« En France, nous prévoyons de passer la barre des 400 adresses en fin d’année 2026, puis des 500 d’ici 2028. »

Né en 2007 et développé en franchise depuis 2015, O’Tacos fait partie depuis 2018 du Groupe QRSP : où en est le développement du réseau en France et à l’international ?

O’Tacos est une marque française de restauration rapide qui accélère son expansion dans l’Hexagone, où elle compte 360 restaurants à date. L’enseigne a aussi commencé son développement sur le Belux : avec 75 points de vente, c’est la chaîne française la plus développée au Belux. Plus globalement, nous ciblons tous les territoires francophones, où la notoriété de la marque est très forte, boostée par sa communauté de followers sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram et TikTok en langue française.

A ce jour, O’Tacos est non seulement présente en France métropolitaine et au Belux, mais aussi outremer : à la Réunion, en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et en Nouvelle-Calédonie. Et à l’international : aux Pays-Bas, en Italie, en Suisse, au Canada, au Maroc et en Arabie Saoudite. A fin 2026, nous serons également présents sur l’île Maurice et à Tahiti.

Quels sont vos objectifs de développement pour les années qui viennent ?

Nous prévoyons de passer la barre des 400 adresses en fin d’année, puis des 500 d’ici 2028. Aujourd’hui, ce développement est porté à 80 % par des multi-franchisés. En effet, tous les franchisés O’Tacos sontpassés de un à deux restaurants et plus, et désormais, certains sont à la tête de huit à dix établissements. En parallèle du développement multisites de nos franchisés déjà installés, nous sommes toujours à la recherche de nouveaux candidats. Aujourd’hui, nos partenaires historiques peuvent non seulement se développer avec l’enseigne O’Tacos, mais aussi avec les autres marques du groupe QSRP. Par exemple en étant à la tête de six points de vente O’Tacos, trois Dunkin’ et un Chopstix. En effet, le plus dur, c’est de recruter les bons franchisés, ensuite notre rôle est de les accompagner pour grandir.

Comment avez-vous fait évoluer le positionnement de l’enseigne sur le marché de la restauration rapide ?

La bonne stratégie à suivre quand on reprend une marque, c’est de maintenir son ADN et d’y ajouter de la structuration, de la valeur ajoutée dans tous les domaines. O’Tacos reste donc une marque de street-food jeune, disruptive et un peu rebelle. Nous lui avons apporté de la structuration financière, des équipes, de la formation, de la direction d’équipes pour le recrutement de nouveaux franchisés et l’accompagnement des franchisés en place.

La stratégie d’O’Tacos a également évolué en ce qui concerne les emplacements. Le réseau a commencé par s’implanter exclusivement en centre-ville, près des établissements scolaires, dont les élèves constituent sa cible de clientèle. Tandis qu’aujourd’hui, 40 % du parc est installé en centres commerciaux et en extérieurs de villes, dont 15 % en zone d’activité, zone commerciale ou retail park. En 2025 par exemple, sur 50 ouvertures réalisées, 24 ou 25 seulement ont eu lieu en centre-ville.

Nous ciblons toutes les grandes villes et nous pouvons descendre jusqu’à un seuil minimum de 20 000 habitants. Nous avons déjà deux restaurants à Rennes, six à Nantes et sept à Bordeaux, sur toutes nos catégories d’emplacements. En 2025, nous avons ouvert dans les centres commerciaux Westfield Vélizy 2 et Belle-Epine région parisienne, et Mondeville 2 à Caen, grâce à notre partenariat avec les grands opérateurs comme Carmila, Nhood, Westfield ou Klépierre. Et la prochaine étape de notre stratégie d’expansion portera sur le travel retail. En effet, nous venons de gagner des appels d’offre : c’est naturel pour une marque quand sa notoriété est à maturité.

Comment O’Tacos s’inscrit-elle dans le portefeuille de marques développées en France par le groupe QSRP, qui comporte aussi G La Dalle, Dunkin’ et Chopstix ?

Aujourd’hui, nous développons quatre marques sur le territoire français, des marques que nous n’avons pas prises par hasard : nous nous sommes fait accompagner par le cabinet McKinsey afin d’identifier les tendances de développement en restauration rapide  sur la France. Cela nous a permis de retenir trois sujets : le burger poulet, d’où le rachat de G La Dalle ; le café bakery, d’où la master franchise Dunkin’ (3 000 points de vente dans le monde) ; et la cuisine asiatique, d’où la master franchise Chopstix (680 points de vente au Royaume-Uni). Cette dernière a déjà mené à bien sa première ouverture en France à Paris, dans le quartier Bastille, et douze autres établissements ouvriront prochainement. Un autre critère de choix est que l’offre de G La Dalle est halal comme celle d’O’Tacos, mais aussi de Chopstix et de Dunkin’.

Pour autant, chaque marque a sa stratégie de développement et son équipe de fonctions support : IT, finance, comptabilité, juridique, supply, hygiène-qualité… Et chacune a son autonomie sur le développement, les opérations, le marketing et le contrôle de gestion. Cette organisation nous permet d’accompagner nos multi-franchisés et nos nouveaux franchisés sur un marché de la restauration rapide durement touché par l’inflation. Et, dans le domaine BtoB, d’imposer la marque QSRP avec pour ambition de devenir un leader avec un panel de marques pertinent, que nous pourrons être amenés à compléter.