
Venu de l’industrie automobile, où il était agent de maîtrise, encadrant une équipe d’opérateurs, Laurent Chauvron est aujourd’hui chef d’entreprise franchisé sous enseigne Carrément Fleurs à Douai, dans le Nord. Quand on lui demande quel a été l’élément déclencheur qui lui a donné, en 2014, envie de se lancer, voici sa réponse : « Cela peut faire sourire, mais le déclic m’est venu tout bêtement, en allant acheter des fleurs ! À l’époque déjà, je voulais créer une entreprise et travailler pour moi. Banalement, j’ai reçu une invitation à la dernière minute et je me suis dit : « Je ne vais pas arriver les mains vides ». Et on arrive avec quoi ? Des fleurs ! C’est alors que j’ai un petit peu regardé la boutique dans laquelle j’étais, et je me suis dit : « Tiens, je vais me pencher sur le secteur de la fleur ! » » Ce témoignage illustre deux aspects importants du modèle de la franchise : d’une part, ce dernier « offre des perspectives de reconversion à ceux qui décident de se lancer », comme le souligne la 18ème enquête annuelle de la franchise Banque Populaire–Fédération Française de la Franchise. En effet, 76 % des 400 franchisés interrogés dans le cadre de cette étude étaient salariés avant de monter leur affaire. D’autre part, cette formule donne tout simplement aux porteurs de projet la possibilité de changer de métier : ainsi, « un franchisé sur deux a changé de secteur par rapport à son activité précédente », pointe la même étude. Les exemples de reconversions réussies sont nombreux, mais aussi variés. Infirmière, puis commerciale et formatrice auprès des professionnels de santé pour une entreprise de matériel médical, Valérie de la Marnierre est devenue en 2015 franchisée du réseau Dietplus à Marmande, dans le Lot-et-Garonne. « Je faisais beaucoup de kilomètres, je portais du matériel, j’ai eu des problèmes de dos et il a fallu que je cesse mon activité commerciale : il fallait que je me sédentarise, raconte-t-elle. Je me suis dit : « Pourquoi pas continuer à prendre soin des autres, pourquoi pas continuer dans le domaine du management ? ». Donc je me suis tournée vers la franchise en me disant qu’elle apportait, quand même, une certaine sécurité, dans le sens où on bénéficie de l’expérience du franchiseur, de tout un soutien logistique… »

