Spécialisé dans la réparation de canalisations « sans casse », le réseau Docteur Canalisation, lancé en 2022, compte 14 adresses en France, dont 12 en licence de marque, et prévoit de compter 20 implantations fin 2026.
Dans le secteur de la rénovation de l’habitat, les réseaux de franchise ont tendance à se spécialiser sur un segment particulier comme par exemple l’entretien des toitures, le ravalement des façades, la réparation des stores ou l’aménagement des allées de jardins. Chaque besoin qui se manifeste chez les particuliers ou les professionnels, ou presque, peut susciter la création d’un concept dédié. Comme par exemple le débouchage de canalisations, spécialité de La Compagnie des Déboucheurs, lancée en 2015.
Créée en 2021, la marque Docteur Canalisation exerce une activité encore différente : « la réparation de canalisations sans casse ». Lancé en 2022 à Saint-Laurent-du-Var, ce jeune réseau se spécialise en effet dans le chemisage, une technique qui permet de « réparer une canalisation directement de l’intérieur, sans avoir à démolir les ouvrages qui la recouvrent ».
Arnaud Legrand et Nicolas Scotto, fondateurs de l’enseigne, ont mis au point un procédé (par projection de résine) consistant à « créer une nouvelle conduite à l’intérieur de la canalisation existante, prolongeant sa durée de vie tout en évitant les interventions destructrices, traditionnellement associées à ce type d’intervention », expliquent-ils dans un communiqué. Le réseau propose au préalable une inspection vidéo permettant d’établir un diagnostic.

Lancé en 2022, le réseau Docteur Canalisation compte 14 adresses en France, dont 12 en licence de marque
Depuis 2024, les fondateurs de Docteur Canalisation déploient leur concept en licence de marque et, en mars 2026, ils ont présenté leur offre aux porteurs de projets sur le salon Franchise Expo Paris. Le réseau revendique à ce jour 14 adresses sur le territoire français (y compris en Corse et sur l’île de la Réunion), dont 12 sont exploitées par des chefs d’entreprise indépendants. Il prévoit de totaliser 20 implantations à fin 2026.
Ciblant la clientèle des particuliers, mais aussi les syndics de copropriété, gestionnaires immobiliers, hôtels, collectivités et autres professionnels du bâtiment, la chaîne recherche logiquement des profils de futurs partenaires familiers de l’univers du bâtiment. Plombiers, assainisseurs, piscinistes, chercheurs de fuite et autres professionnels du BTP sont donc les bienvenus. Docteur Canalisation entend ainsi attirer « une nouvelle génération d’entrepreneurs souhaitant développer une activité à forte valeur ajoutée ». En leur proposant un contrat de licence de marque pour une durée de cinq ans renouvelables, assorti d’un droit d’entrée de 25 000 € (formation incluse).

Concept sans local commercial, Docteur Canalisation prévoit de compter 20 implantations fin 2026
Comme un certain nombre d’activités du secteur de la rénovation de l’habitat, Docteur Canalisation est un concept qui peut être mis en œuvre sans local commercial au démarrage. En effet, « un garage suffit » pour se lancer, affirme la tête de réseau. Un véhicule est également nécessaire pour exercer, tandis que le matériel requis est accessible en leasing à partir de 990 € par mois. A noter : l’enseigne demande ensuite 15 % de royalties sur le chiffre d’affaires, un pourcentage élevé pour le secteur, en contrepartie des actions engagées par le franchiseur en matière de communication (site internet, community manager, investissements Google Ads et Meta…), destinées à générer des demandes qualifiées. Les franchisés bénéficient également d’un « logiciel dédié » (à la gestion de la relation client) et d’un « secrétariat délégué »
Ce modèle économique permettant aux franchisés de se lancer avec peu d’apport personnel et peu de frais généraux favoriserait, selon la tête de réseau, « un lancement rapide et une rentabilité express, dès les premiers chantiers ». Selon ses fondateurs, le concept Docteur Canalisation permettrait de dégager une marge brute de 80 % et de réaliser un chiffre d’affaires de 480 000 € au bout de deux ans d’exploitation (contre 240 000 € en première année, avec un panier moyen de 3 990 € HT).