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    Manuel Biota, directeur partenariats et franchise Fnac - Interview du 22 mai 2014

    La Fnac compte à ce jour 108 magasins en France. Nous visons, à l’avenir, une petite dizaine d’ouvertures en franchise par an.

    Pourquoi la Fnac, enseigne historiquement succursaliste, a-t-elle souhaité opérer, il y a deux ans, un virage vers la franchise ? Et où en est aujourd’hui son développement sous cette forme ?
    La Fnac était jusqu’à 2012 une enseigne mono-format, présente dans les grandes agglomérations, mais absente des petites et moyennes villes, qui n’auraient pas pu supporter des magasins de grande taille. L’enseigne souffrait donc d’un déficit de présence dans certaines zones, d’un maillage incomplet du territoire. Nous avons souhaité le densifier.  Et le faire avec des indépendants bien implantés localement nous est apparu comme la solution la plus adaptée.
    La Fnac avait annoncé sa volonté de recourir à la franchise dès la mi-2011 dans le cadre de son projet d’entreprise Fnac 2015 initié par Alexandre Bompard. En moins de 10 mois, nous avons réussi à constituer une équipe dédiée, à créer un nouveau format de magasin et à signer les premiers engagements de nos partenaires. Notre premier point de vente franchisé a vu le jour à La Roche-sur-Yon, en octobre 2012. Depuis 20 autres franchises sont venues rejoindre notre réseau : 16 en gares et aéroports et 4 dans des villes moyennes, dont la dernière (fin novembre 2013) à Vichy, dans l’Allier.

    Comptez-vous aujourd’hui accélérer votre expansion en franchise ? Avec quel profil de partenaires ? Et quelle stratégie en matière d’emplacements ?
    La Fnac a en effet décidé de privilégier la franchise dans sa stratégie de développement. C’est un mode d’exploitation qui nous permet de conquérir plus rapidement de petites villes, afin de créer un réseau complémentaire à notre puissant site Internet. Comme je vous le disais, en nous appuyant sur des entrepreneurs qui connaissent le retail et soient déjà des référents locaux, ce qui nous paraît la meilleure option. A La Roche-sur-Yon et Melun, nous avons ainsi recruté des libraires reconnus dans leur ville ; à Pontault-Combault, le représentant de la quatrième génération d’une famille là encore de libraires locaux ; à Vichy des associés déjà franchisés SFR et Carrefour Market.
    Pour autant, les profils de libraires installés ne seront pas forcément ceux que nous privilégierons à l’avenir. En fait, nous recherchons soit des entrepreneurs ayant la connaissance du métier, nous intervenons alors pour eux comme un relais de croissance, avec nos produits annexes, notre centrale d’achats, notre multi-canalité…  Soit des personnes venant d’autres univers mais ayant l’expertise du retail, avec qui nous pourrons envisager de monter de toutes pièces de nouveaux points de vente. A condition toutefois qu’ils disposent d’au moins 150 000 euros d’apport personnel. Pour une création pure, l’investissement initial à prévoir est en effet de l’ordre de 500 à 800 euros par mètre carré.
    Les emplacements choisis, de même que nos formats, dépendent de chaque configuration. Melun mesure 320 m², Vichy 600 m², Pontault-Combault 900 m²et La Roche-sur-Yon 1 720 m²… Disons que 300 m² est un minimum et 600 m² un bon compromis.

    Quels sont vos objectifs de développement pour les mois à venir, en ville et dans les zones de transit ? Combien pensez-vous pouvoir ouvrir de franchises Fnac à terme ? 
    La Fnac compte à ce jour 108 magasins en France dont 20 franchises. Il existe une soixantaine de sites sur le territoire qui seraient complémentaires à notre maillage actuel. Maintenant que nous avons pris notre rythme, nous partons sur un objectif d’une petite dizaine d’ouvertures par an.  Nous avons déjà plusieurs inaugurations prévues pour les mois qui viennent. Au Puy-en-Velay (transformation d’un magasin existant) et à Compiègne (création) avant la fin du premier semestre, à Beauvais puis en Andorre ensuite. Et d’autres projets devraient bientôt s’ajouter à ceux-ci.
    Nous sommes ambitieux mais raisonnables. Il ne s’agit pas pour nous d’ouvrir coûte que coûte, nous sommes notamment très vigilants quant aux loyers des emplacements visés. Un point clé, et qui n’a sans doute pas été étranger aux échecs récents de Virgin Megastore ou des librairies Chapitre.
    Le Groupe Lagardère Services est notre franchisé pour les gares et les aéroports, à travers ses filiales Relay et Aelia. Ces entreprises connaissent parfaitement les circuits logistiques très spécifiques aux zones de transit. Elles ont une vraie expertise qui leur permet de saisir les bonnes opportunités quand elles se présentent, notamment quand des travaux d’agrandissement ou de restructuration sont menés dans les gares et les aéroports . Nous avons déjà créé 16 unités en France avec elles, et étudierons 2 à 4 nouveaux sites chaque année.

    Retrouvez l’intégralité de l’interview de Manuel Biota dans le n°242 de Franchise Magazine, actuellement en kiosques.

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