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      Olivier de la Clergerie, directeur général LDLC - Interview du 7 mars 2014

      Les points de vente physiques, notamment en franchise, ont vocation à prendre de plus en plus de place dans la stratégie de LDLC.Com

      Quelle a été l’évolution de l’activité de LDLC.Com, sur Internet et en magasins, sur le dernier exercice ?
      Notre année se termine au 31 mars, nous n’avons donc pas encore les chiffres définitifs. Toutefois, je peux déjà vous dire que nous avons enregistré un très bon niveau d’activité sur les 9 premiers mois de notre exercice. Cela nous a d’ailleurs incités à revoir à la hausse nos objectifs. Nous visions 230 millions d’euros (contre 208 M€ en 2012), nous sommes désormais plutôt à 255 millions attendus. La croissance est donc au rendez-vous. Et la stratégie vertueuse de LDLC.Com prend de l’ampleur. Les premiers changements opérés il y a deux ans et demi – sites web rendus plus accessibles aux non-technophiles, nouvelle identité visuelle et nouvelles méthodes de communication – portent leurs fruits. Ils nous ont permis d’améliorer notre notoriété et de toucher de nouveaux clients. Des éléments qui nous permettent d’envisager sereinement la suite de notre déploiement.

      Vous avez ouvert en juin 2013 un magasin devant servir de modèle aux futures franchises LDLC.Com.  Quel bilan dressez-vous de son démarrage ?
      Ce magasin ouvert à Villefranche-sur-Saône sur 150 m² (contre 300 m² pour nos deux autres succursales de Paris et Lyon) tourne très bien. Nous sommes très satisfaits de son démarrage, avec des résultats qui viennent nous conforter dans notre stratégie, en termes de taille, d’offre, d’implantation et nous encouragent à aller plus loin. C’est ainsi que le 12 mars, nous ouvriront notre première franchise LDLC.Com à Bourgoin-Jallieu en Isère. Nous avons pour cela recruté un partenaire issu du monde de la technologie – il nous fallait être particulièrement sélectifs pour cette grande première. Il va s’installer en périphérie de la ville, sur 150 m² de surface de vente, et proposer 900 à 1 000 références de notre catalogue. Mais pourra aussi bien sûr s’appuyer sur notre site Internet (qui en compte entre 24 et 25 000) pour compléter son offre.

      Quelle est la suite de vos projets en franchise ? Combien de magasins souhaitez-vous ouvrir sous cette forme ? A quel rythme ?
      Nous n’allons pas nous arrêter à ce seul magasin en 2014. Rouen et Grenoble sont actuellement dans les cartons et d’autres projets en franchise sont à l’étude. Nous ne nous interdisons pas, non plus, d’ouvrir à l’avenir d’autres succursales. Globalement et même si le Web reste notre premier métier, les points de vente physiques ont vocation à prendre de plus en plus de place dans la stratégie de LDLC.Com. Nous réalisions 8 % de CA en magasin en 2012, nous visons les 25 % à l’horizon 2018, soit environ 120 millions d’euros. Et ce, avec une quarantaine de  magasins en propre et en franchise.
      Nous recherchons des candidats ayant la fibre technophile, mais pas forcément issus du secteur. L’investissement global à prévoir pour ouvrir une boutique est compris entre 400 et 450 000 euros, dont 30 % d’apport personnel, soit 120 000 euros au minimum. Notre point de vente historique de Lyon réalise 10 M€ de ventes annuelles, sur 300 m². Nous estimons que le standard sera de 2 M€ pour une franchise de 150 m², les meilleures pouvant espérer grimper jusqu’à 3 ou même 4 M€.

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