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    Cocoon's change de nom et arrête la franchise. - Brève du 19 mai 2008

    Ne l’appelez plus Cocoon’s mais Mobêa. Ne lui parlez plus de son métier de franchiseur, mais de celui de fournisseur. Alain Brunier, le fondateur du concept, n’abandonne pas son bébé, mais change son fusil d’épaule en raison d’un problème de nom.
    Rappel des faits. En 2005, habitué à faire de nombreux kilomètres au volant de sa voiture, Alain Brunier cherche tous les moyens pour se relaxer le plus rapidement possible. À force de combiner les méthodes, il finit par en inventer une qu’il nommera Cocoon’s. Du nom du protocole : 20 minutes dans un fauteuil massant équipé d’un casque pour écouter de la musique d’ambiance, de lunettes de chromothérapie et d’un diffuseur d’huiles essentielles. La méthode séduit et son créateur décide de la développer en concession. Il passe même un partenariat avec les magasins Kiria (spécialisés dans les produits bien-être) et installe, en 2006, son concept à Paris, boulevard Saint-Germain.
    De l’importance de tout verrouiller sur le plan légal… En février 2007, la marque est attaquée pour contrefaçon. La raison ? Depuis 2003, Jean-Paul Lacroix développe un réseau de masseurs à domicile sous le nom, déposé à l’INPI, de “Cocoon”. Il attaque donc, non seulement Alain Brunier, mais aussi la société de magasins Kiria. Bien entendu, Jean-Paul Lacroix gagne son procès. Alain Brunier change donc le nom de ses cabines pour les transformer en Mobêa pour “méthode optimum bien-être et antistress”. Quant aux magasins Kiria, ils se retirent de l’affaire.
    De guerre lasse, Alain Brunier préfère désormais se concentrer dans la distribution de ses cabines “clés en main” aux esthéticiennes, spas et autres centres de fitness. Même s’il avoue que les 150 euros mensuels de cotisation ne comprennent pas seulement le SAV, la maintenance et la fourniture des produits, mais aussi des conseils sur le savoir-faire. Ses 8 unités en concession vont donc continuer sous cette formule. Mais la méthode semble toujours autant séduire. D’ici à la fin de l’année 2009, elle devrait compter une quinzaine de clients en France.

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