurait jamais pu penser qu’il y avait 5 points de marge à gagner, il était peut être content de son sort tout simplement.
    Dans un réseau comme celui-là, le franchiseur est assuré de réaliser son profit.

    Revendre son réseau avec plus-value

    Un profit qu’il pourra encaisser comme on l’a vu à partir de ses droits d’entrée, redevances, marges logistiques ou autres, mais aussi – c’est de plus en plus le cas – grâce à la revente de son réseau.
    « Aujourd’hui, les réseaux de franchise attirent, notamment, un certain nombre de fonds », illustre l’expert-comptable Jean-Pierre Gouzy.
    D’abord parce que les investissements y sont beaucoup moins importants que dans l’industrie ou la finance et surtout parce que le système repose sur des leviers.

    Même si, au démarrage, des coûts importants sont à prévoir, on se développe en priorité avec « l’argent des autres », car ce sont les partenaires qui investissent pour ouvrir des sites dans la distribution ou monter des équipes dans les activités de service.
    Et même si on prélève un profit d’un montant brut moins élevé que sur une succursale, on arrive – proportionnellement à l’argent investi – à des rendements beaucoup plus intéressants.

    Et c’est ce qui fait maintenant envie aux fonds d’investissements, qui jusqu’à une période récente s’étaient tenus éloignés de la franchise à cause des éléments immatériels qui ne leur plaisent pas comme les divers savoir-faire du franchiseur.

    FINANCEMENT 2018 RECT