« Notre objectif est de couvrir toute la France, et comme nous sommes un réseau jeune, avec des agences pionnières, il y a encore de la place partout, même dans les grandes métropoles. »
Vous avez été nommée à la tête des Bienveillants en octobre 2025 : quelles sont vos principales missions ?
J’ai rejoint le groupe Oui Care en juillet 2021, pour prendre la direction de l’enseigne France Présence, un réseau succursaliste. Et c’est grâce à l’expertise que j’ai acquise dans le domaine des seniors et du handicap, que Guillaume Richard, Président du groupe, m’a confié en octobre 2025 l’enseigne Les Bienveillants, qui comptait alors deux agences en succursale. Avec pour missions d’en relancer la dynamique et le développement en franchise, afin de devenir un réseau de franchise à la hauteur de ses ambitions. Les Bienveillants s’adresse à des personnes en situation de handicap et à des personnes fragiles, adultes et enfants, et aux personnes qui souhaitent vivre en autonomie à domicile le plus longtemps possible. Initialement, le réseau a été créé sous la marque Assidom, puis nous l’avons rebaptisé Les Bienveillants, un nom qui incarne la promesse de la marque, et nous avons fait en sorte que la prestation soit alignée sur la promesse du nom, à savoir bien veiller sur les gens.
En octobre 2025, le réseau comptait déjà quelques franchisés. Nous avons renforcé leur formation et recruté une responsable du développement commercial, experte, afin de garantir un suivi et un accompagnement de haut niveau pour les franchisés dans leur démarrage. Les agences en franchise en activité sont situées en Ile-de-France, à Paris 17e et à Argenteuil, qui vient d’ouvrir récemment, mais aussi à Orléans et à Nice. D’ici la fin de l’année, nous visons une dizaine d’ouvertures, avec des franchisés qui sont déjà engagés dans leur budget prévisionnel et qui ont déjà choisi leur zone.
Depuis janvier 2026, grâce à toutes les actions qui ont été mises en place, la croissance du réseau est devenue très dynamique. La franchise est aujourd’hui l’ADN du groupe Oui Care, c’est pourquoi notre objectif est de faire savoir que Les Bienveillants offre encore des zones partout en France : pas seulement en Ile-de-France, mais aussi à Nancy, Toulouse, Montpellier… Notre objectif est de couvrir toute la France, et comme nous sommes un réseau jeune, avec des agences pionnières, il y a encore de la place partout, même dans les grandes métropoles.

Qu’est-ce qui différencie le modèle Les Bienveillants des autres enseignes du marché ?
Il y a un point sur lequel nous sommes vraiment différenciants : Les Bienveillants accompagne les personnes en situation de handicap, adultes et enfants. Or tout le monde ne le fait pas, c’est quand même assez rare pour être souligné. Nous avons une vraie expertise dans ce domaine, grâce notamment aux formations des auxiliaires de vie de nos clients. Nous proposons aussi beaucoup d’aide aux aidants, or c’est un élément de plus en plus important dans la relation. Aujourd’hui, notre mission est de les soutenir, de les accompagner, les orienter et les guider pour leur permettre de trouver les meilleures solutions et bénéficier de la meilleure prise en charge possible.
Quels sont vos projets d’ouvertures en franchise pour les deux années qui viennent ?
Notre ambition pour 2026, qui est une année de reprise du développement, porte sur 10 ouvertures. Nous en visons 25 pour 2027, puis une fois que le réseau sera lancé, nous serons sur un trend de 30 à 50 ouvertures par an, comme les autres réseaux du groupe Oui Care. On pourrait se dire que Les Bienveillants est une nouvelle marque qui n’a pas encore fait ses preuves, mais nous avons l’avantage d’être adossés au groupe Oui Care : c’est une sécurité qu’on ne retrouve pas partout. Quand on parle des autres marques du groupe comme O2, Apef, La Compagnie des Lavandières ou Les Petits Bilingues, on voit que la stabilité du groupe prédispose à une réussite générale.
Pourquoi cette accélération du développement en franchise ?
Si France Présence est un réseau uniquement succursaliste, c’est parce que son développement dépend des autorisations délivrées par les conseils départementaux. Or aujourd’hui, les conseils départementaux ne donnent plus d’autorisation. C’est pourquoi Les Bienveillants exerce en mode mandataire : nos bénéficiaires sont des particuliers employeurs de leurs auxiliaires de vie. Cela permet au réseau de se développer en franchise malgré le manque d’autorisations dans notre secteur d’activité, et ainsi de répondre aux besoins de plus en plus importants d’accompagnement des personnes âgées. Le mode prestataire et le mode mandataire doivent coexister : on ne s’adresse pas au même public quand on propose au bénéficiaire d’être particulier employeur que quand on met à sa disposition un collaborateur en tant que salarié. Les deux modes de prise en charge ont leur place.
De plus, le groupe Oui Care a la volonté de permettre à des candidats d’entreprendre. Notamment à des candidats en interne, car il existe un programme dédié à l’accompagnement des collaborateurs du groupe, pour leur permettre de devenir entrepreneurs et de se lancer en franchise. Nous recrutons aussi des personnes en reconversion professionnelle de 50 ans et plus pour lesquelles se lancer en franchise représente une belle opportunité de poursuivre sa carrière et de se construire un capital. Par ailleurs, sur les dix prochaines ouvertures en franchise, la moitié sont portées par des personnes de moins de 30 ans. Donc on voit qu’il existe aussi une appétence chez nos jeunes collaborateurs, la fameuse Gen Z : ils ont envie de travailler, ils ont envie de se lancer dans un autre modèle, d’être acteurs de leur réussite et de sortir du cadre du salariat. Enfin, sur les dix prochaines ouvertures, neuf seront menées par des femmes.

Quels sont les critères pour devenir franchisé sous vos enseignes ?
Nous recherchons en priorité des personnalités. J’ai déjà rencontré par exemple une candidate qui venait du secteur et nous avons décidé de ne pas l’intégrer au réseau. Pourtant, elle connaissait les services à la personne, elle avait le budget mais elle n’avait pas la posture de chef d’entreprise et surtout, elle n’avait pas un environnement familial favorable : elle n’était pas soutenue.
Ce que l’on cherche, ce sont des candidats qui ont conscience qu’ouvrir une franchise, c’est prendre un risque : comme toute les personnes qui entreprennent, elles vont devoir mettre de l’argent sur la table, travailler plus qu’en étant salariées, différemment, parce que l’entrepreneuriat demande un fort engagement, particulièrement dans un secteur où la continuité de service est essentielle. Surtout dans notre métier, la prise en charge des personnes en situation de handicap : on prend en charge des personnes dépendantes, avec des prestations le soir et le week-end.
Quel accompagnement proposez-vous à vos futurs franchisés ?
Avant même leur formation initiale, tous les candidats passent par la cellule Oui Care Franchise Développement qui opère une pré-sélection, avec un accompagnement en amont. Nos futurs franchisés sont accompagnés pour le montage et la structuration de leur projet, ou encore la construction de leur budget prévisionnel. Avant même la signature, ils bénéficient d’une prise en charge très conséquente. Une fois le contrat signé, les franchisés suivent une formation initiale sur le modèle et le savoir-faire de la marque.
Quel est l’investissements à prévoir pour rejoindre l’enseigne et combien de temps faut-il à un franchisé pour amortir cet investissement ?
Pour devenir franchisé Les Bienveillants, le droit d’enseigne s’élève à 15 000 € pour une zone standard. Le montant du droit d’enseigne peut être plus élevé si vous avez un potentiel beaucoup plus large. L’investissement global tout compris représente 66 000 €, dont 20 000 € d’apport personnel.
Si le franchisé est issu du secteur ou diplômé du secteur, il peut porter son agrément et ouvrir seul. S’il est chef d’entreprise mais n’a pas lui-même la possibilité de porter l’agrément, il est obligé de recruter un collaborateur pour porter l’agrément. Dans ce cas, avec un collaborateur dès le départ, le modèle de rentabilité doit être un peu plus solide. Mais quand on est deux, il est plus simple d’aller en démarche commerciale pour rechercher des bénéficiaires.
A peine 15 jours après avoir obtenu son agrément, un de nos franchisés a déjà signé de très gros dossiers : il va forcément amortir son investissement plus vite que quelqu’un qui n’a pas eu son agrément tout de suite, qui a une difficulté de prospection ou qui n’a pas anticipé la prospection. Mais on peut dire que sous 18 mois, on rentre dans une démarche de rémunération assez satisfaisante.