L’achat-vente d’articles d’occasion et de seconde main, secteur dont l’exposition aux yeux du public reçoit le concours des acteurs populaires du web tels que Vinted, recrute de nombreux franchisés. Et ce, partout en France, avec des formats aussi porteurs que divers. Sauterez-vous sur l’occasion ?
Après une année 2020 difficile pour cause de fermetures des commerces, le secteur de l’achat-vente de produits d’occasion et de seconde main a retrouvé, l’an passé, le chemin de la croissance. En témoigne la hausse du chiffre d’affaires du réseau Cash Express, qui a clôturé son exercice 2021 à 86 millions d’euros, soit +15 % versus 2020. « Notre marché a fait preuve d’une grande solidité, se félicite Arnaud Guérin, co-président et directeur du développement de l’enseigne. Et ce, en dépit d’un mois de fermeture. » Et de relever un indicateur particulièrement encourageant : la hausse du panier moyen de son réseau, qui est passé de 40 à 60 euros entre la période pré-pandémique et celle de ce premier trimestre 2022. « Notre secteur est très porteur, poursuit Alexis Macé, responsable de la communication de l’enseigne Happy Cash. Ainsi que le prouve la hausse de 15 à 20 % de nos revenus au cours de ces dernières années. » Avant d’avancer ces explications : « Si les Français se tournent de plus en plus vers les produits d’occasions, c’est, d’une part, pour faire des économies et, d’autre part, pour les vertus écologiques de notre modèle. »
Cash Express : un format hybride « à fort potentiel »

Pour accueillir ses futurs franchisés, Cash Express leur propose trois types de formats de magasin : un premier de 300 m², destiné aux périphéries des grandes agglomérations (plus de 80 000 habitants) ; un deuxième « hybride », de 180 à 200 m², pour la périphérie des villes moyennes (environ 15 000 habitants) – « c’est le format qui se développe le plus chez Cash Express », précise Arnaud Guérin – ; et un troisième, compact et urbain, pour les centres-villes sur des superficies comprises entre 80 et 150 m². « Compte tenu de la diversité de nos formats, nous sommes susceptibles de nous implanter dans un très grand nombre de territoires, relève le directeur du développement. Avec la Bretagne et les départements du Nord particulièrement dans notre viseur car nous y sommes moins présents. »
Happy Cash vise notamment la région parisienne

Mondial Tissus, nouvel adepte de la « seconde main »

Deuxième axe : la revente de machines à coudre dont se sont pareillement séparées ses clientes, « et que nous reconditionnons ensuite pour les revendre dans nos boutiques », poursuit la dirigeante. Avant d’ajouter : « Cette année, nous mettrons également en place, dans les magasins, des ateliers de customisation de vêtements avec l’objectif, pour nos clientes, qu’elles leur redonnent une seconde vie. » Sur le plan des affaires, l’enseigne-phare en France du DIY (do it yourself) a réalisé, en 2021, un chiffre d’affaires de 148 millions d’euros, après « un exercice 2020 exceptionnellement dynamique », indique Sophie Lambin, car porté par le confinement. « Durant cette période de confinement, au cours de laquelle nos points de vente sont restés ouverts car ils faisaient partie des commerces dits « essentiels », 5 % des Français se sont lancés dans les travaux de couture, se félicite-t-elle (1). De plus, après cette crise, 30 % des pratiquants souhaitent s’accorder plus de temps pour s’adonner à la couture. »
S’agissant de ses ambitions de développement, Mondial Tissus (40 ans d’existence, mais seulement 5 années en franchise et un CA moyen par magasin variant, selon les formats, de 800 000 à 1,4 million d’euros) souhaite atteindre un parc de 150 magasins à fin 2025. Soit l’ouverture, par an, d’une dizaine de magasins (pour rejoindre le réseau, il convient de se doter d’un apport personnel d’environ 70 000 euros). « De nombreuses villes nous intéressent », indique la dirigeante de l’enseigne. Et de citer : Dunkerque, Valenciennes, Vannes, Angoulême, Niort, La Rochelle, la région parisienne, Châteauroux, Brive, Mont-de-Marsan, Draguignan et Marseille.
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(1) Étude Obsoco pour Mondial Tissus réalisée en juillet 2021 sur un échantillon de 1 000 personnes.

