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      Gérard Dorey, directeur exécutif - Interview du 5 janvier 2011

      Nous recherchons 200 nouveaux partenaires pour l’ensemble de nos enseignes.

      Il y a un an, vous nous annonciez un objectif – fin 2010 – de 400 magasins aux nouveaux concepts Carrefour City et Contact, et de 200 recrutements de candidats au total pour vos différentes enseignes (créations et reprises). Où en êtes-vous et que prévoyez-vous pour 2011, en particulier pour Carrefour Express ?
      Au 31 décembre 2010, nous comptions 206 Carrefour City et 205 Carrefour Contact, 7 Carrefour Montagne, 1 Carrefour Express et 1 Carrefour City Café. Soit au total 420 magasins aux nouveaux concepts. En 2011, notre ambition est d’atteindre un parc de 800 unités sous ces nouvelles enseignes.
      Nous avons, pour l’essentiel, transformé des Shopi et des Marché Plus, mais nous avons réalisé aussi 50 créations pures, dont 70 % avec des partenaires recrutés à l’extérieur (moitié en location-gérance, moitié directement en franchise). Avec les reprises d’unités existantes, nous avons effectué 173 recrutements de franchisés cette année. Et nous en prévoyons au moins 200 en 2011, dont 80 pour des créations de City et Contact.
      En revanche, nous n’avons créé que 3 magasins 8 à Huit en 2010, car nous misons beaucoup sur notre nouveau concept Carrefour Express pour l’avenir de cette enseigne. Un test a commencé en milieu urbain, à Caen. Deux autres vont suivre à Poitiers et Paris (rue Lagrange). Deux autres seront lancés en zone rurale au printemps, tous sur des transferts. Et nous allons également tester une création sur Paris, où nous devons choisir entre 3 ou 4 emplacements possibles, afin de vérifier si la vitesse de prise du marché n’est pas encore plus grande qu’avec un transfert.
      Notre objectif est simple : être capable de décider, en octobre prochain, si nous proposons le concept Carrefour Express à nos franchisés 8 à Huit. Un concept qui devrait s’installer sur des surfaces comprises entre 80 et 200 m² en milieu urbain, et 150 à 300 m² en milieu rural avec un rendement espéré de 6 000 €/m² (après progression de 18 % en cas de transfert).

      Les progressions spectaculaires de chiffres d’affaires enregistrées lors des premiers transferts de Shopi et Marché Plus en Carrefour Contact et City vont-elles se maintenir au même niveau ? Se répercutent-elles sur les marges des exploitants et qu’en est-il pour vos autres enseignes ?
      Les progressions des magasins City et Contact que nous ouvrons aujourd’hui restent en ligne avec celles que nous constatons depuis un an. En d’autres termes, “l’effet Carrefour”, “l’effet concept” – et ce que nous mettons en place – fonctionnent de la même façon. Et il n’y a pas de raison que cela change.
      Il est vrai que les écarts que nous réalisons lors des transferts ne sont pas tout à fait aussi forts quand nous descendons en taille de ville. Mais nous avons déjà cette expérience et nos moyennes nationales de progressions (+ 28 % sur City et +16 % sur Contact) devraient se confirmer en 2011 pour les nouveaux magasins.
      Quant aux Carrefour Contact et Carrefour City qui entament leur deuxième année, nous visons une progression moyenne de 3 à 5 % des chiffres d’affaires pour les premiers et de 5 à 8 % pour les seconds (par rapport à leur premier exercice).
      En termes de marges de l’exploitant, nous avons bien sûr à caler dans les deux à trois premiers mois, les frais de personnel supplémentaires ainsi que l’assortiment de produits frais liés au développement de l’activité.
      Pour nos autres enseignes, 8 à Huit est étale (0 % de progression), mais s’en tire mieux que les deux autres, qui varient, selon les régions, de + 2 à -3, – 4.

      Dans son Avis du 7 décembre 2010, l’Autorité de la Concurrence remet en cause, entre autres, les contrats de plus de 5 ans (les vôtres sont de 7), les clauses de non-affiliation post-contractuelles, les droits de priorité et nombres des pratiques contractuelles et capitalistiques actuelles des réseaux de distribution alimentaire : pensez-vous appliquer ses “recommandations” ou les rejetez-vous en bloc ?
      Nous avons été auditionnés par l’Autorité de la Concurrence. Pour notre part, nous avons toujours respecté la loi et, si demain une loi doit s’appliquer, nous l’appliquerons. Nous nous adapterons. Si nous devons supprimer certaines conditions de sortie actuellement insérées dans nos contrats, nous les supprimerons. Pour l’instant, une réflexion est lancée, des préconisations nous sont faites et du temps nous est laissé pour les mettre en place. Nous en sommes donc au stade de l’analyse.
      Bien sûr, certains points méritent d’être discutés. Et nos juristes y travaillent. Mais l’essentiel est ailleurs : dans la force de nos concepts et dans notre capacité à les faire évoluer. Aujourd’hui notre vrai chantier, ce sont les 100 magasins Carrefour City et Contact qui vont passer en deuxième année dans les mois qui viennent. Et notre préoccupation prioritaire, c’est de savoir comment les aider à tenir le cap au quotidien et quelle valeur ajoutée leur apporter. Nous venons par exemple de bien travailler à la théâtralisation de la cave à vins au Carrefour City d’Ecole Militaire à Paris, et nous allons étendre le test. C’est sur ce terrain-là, avant tout, que la bataille se gagne.

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