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      A la pointe de la mode

      Deuxième secteur le plus représenté en mars à Franchise Expo Paris, la mode (prêt-à-porter, chaussure, maroquinerie, accessoires…) concentre toujours un vivier de concepts malgré une conjoncture délicate. Cette année encore, le renouvellement est au rendez-vous. Jeunes réseaux amorçant leur déploiement, marques plus expérimentées ouvrant leur recrutement : zoom sur ces acteurs désirant séduire les candidats entrepreneurs et les “fashion victim”.

      L’enfant roi version Kickers

      Numéro un français du négoce de chaussures, le Groupe Royer lance Kids & Kickers pour équiper les pieds des enfants de leurs premiers pas à la préadolescence. Dans des boutiques de 50 à 80 m2 de surface de vente, la chaîne propose des collections multimarques soit près de 300 références, de la basket à la ballerine en passant par l’espadrille.

      “Notre métier originel demeure la conception, la création et la production de chaussures sous marques propres (Kickers, Aster, Mod8, etc.) et la vente de griffes dont nous détenons les licences (Converse, Hello Kitty, New Balance, Chipie…), explique Guy Dumont, directeur du développement. Fort de ce beau portefeuille, le Groupe souhaite se doter de réseaux de distribution sous enseignes. Kids & Kickers nous est apparu comme un excellent concept pour résister à la concurrence des GSS (Grandes surfaces spécialisées, ndlr) et d’Internet.”

      Inauguré en 2012 avec une première boutique dans le centre-ville de Limoges, le réseau a ensuite ajouté un 2ème point de vente à Troyes puis un 3ème en périphérie de Reims, le premier en partenariat. D’une durée de 5 ans, la formule, avec concession d’enseigne et de territoire, doit permettre à la chaîne de compter une dizaine de boutiques d’ici deux ans.

      Carmen Steffens veut conquérir la France

      Leader du marché brésilien avec 215 magasins, Carmen Steffens  part à la conquête du monde. Présent dans l’Hexagone depuis trois ans, ce distributeur de chaussures, accessoires et petite maroquinerie au positionnement haut de gamme y compte 15 détaillants multimarques et 3 points de vente à Aix, Marseille et Caen.

      Le développement est confié à Éric Portelli, homme multi-casquette à l’origine master franchisé de la griffe et désormais directeur France et Europe. “Nous ouvrirons 8 franchises en 2013 dont Paris, Nice, Cannes, Toulouse et Montpellier ; puis 7 l’an prochain, en ciblant en priorité des grandes villes comme Lyon et Nantes.”

      Carmen Steffens se duplique sur des formats oscillant entre 50 et 200 m2 en centre-ville selon opportunité mais surtout en centre commercial. Produit phare, la chaussure pèse 70 % du chiffre d’affaires en magasin pour un panier moyen qui atteint 250 euros.

      Mario Dessuti franchise son vestiaire

      Positionné business wear, Mario Dessuti se spécialise dans le prêt-à-porter haut de gamme pour homme (chemises, cravates, accessoires) avec un produit phare, le costume, et une particularité : toutes les collections sont vendues au même prix. Un concept marketing qui n’est pas sans rappeler le modèle adopté par le chausseur masculin Loding (60 boutiques, presque toutes en franchise).

      Et pour cause : les deux chaînes sont développées dans le giron du même groupe. Avec Mario Dessuti dans le rôle de l’aîné puisque la marque a été fondée en 1988 ; Loding n’a vu le jour que dix ans plus tard.

      Purement succursaliste depuis son lancement, Mario Dessuti a introduit la franchise dans son programme d’expansion. “L’an passé, nous avons transformé quelques succursales en franchises, plusieurs salariés et collaborateurs de la société ayant racheté les affaires en question, explique Vincent Di Nino, directeur du développement. Aujourd’hui, la deuxième étape est de faire partager notre savoir-faire à de nouveaux partenaires.”

      Le parc de magasins totalise 9 adresses (dont 7 franchises) dans Paris intra-muros et en province, à Bordeaux et Toulouse. Mario Dessuti vise à terme 30 unités afin de couvrir la région parisienne et toutes les grandes villes de province, en ciblant davantage les centres-villes que les centres commerciaux. Le point de vente standard (entre 80 et 120 m2) permettrait de générer près d’un million d’euros de chiffres d’affaires.

      Le candidat – idéalement pourvu d’“un savoir-faire de commerçant et d’habilleur avec un vrai feeling mode” – doit tabler sur une enveloppe d’investissement d’environ 180 000 euros. Laquelle comprend droit d’entrée, travaux et agencement du point de vente et stock de départ.

      Somewhere habille écolo

      Une marque de prêt-à-porter (et d’accessoires de mode) responsable et engagée dans un développement durable : tel est l’ADN de Somewhere, chez qui 25 % des magasins sont éco-conçus et où 30 % des produits sont en matière bio ou recyclés. La griffe “créative casual chic abordable” habille à la fois la femme (75 % du chiffre d'affaires) et l’homme.

      Sous l’impulsion de son nouveau président, Dominique Giusiano (qui a racheté l’an dernier la société à Redcats, filiale du mastodonte PPR), Somewhere a retravaillé ses fondamentaux et mûri un nouveau concept de magasin, plus petit (80 à 120 m2 contre près de 200 m2 pour le format historique), désormais proposé à des partenaires via un contrat de commission-affiliation.

      Une première pour cette chaîne jusqu’alors 100 % succursaliste qui compte 23 magasins implantés à Strasbourg, Nancy, Brest, Bordeaux, Toulouse, Annemasse ou Paris intra-muros (2 sites). En boutique, le panier moyen s’établit à près de 90 euros.

      La chaîne s’adresse en priorité à des commerçants expérimentés dotés d’une sensibilité mode affirmée. Dans les années à venir, l’objectif est d’étoffer le réseau d’une trentaine d’adresses supplémentaires dans des villes de plus de 50 000 habitants en emplacement 1 ou 1 bis de centre-ville.

      Un Jour un Sac : maroquinerie française haut de gamme

      Pourvu d’un pilote parisien depuis 2002, Un Jour un Sac (créé en 1998 par François Reinier) veut muscler son réseau composé de 2 adresses dans la capitale et d’une 3ème en province, à Aix. “Nous ne sommes pas une multinationale, mais la marque dispose d’un fort potentiel et s’appuie sur un modèle économique performant avec des petits magasins générant d’excellents rendements”, explique Jacques Bignon, directeur du développement.

      Positionné haut de gamme, Un Jour un Sac (qui réalise 50 % de son activité à l’export, notamment au Japon) revendique un 100 % made in France, tous les produits étant fabriqués au Pays basque. L’autre spécificité tient dans la possibilité de créer et personnaliser ses articles. Sacs et poignées sont en effet dissociés, offrant x combinaisons selon les matières et coloris choisis. Un Jour un Sac cible une femme CSP+ de 35 à 50 ans.

      En ouvrant son recrutement à des affiliés – des commerçants disposant déjà d’un local, des femmes désirant exploiter leur propre commerce, des détaillants connaisseurs de la marque –, Un Jour un Sac cherche à s’ancrer dans les grandes métropoles régionales et les villes de plus de 70 000 habitants. L’objectif : compter 30 points de vente dans les trois ans sous forme de magasins traditionnels en centre-ville (20 à 30 m2), de corners ou de shops in shops (15 m2).

      Venizi veut briller

      Fondée en 1983 et basée à Bruxelles, Venizi s’appuie sur 86 boutiques (60 % en centre commercial) : 55 en Belgique, 1 au Luxembourg et 30 en France, concentrées sur Paris, la région parisienne et le quart sud-est.

      Le distributeur de bijoux en argent, plaqué or, acier, montres et accessoires de mode revendique 400 000 clients et un positionnement prix accessible avec quelque 2 500 références produits oscillant entre 7 et 150 €.

      Présidée depuis 2010 par Marc Gignoux (ex-L’Occitane en Provence), Venizi fait évoluer son modèle et propose désormais son business à des affiliés devant compter sur un apport minimal de 50 000 euros.

      L'enseigne s’implante en emplacements n°1 dans des zones de chalandise de plus de 30 000 habitants sur 30 à 80 m2. Modulable, le concept peut être adapté en centre-ville, en galerie commerciale, dans les gares et sous forme de kiosque.

      Tacoa presse le pas

      Contraction de “T’as quoi ?” Tacoa à tes pieds est un concept multi-marques milieu/haut de gamme (Converse, Catimini, Faguo, Babylotte, etc.) chaussant les enfants du 18 au 40. “Nous sommes des commerçants, non des fabricants car c’est un métier difficile et nous ne souhaitons pas nous battre sur ce terrain-là”, explique Lionel Harguindeguy, co-gérant (avec sa femme Chrystèle) de la société familiale.

      Après avoir rodé son business modèle en succursale depuis 2006 dans la boutique pilote de Rodez, la direction a entrepris de constituer un réseau sous la forme d’un contrat de partenariat avec licence de marque.

      Tacoa a bien essaimé ces derniers mois, comptabilisant 14 points de vente à Amiens, Castres, Compiègne, Dinan, Libourne, Saverne, Valenciennes etc. Le format type jouit d’une surface de vente de 40 m2 et d’une réserve de 10 m2.

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