Anciens gérants de bars-PMU, Georges et Angelina Dones ont repris en 2007 le magasin La Mie Câline de Challans, en Vendée. Avant de créer neuf ans plus tard une deuxième boutique en extérieur de ville.
Avant de reprendre il y a 19 ans un point de vente La Mie Câline à Challans, en Vendée, Georges et Angelina Dones n’étaient pas boulangers. Mais déjà commerçants de proximité, dans les bars-PMU, activité qu’ils ont exercée pendant 8 ans. « Petit-fils de commerçant, fils de commerçant : je suis né dedans ! », constate Georges. L’envie de changer est née au moment de l’interdiction de fumer dans les bars, avec le sentiment d’être arrivés « au bout de quelque chose ». Le choix de leur nouveau métier vient d’une rencontre : dans une association de commerçants, Angelina échange avec le franchisé La Mie Câline de Segré, dans le Maine-et-Loire, qui lui raconte son quotidien. Le couple se dit alors : « Pourquoi pas La Mie Câline ? » Après des recherches sur internet, des rencontres avec le franchiseur, il se dit que « les feux sont au vert ».

Suite à leur formation, leur candidature est validée. L’enseigne leur propose plusieurs projets : ils se décident pour la reprise du magasin de Challans, dans leur zone géographique, sans réaliser qu’il s’agit d’un des premiers points de vente du réseau, né en Vendée en 1985… « Cela nous mettait une grosse pression dès le départ, même si nous ne nous en sommes pas rendu compte car nous étions novices, explique Georges. Mais Challans est une petite ville qui nous plaisait bien et humainement, ce projet nous correspondait. Le côté familial, très humain que nous avons trouvé chez La Mie Câline nous a mis à l’aise », se rappelle-t-il.
« Par rapport à d’autres franchises du secteur, le côté familial, très humain que nous avons trouvé chez La Mie Câline nous a mis à l’aise. »
Après avoir cédé leur précédent fonds de commerce, les deux entrepreneurs disposent d’un apport d’environ 120 000 €. Et obtiennent un financement bancaire sans souci : « Nous avions un apport et une expérience professionnelle intéressante, tout cela dans le fief de La Mie Câline : ça ouvre des portes », remarque Georges. Le 1er novembre 2007, le couple reprend donc la boutique de Challans et ses salariés.
Un an après, un incendie se déclare au-dessus du magasin et ravage tout : « Nous avons dû fermer notre point de vente pendant 4 mois et le refaire entièrement à neuf, raconte Georges. Mais nous avons reçu une aide précieuse du franchiseur : si nous avions été indépendants isolés, on ne se serait jamais relevés de ce sinistre ».
Malgré cette épreuve, l’activité repart aussitôt et, après s’être lancés en se disant : « Si on maintient le chiffre, ce sera bien », elle est toujours en hausse de +2 à +4 % par an. « Nous nous sommes rangés derrière les salariés qui étaient présents depuis des années : dans l’équipe, il y a des filles qui ont 20 ou 30 ans de boîte ! ».
Neuf ans après la reprise de ce premier magasin, le couple reçoit une proposition pour en créer un deuxième à l’extérieur de la ville. Après avoir hésité, ils décident d’accepter et aujourd’hui, l’activité de ce 2ème site est supérieure à celle du 1er. Employant une vingtaine de salariés sur les deux sites, Georges et Angelina sont prêts à se positionner sur une troisième unité. Devenir franchisé La Mie Câline ? « Si c’était à refaire : les yeux fermés je le referais ! », conclut Georges.