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    François Feijoo, directeur général Eram

    La franchise doit nous permettre de développer l’enseigne dans les petites et les moyennes agglomérations pour atteindre à terme 400 magasins en France.

    Depuis quelques années, Eram intensifie son développement en franchise. Pour quelle raison et avec quel objectif ?
    Eram a été un des pionniers de la franchise dans la chaussure. La formule est dans l’ADN de la marque, le réseau abrite quelques franchisés historiques. La formule doit nous permettre de développer l’enseigne dans les petites et les moyennes agglomérations. Nous souhaitons ouvrir vingt magasins franchisés en 2015 et quelques succursales, notamment à Paris.
    Eram, qui compte aujourd’hui 325 magasins en France – 276 succursales, 14 affiliés et 35 franchises – et 31 boutiques en Belgique et au Luxembourg, a le potentiel pour atteindre 400 points de vente dans l’Hexagone.
    Les magasins doivent disposer d’au minimum 80 m² de surface de vente et peuvent monter jusqu’à 200 m² selon la taille de la zone de chalandise. Eram s’implante en centre-ville comme en centre commercial même si la marque reste plutôt une chaîne de centre-ville, surtout en franchise ou en commission-affiliation.

    Quels profils de partenaires recrutez-vous ? Pourquoi avoir pris le parti de proposer deux contrats : l’un en franchise, l’autre en commission-affiliation ?
    Les profils sont divers : des détaillants multimarques, des indépendants, des commerçants textiles qui complètent leur offre, des projets de couple ainsi que des jeunes. Les passionnés sont le bienvenu ! La franchise apporte beaucoup à Eram car un franchisé vous challenge davantage qu’un directeur de magasin sur les collections, les prix…
    S’agissant des contrats, nous considérons qu’il s’agit de deux profils spécifiques d’entrepreneurs, sans privilégier l’un ou l’autre. Le franchisé veut acheter ses produits et choisir ses assortiments, dont il est propriétaire. Le commissionnaire-affilié souhaite, lui, davantage se concentrer sur la vente et s’occuper de ses clients, en s’appuyant sur le savoir-faire d’Eram pour la gestion des stocks et du réassort, intégralement pris en charge.
    Dans les deux cas, le droit d’entrée, pour intégrer le réseau, est de 10 000 €. En commission-affiliation, le taux de commission va varier selon le niveau de chiffres d’affaires : 42 % de 0 à 600 000 € TTC, 40 % au-delà.

    Quelle analyse faites-vous du marché de la chaussure ? Comment Eram s’adapte-t-elle à la conjoncture ?
    Le marché est en pleine mutation car les spécialistes historiques font face à la montée en puissance des pure players (ndlr : Sarenza, Spartoo…), qui captent désormais 15 % du marché, ainsi qu’à la concurrence des grands succursalistes du textile qui développent une offre chaussure à l’image d’H&M.
    Les habitudes d’achats évoluent, tout comme l’urbanisme commercial et les flux de consommation. En sa qualité de première enseigne française spécialisée dans la distribution de chaussures, Eram doit donc toujours chercher à se réinventer pour affirmer sa place d’acteur omnicanal incontournable de la mode. D’où, par exemple, le nouveau concept de magasin, plus mode, déployé depuis l’an passé et déjà adopté par 80 magasins.
    Par ailleurs, il faut rappeler qu’Eram, société familiale, est un distributeur mais aussi un fabricant : 1,2 millions de paires de chaussures sont produites chaque année dans nos usines de Maine-et-Loire. La chaîne pèse aujourd’hui près de 220 M€ de chiffre d’affaires avec un niveau d’activité resté stable en 2014.

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