« Nous avons lancé un concept sans local commercial, La Petite Académie hors les murs, pour déployer le réseau dans les villes moyennes. »
Où en est le développement en franchise de votre réseau d’écoles d’art pour enfants ?
A ce jour, le réseau La Petite Académie compte 27 écoles en franchise et trois en propre. Le siège l’entreprise se trouve à Lyon et la plupart des unités franchisées sont parisiennes ou implantées en petite couronne, mais on en trouve aussi un peu partout en France.
En 2026, nous avons ouvert six écoles en franchise, notamment à Reims, Pau, Chamalières, Angers ou encore Vincennes, et celle de Tassin a été rachetée.
Quelles sont vos perspectives de développement pour les années qui viennent ?

Nous avons des projets en cours pour 2026. Sur le salon Franchise Expo Paris, nous avons également reçu des demandes pour ouvrir des écoles à Paris ou encore à Toulon, de la part de candidats qui s’étaient déjà renseignés sur notre enseigne, qui aiment notre concept et qui ont eu un petit coup de cœur pour La Petite Académie !
Nos franchisés sont contents, ils aiment ce qu’ils font. Nous sommes relativement lents dans notre développement, car nous recherchons avant tout de bons ambassadeurs pour la marque.
Nous avons aussi pour objectif de déployer notre concept à l’international. Nous cherchons des master franchisés pour nous développer dans des pays comme l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique ou encore la Suisse. Nous allons étudier les perspectives sur ces marchés et la meilleure manière pour nous y développer, en accord avec notre concept français.
Quel est le profil des franchisés La Petite Académie ?
Actuellement, le réseau se compose d’une majorité de franchisées femmes et d’un franchisé homme, qui était auparavant inspecteur des impôts, mais avec une fibre artistique. Plus généralement, nous recherchons surtout des entrepreneurs, qui savent gérer et manager. Il faut aussi aimer l’art, y être sensible.
Certaines de nos franchisées ont deux écoles, d’autres en ont trois. Ainsi, notre franchisée d’Antibes a trouvé un local à Cannes pour y ouvrir une nouvelle unité. Pour faire tourner une école, il faut une équipe composée d’un ou une responsable de franchise, et d’intervenants auto-entrepreneurs bons en art, souvent des étudiants avec des contrats en CDD. Certaines franchisées passionnées d’art assurent tous les cours elles-mêmes, d’autres délèguent.
Comment prévoyez-vous de faire évoluer votre concept ?
Notre concept historique d’ateliers-galeries fonctionne très bien, mais nous avons aussi des demandes pour implanter l’enseigne dans de plus petites villes, comme par exemple à Giverny, dans l’Eure, où le loyer pour prendre un local est un peu élevé par rapport au potentiel d’élèves. Pour aborder ces villes moyennes, nous avons créé le concept La Petite Académie hors les murs, dans lequel le franchisé développe des interventions artistiques dans des lieux partenaires comme les écoles ou encore les Ehpad. Ce modèle reprend tous les cours et toutes les méthodes de La Petite Académie avec un investissement plus réduit, puisqu’il n’y a pas de local commercial, donc pas de loyer.
Nous sommes également en train de lancer des ateliers « Porcelaine Café », en proposant à des adultes de s’inscrire sur notre site pour venir partager un moment de détente dans nos écoles, fabriquer une petite porcelaine et repartir avec leur œuvre. Cela nous permet d’occuper les créneaux disponibles.