L’enseigne de commerce équitable franchit un pas de plus dans sa démarche éthique. Du sol au plafond, en passant par les murs, le mobilier et l’éclairage : c’est en effet une nouvelle boutique presqu’entièrement éco-conçue qu’a dévoilé Altermundi, le 3 décembre dernier. Située boulevard du Temple, à Paris et dotée de plusieurs innovations visuelles et architecturales, elle servira de modèle à ses futures créations en franchise.
Le réseau, qui pour l’heure compte 10 magasins sous cette forme (et 3 succursales) dans l’Hexagone, en a planifié une trentaine d’ici la fin 2012. Des points de vente qu’elle souhaite voir s’implanter d’abord dans les centres-villes des grandes agglomérations ; elle affiche d’ailleurs des « projets déjà bien avancés » pour Nantes, Montpelier, Toulon, Bayonne et Lyon. Puis dans les villes moyennes, où, souligne Thibaut Ringô, responsable Réseau, « les mentalités et comportements d’achats progressent vite, laissant également entrevoir de belles perspectives pour le commerce équitable ».
Un commerce équitable qu’Altermundi décline, « loin des flûtes de pan ou gilets en poils de yack « , en de beaux produits, design et dans l’air du temps. « Indispensable pour séduire et fidéliser les clients, même si l’idée est aussi de les informer sur notre démarche éthique s’ils le souhaitent ». Ils se répartissent en cinq univers : mobilier, décoration, mode, bien-être et enfant. « Ce qui permet d’ajuster le chiffre d’affaires tout au long de l’année », note le responsable.
L’enseigne recherche des partenaires « professionnels et engagés », disposant d’un apport personnel de 50 000 €, pour un investissement initial total représentant un peu plus du double. La franchise, indique-t-elle, sera son principal moteur de développement, dans les années à venir. Quant à l’étranger, elle commence à y songer. « Pourquoi pas, dès lors que nous serons assez solides en France », indique Thibaut Ringô. Des candidats se seraient déjà fait connaître à Bruxelles, Londres, Barcelone et même… Los Angeles.