« Plus le porteur de projet en franchise est accompagné, plus son accès au financement bancaire sera facilité. »
Quelles sont les principales difficultés rencontrées actuellement par les porteurs de projet en franchise dans leur recherche de financement ?
Les banques apprécient fortement l’encadrement qu’apporte la franchise. Cependant, le contexte économique est quand même compliqué, donc les banques sont de plus en plus sélectives. Les charges liées à une implantation en centre commercial, par exemple, ont amené certains franchisés à fermer malgré l’accompagnement du franchiseur. Donc nos partenaires bancaires ont une exigence plus élevée en matière d’apport personnel et de garanties. Il est vrai que parfois, le porteur de projet va présenter trop vite un dossier mal préparé, mal cadré, avec un prévisionnel trop optimiste et pas assez d’apport.
Aujourd’hui, nous avons une analyse renforcée des prévisionnels parce que, souvent, nos partenaires bancaires les dégradent. Nous avons parfois des demandes de garantie très importantes sur les dossiers donc notre rôle, en tant que courtier en financement, c’est de limiter cette prise de garantie, surtout les cautions personnelles. Enfin, les délais d’instruction au niveau des partenaires bancaires sont fortement allongés. Donc il est important de bien préparer son dossier en amont et de bien le structurer : cela permet d’éviter des refus.
Quelles solutions pouvez-vous proposer aux candidats ?

Il y a encore quelques années, quand on présentait un dossier de franchise, tout le financement passait au travers d’une banque généraliste. Aujourd’hui, un renfort d’apport personnel est souvent sollicité donc, en tant que courtier, nous avons la possibilité de faire des recherches de financements complémentaires : prêts d’honneur, leasing pour le financement du matériel ou du mobilier, plateformes de crowdfunding ou levées de fonds plus importantes. D’ailleurs, Empruntis Pro vient de s’allier au réseau Initiative France pour accélérer la mise en place de prêts d’honneur.
Que peut faire le porteur de projet pour mettre toutes les chances de son côté ?
Il faut disposer d’un apport solide car on peut être quelqu’un d’expérimenté et s’adosser à la plus belle des franchises mais, si l’apport n’est pas là, ça ne suffira pas. Il faut aussi présenter un prévisionnel bien argumenté, bien structuré, pas trop optimiste, bien connaître son marché et sa concurrence, valoriser son expérience et ses compétences. Et puis se faire accompagner par des experts : expert-comptable, courtier etc. Plus le porteur de projet est accompagné, plus son accès au financement bancaire sera facilité.