« Nous sommes fiers d’exercer un métier d’artisan, notamment dans cette ère où l’on parle beaucoup d’intelligence artificielle. »

Quel a été votre parcours avant de rejoindre la franchise Ange ?

Diplômé en gestion de l’université Paris-Dauphine et de la LSE (London School of Economics and Political Science) à Londres, j’ai débuté ma carrière en tant que consultant en stratégie. Après deux ans, en 2013, je me suis lancé dans l’entrepreneuriat avec la création d’une marque de vêtements. Puis la crise sanitaire a rebattu les cartes. À la sortie du Covid, mon épouse Margaux, professeure d’anglais, et moi-même avons souhaité quitter Paris.

C’est à ce moment-là que nous avons découvert le réseau Ange, grâce au frère de Margaux, franchisé à Niort et Poitiers. Mon épouse a travaillé 6 mois à ses côtés, tandis que je reprenais une activité de conseil en free-lance. En 2022, une opportunité s’est présentée : la reprise de deux points de vente Ange à Rennes, avec 42 salariés. Nous avons saisi cette chance. Deux ans et demi plus tard, nous ouvrions un troisième magasin dans l’agglomération rennaise. Aujourd’hui, nous comptons 62 collaborateurs et préparons, pour cette année, l’ouverture d’un 4ème magasin.

Quels sont, selon vous, les atouts du concept Ange ?

La première force du modèle réside dans sa capacité à couvrir tous les moments de consommation de la journée : boulangerie, viennoiserie, snacking et offre chaude du soir, comme les pizzas. Le pain ne représente finalement que 20 à 25 % de notre chiffre d’affaires. Autre avantage stratégique : la flexibilité d’implantation. L’enseigne performe aussi bien en zone résidentielle dense qu’en zone commerciale ou industrielle, où le snacking réalise une part significative de notre activité.

Comment s’est déroulé votre lancement en franchise ?

Notre apport personnel était compris entre 250 et 300 000 €. Malgré notre expérience limitée en management, notre partenaire bancaire nous a suivis, convaincu par la solidité du concept et la cohérence de notre projet. Avant l’ouverture, nous avons bénéficié de deux mois et demi de formation au siège, à Aix-en-Provence. Nous avions l’esprit commerçant : nous avons appris le métier. Sans être boulangers de formation, nous maîtrisons aujourd’hui les fondamentaux et savons reconnaître la qualité d’un produit.

Comment avez-vous structuré votre organisation ?

Au départ, notre quotidien était très orienté terrain, au contact des clients et des équipes. Avec le développement, nous avons structuré l’entreprise, en recrutant des directeurs de magasin et en mettant en place des échanges réguliers. Aujourd’hui, je pilote le développement et les finances, tandis que Margaux supervise les ressources humaines et le commerce.

Quels sont vos résultats et vos perspectives ?

Nous sommes fiers d’exercer un métier d’artisan, notamment dans cette ère où l’on parle beaucoup d’intelligence artificielle. En 2025, l’activité est restée stable. En 2026, les perspectives sont plus favorables. Nos trois magasins ont généré 4,5 M€ de chiffre d’affaires l’an passé. L’un des grands avantages de la franchise réside dans l’accompagnement : nous n’avons pas à gérer le développement produit ni le marketing national, ni les fonctions supports, qui sont pris en charge par le franchiseur. Cela nous permet de nous concentrer sur la gestion, l’humain et le développement local, les véritables leviers de croissance à nos yeux.