« Notre modèle nous permet d’être assez ouverts sur le profil de nos franchisés, qui ne sont pas forcément du métier. »
Depuis septembre 2025, vous avec pris le poste de directrice générale du groupe Occipain, qui développe le réseau La Panetière : quels sont vos projet pour la marque ?
Le réseau aujourd’hui sous enseigne La Panetière existe depuis 40 ans. Après cinq ans d’absence, le groupe était présent sur le salon Franchise Expo Paris 2026 du 14 au 16 mars dernier. La grande actualité, c’est que nous travaillons sur un ambitieux projet de relance de l’enseigne et de la marque, dans lequel l’enseigne sera le moteur central du redéploiement. Nous sommes actuellement en train de construire notre stratégie et de peaufiner le repositionnement du concept : ambiance magasin, design, renouvellement des gammes, animation commerciale, opérationnel etc. Notre objectif est de présenter rapidement un nouveau concept, et une nouvelle stratégie s’appuyant sur la franchise, qui seront mis en œuvre à partir de l’été prochain. En 2024, le Groupe Occipain a été repris par la coopérative agricole Arterris, très implantée dans le Sud-ouest : ce projet de redynamisation de l’enseigne La Panetière est la suite logique de cette acquisition.
Où en est le développement du réseau sur le territoire français ?
Le réseau compte 170 points de vente : 100 magasins intégrés et 70 unités franchisées (sous enseigne Secrets de Pain). Lancé en 2019, le concept La Panetière Atelier a également été adopté par 28 magasins. Nos projets de développement s’appuieront sur un programme de modernisation, car le réseau aujourd’hui sous enseigne La Panetière a 40 ans. Il est donc légitime et très bien implanté sur son terreau, mais il a besoin de se moderniser. D’où notre projet de repositionnement stratégique de la marque et de refonte de la gamme, dans un environnement qui a beaucoup évolué ces dernières années. Tout en préservant l’ADN du groupe et son identité, qui reposent notamment sur l’esprit familial, la proximité et la convivialité.
Quel est votre plan de développement pour les années qui viennent ?

En termes d’expansion, notre objectif est que la franchise représente 50 % du parc d’ici trois ans. C’est pourquoi nous souhaitons implanter des magasins franchisés dans des zones de flux à fort trafic, complémentaires des zones d’implantation de nos magasins intégrés. Le siège de l’entreprise franchiseur est situé dans l’Aveyron, à Villefranche-de-Rouergue, et le réseau est très implanté autour de Bordeaux, Toulouse et Montpellier. La franchise nous permet de descendre jusqu’aux villes de 10 000 habitants, mais pas spécialement dans la moitié nord de la France, car il reste encore beaucoup à faire dans le grand Sud. C’est pourquoi nous prévoyons de nous déployer en franchise selon trois axes : vers le bassin méditerranéen, vers la région lyonnaise, et vers l’arc Vendée-Atlantique.
Nos critères pour implanter un magasin franchisé ne portent pas sur la taille de la ville, mais sur le passage, le trafic, les places de parkings, l’accessibilité et la visibilité de l’emplacement. Nous ouvrons sur des surfaces comprises entre 100 et 250 m² selon le potentiel de la zone.
Quel profil de franchisé recherchez-vous en priorité ?
Notre modèle nous permet d’être assez ouverts sur le profil de nos franchisés, qui ne sont pas forcément du métier. Dans le cadre d’un projet de reconversion, ils seront en effet accompagnés dans leur recherche d’emplacement et sur tous les facteurs clés de succès. Ils seront bien sûr formés : notre formation initiale dure trois mois, dont un mois intensif, et nos franchisés sont particulièrement accompagnés au moment de l’ouverture et pendant leur première année d’exploitation.
Pour devenir franchisé La Panetière, il faut avoir le goût du commerce et prendre plaisir à accueillir le client tous les jours, car nous sommes un commerce de proximité, de lien. Donc il faut avoir le goût de la relation client et du lien, le goût du produit bien fait, bon et beau visuellement, qui donne envie de revenir. Nos franchisés se lancent parfois dans un projet de couple, souvent dans un projet de vie et, au moins une fois sur deux, ce sont des jeunes 30-50 ans, qui ont envie de se reconvertir et qui viennent des grandes villes ou de la région.
L’investissement initial à prévoir pour ouvrir un point de vente est compris entre 450 et 500 000 €, dont environ 100 000 € d’apport personnel. Cela couvre l’acquisition du matériel et les coûts d’agencement, notamment de la partie labo, où a lieu la préparation de l’offre sucrée et salée. Le pain vient à 100 % de chez nous : soit le franchisé installe un pétrin et applique nos recettes, soit il achète le pain auprès de nos ateliers sous forme de pâtons pré-surgelés.