
Edwin Prache, Directeur général de l’enseigne Ada

Sylvia Touboulic Barreteau, Responsable Pôle Développement de La Mie Câline

Jacky Barreteau, son Directeur développement franchise de l’enseigne La Boucherie.

Rose-Marie Moins, Directrice Développement et Animation de la Fédération Française de la Franchise.
Reprendre une agence, un magasin ou un restaurant en franchise présente certes des avantages, mais une telle opération comporte aussi certaines contraintes qu’il importe de bien mesurer avant de se lancer. « Je dis toujours que la reprise est une partie de billard à trois bandes entre le cédant, le repreneur et le franchiseur, résume Rose-Marie Moins. En effet, le franchiseur a un droit de validation sur la personne qui reprend, donc sur l’opération de manière générale. Cela veut dire que le cédant ne peut pas faire l’opération dans son coin, et que le candidat ne peut pas signer de rachat sans passer par la case franchiseur, qui validera son profil comme il fait pour celui de tout candidat ». Outre ce droit de validation (ou d’agrément), le franchiseur dispose aussi d’un droit de préférence (ou de préemption), qui lui donne la possibilité « de racheter en priorité un magasin que son franchisé souhaite céder à un prix de marché, explique Rose-Marie Moins. Concrètement, le cédant soumet l’offre de reprise au franchiseur qui a un mois, ou deux, pour dire s’il est intéressé pour devenir acquéreur ». Ce dispositif est surtout destiné à empêcher des reprises d’emplacements sans enseigne, éventuellement par un concurrent.

Olivier Urrutia, délégué général de la Fédération du commerce coopératif et associé.
La valorisation du fonds de commerce cédé par un franchisé sortant à un nouveau franchisé suit des règles définies selon le secteur d’activité, et ne doit être ni sous-évaluée, ni surévaluée. « En théorie, le franchisé propriétaire de son fonds de commerce décide du prix de cession, souligne Rose-Marie Moins. Mais dans les faits, le franchiseur vérifie quand même si ce prix n’est pas surévalué, car cela présente le risque que le franchisé qui reprend, trop endetté, ait du mal à rembourser son emprunt, voire à faire progresser le chiffre d’affaires. Il faut que tout le monde s’y retrouve, car le montant retenu doit aussi valoriser le travail fourni par le franchisé cédant. »