
En novembre 2024, la Fédération Française de la Franchise (FFF) présentait les résultats d’une étude exclusive réalisée par l’institut OpinionWay sur le thème « l’entrepreneuriat fait-il toujours rêver les Français ? ». Un an plus tard, la Fédération vient de dévoiler un nouveau sondage sur ce thème, avec pour ambition d’en faire un « observatoire sur la reconversion professionnelle et l’entrepreneuriat », en forme de baromètre annuel. Selon cette enquête menée par OpinionWay du 8 au 13 octobre 2025 (par questionnaire auto-administré auprès d’un panel de 1 059 personnes, « représentatif de la population de salariés d’entreprise »), la reconversion reste une tendance forte. Puisque près de deux salariés sur trois (64 %) « ont déjà effectué ou envisagent une reconversion professionnelle ». Un chiffre en léger recul (-2 points) par rapport à 2024. Les plus jeunes se montrent à nouveau les plus motivés : 74 % chez les moins de 35 ans (-3 pts vs. 2024), contre 55 % chez les plus de 50 ans (+2 pts). L’écart entre générations tend donc à se réduire : de 24 points en 2024 à 19 points en 2025.
Près de deux salariés sur trois ont déjà effectué ou envisagent une reconversion professionnelle
Selon l’étude, 20 % des plus de 50 ans « envisagent une reconversion pour créer leur entreprise dans les prochaines années, un taux qui a presque doublé en un an (11 % en 2024) ». Tandis que la proportion des moins de 35 ans attirés par l’entrepreneuriat « recule de 14 points par rapport à l’année précédente » (de 59 % à 45 %). Un repli « vraisemblablement imputable aux incertitudes politiques et économiques, auxquelles les jeunes se montreraient plus sensibles », selon les auteurs de l’enquête. « À la lecture de ces résultats, un constat s’impose : si l’envie d’entreprendre se maintient chez les jeunes, elle s’intensifie désormais chez les seniors. Et c’est une très bonne nouvelle ! », commente dans un communiqué Véronique Discours‑Buhot, Déléguée Générale de la Fédération Française de la Franchise. Pour concrétiser son projet entrepreneurial, un salarié sur cinq (20 %) envisage la franchise « avec une préférence marquée pour la reprise d’entreprise (13 %) plutôt que pour la création ex nihilo (7 %) », selon l’étude OpinionWay pour la FFF. Tandis que 40 % optent pour l’auto-entrepreneuriat et 8 % pour la start-up. Là encore, les stratégies diffèrent selon les générations, puisque « les seniors privilégient la reprise d’entreprise (16 % des plus de 50 ans vs. 10 % des moins de 35 ans) ». Alors que « les jeunes se tournent davantage vers la création d’entreprise (9 % des moins de 35 ans vs. 4 % des plus de 50 ans) ». L’appétence des porteurs de projet pour la reprise est une bonne nouvelle sachant qu’en France, plus de 700 000 entreprises devront être transmises d’ici 2032, selon des données publiées en juin 2025 par la Direction générale des Entreprises (DGE). C’est notamment le cas au sein des réseaux de franchise créés dans les années 80 comme La Mie Câline ou La Boucherie : par le jeu de la pyramide des âges des franchisés en place et des renouvellements de contrats, de nombreux points de vente sous enseigne sont à reprendre chaque année. Sur ce thème, voir aussi notre article « Reprendre, une autre voie pour se lancer ».
Pour concrétiser son projet entrepreneurial, un salarié sur cinq envisage la franchise

Véronique Discours-Buhot, Déléguée générale de la Fédération Française de la Franchise