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      Jean-Emile Rosenblum, co-fondateur et PDG The Kase - Interview du 11 avril 2014

      The Kase vise plus de 30 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année et 1 500 magasins, majoritairement en franchise, à l’horizon 2018

      Vous avez lancé le développement en franchise de The Kase il y a un peu plus d’un an, en affichant de grandes ambitions. Le marché de la coque pour mobile n’est-il pas un peu étroit pour cela ?
      Pas du tout. En réalité le marché est énorme : il s’est écoulé, l’an dernier, 1,8 milliard de téléphones portables à l’échelle du monde. Et de plus en plus de consommateurs achètent des protections, d’autant qu’avec le développement des smartphones (plus de 50 % des ventes) qui disposent d’écrans plus larges, les appareils sont devenus plus fragiles et le besoin de les protéger a augmenté. Et si on peut y répondre de façon sympa avec une offre d’accessoires personnalisables pour portables et tablettes, c’est encore mieux.
      Le marché est donc là : on estime que le chiffre d’affaires des accessoires devrait passer de 16 milliards de dollars en 2012 à 50 en 2016. À nous de capter ce potentiel en faisant venir la clientèle dans nos points de vente, en particulier en lui offrant la personnalisation la plus large.
      Pour y parvenir nous avons élaboré un concept, qui nous permet de travailler avec 3 000 designers pour un total de 40 000 visuels possibles, mais le client peut aussi apporter une photo personnelle. L’objet part à l’impression au fond de la boutique et en dix minutes, c’est prêt. On peut espérer que cela contribuera aussi à doper le marché et que beaucoup de client(e)s acquerront plusieurs protections pour en changer régulièrement, à l’instar de nombreuses femmes, qui possèdent deux, trois sacs à main différents.
      Nous avons aussi beaucoup travaillé sur le design, les couleurs, l’aménagement du mobilier et la mise en avant des coques en magasin. Le résultat, c’est des boutiques attractives au design très poussé, avec du blanc laqué du sol au plafond et mobilier noir, de taille relativement modeste (40 à 80 m²), qui s’implantent en numéro un, en centre ville ou en galerie marchande.

      Vous avez repris en septembre 2013, 114 magasins The Phone House. Où en est cette opération aujourd’hui ? Que vous a-t-elle apporté ?
      En tant que fondateurs de Pixmania, que nous avons cédé en 2012,  nous avions une certaine expérience des réseaux commerciaux. Et nous savions que sur un marché émergent il fallait grossir vite. Cela passe bien sûr par le recours à la franchise, qui permet d’aller plus vite. Mais nous avons donc saisi l’opportunité que représentait  la mise en vente de The Phone House pour reprendre 114 points de vente, via une cession partielle d’actifs pour un euro symbolique, ainsi que le personnel. L’achat a été finalisé début octobre 2013. Et la mutation des points de vente, que nous cédons en partie à des franchisés, sera terminée fin mai 2014.
      Cette opération nous a permis de faire un grand bond en avant, en nombre de points de vente (fin mars nous alignions 130 franchises) mais également qualitativement car il s’agissait d’emplacements bien situés, déjà connus de la clientèle de la téléphonie. Nous avons aussi accueilli les 416 ex-collaborateurs de The Phone House de ces points de vente. Leur expérience du marché et leur professionnalisme sont une force essentielle pour réussir ensemble cette belle aventure.
      Tout cela nous permet de voir l’avenir avec optimisme dans un contexte où nos  principaux concurrents sont les opérateurs et leurs réseaux de boutique. À nous de faire comprendre à la clientèle que, pour un abonnement téléphonique, il faut aller voir un spécialiste… et que pour la protection, les spécialistes, ceux qui proposent le plus grand choix, c’est The Kase.

      A la tête de 130 franchises en France fin mars, vous avez aussi rapidement entamé un développement à l’international. Pourquoi ?
      Dès le lancement, nous avons souhaité nous développer rapidement en France et à l’étranger. Tout simplement parce que ce marché est mondial. Les besoins sont les mêmes partout. Notre ambition est d’atteindre 1 500 magasins d’ici quatre ans, et entre 3 et 5 000 boutiques au cours des dix prochaines années. Dit autrement, nous visons à représenter entre 5 et 10 % du marché mondial d’ici deux ans, et entre 20 et 30 % à terme.
      C’est ambitieux mais nécessaire. Dès 2013, nous nous sommes donc implantés avec succès à Singapour, qui a représenté pour nous une tête de pont sur le marché asiatique, puisque nous sommes aussi présents à Hongkong. Les premiers pays européens à avoir accueilli notre marque-enseigne ont été l’Allemagne et la Belgique. Et nous avons également ouvert nos premières boutiques aux USA, en particulier à New York. La dernière opération en date est le contrat que nous venons de signer avec le groupe Naville, un contrat de franchise exclusive pour la Suisse avec l’objectif d’y ouvrir 15 points de vente dans les 3 prochaines années. D’autres accords sont en cours de finalisation pour l’Inde et l’Indonésie. Ce déploiement doit se poursuivre cette année en Angleterre, au Brésil, au Canada en Chine et au Japon. The Kase se développera ensuite en Australie.
      Cette expansion a lieu avec des partenaires auxquels nous octroyons une master-franchise pour le pays considéré (lorsqu’il s’agit d’un pays de taille moyenne) ou des master-franchise régionale (pour des pays de taille plus importante comme l’Italie ou l’Allemagne par exemple).

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