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    Christophe Aymé, directeur associé de Virtual Center

    La réalité virtuelle va se déployer dans de nombreux secteurs d’activité et pas seulement dans celui des loisirs.

    Le jeune réseau Virtuel Center espérait pouvoir rouvrir progressivement ses centres à partir du 11 mai. Un décret gouvernemental concernant les établissements recevant du public (ERP) ne lui a permis de le faire pour l’instant. Un de ses fondateurs nous a expliqué comment l’enseigne se préparait tout de même à la reprise de son activité.

    Virtuel Center – Christophe AYME

    Comment votre réseau dédié à la réalité virtuelle a-t-il vécu le confinement ?

    Comme de très nombreux commerces, nos centres sont fermés depuis le 15 mars. Nous avons donc vécu difficilement cette période. Mais nous nous sommes un petit réseau et nous avons pu avoir un contact direct avec nos franchisés pour leur apporter toutes les informations nécessaires dans cette période. En même temps, cela nous a donné le temps de prendre du recul et de réfléchir au déconfinement et à l’avenir plus lointain.

     Comment préparez-vous la réouverture suite à l’arrêt provoqué par le Codid-19 ?

    Notre activité fait que des mesures sanitaires y sont déjà appliquées en temps normal : nous nettoyons en effet casques et de manettes de jeu après chaque séance. Nous avons bien sûr renforcé cela : distributeurs de gel hydroalcoolique pour les joueurs et les accompagnateurs, renforcement du ménage, distance de sécurité au comptoir d’accueil avec marquage au sol, fontaine à eau condamnée, boissons et friandises distribuées uniquement par le personnel et plus en distributeur. Et puis nous avons recevoir très prochainement des États-Unis des « clean box », des appareils déjà utilisés par les dentistes par exemple et reposant sur l’utilisation d’ultrasons. Spécialement adaptées à la réalité virtuelle, elles permettront de désinfecter par ultrasons les caques.

    Concernant l’activité elle-même, l’essentiel des réservations se fait à distance, par téléphone ou via Internet. Et sur place, que ce soit pour les postes d’immersion ou les attractions, chaque participant dispose d’une surface allant de 4 à 9 m², ce qui correspondant largement aux préconisations en termes de distanciation sociale. On peut aussi participer à un jeu virtuel collectif … tout en étant espacé physiquement.

    Comment se fera la reprise de l’activité ?

    Nous espérons que la clientèle va revenir. D’abord parce que notre cœur de cible, ce sont les adolescents et les jeunes adultes, entre 12 et 40 ans, c’est-à-dire a priori une population qui est moins à risque. Par ailleurs nous sommes un jeune et petit réseau, avec cinq unités, dont quatre en franchise. Cela permet de réagir rapidement et de s’adapter facilement à chaque situation. L’unité pilote parisienne et le site de Troyes espèrent rouvrir, dès ce que ce sera possible, en commençant par le week-end. Chambly, qui est implanté dans une zone à dominante de loisirs (cinémas, restaurants), s’alignera assez logiquement sur la réouverture de ces autres activités. À Vannes, qui possède une entrée commune avec un parc de loisirs pour enfants, l’ouverture est également conditionnée à l’autorisation d’exploitation de celui-ci (certainement pas avant début juillet). Quant à Clermont-Ferrand, où l’ouverture devait avoir lieu le 16 mars, notre franchisé est impatient de tester le concept et de rattraper le temps perdu, en ouvrant tous les jours (sauf le lundi), dès qu’il en aura l’autorisation.

    Au-delà nous comptons poursuivre le développement en franchise, peut-être un peu moins rapidement qu’espéré en début d’année, sur un rythme de cinq ou six ouvertures au lieu d’une dizaine, toujours sur des surfaces allant de 150 à 400 m². Lorient devrait ouvrir ses portes début juin. Sont ensuite programmés Paris-Nord, Nantes et Strasbourg.

    Comment voyez l’évolution du marché ? La réalité virtuelle ne correspond-elle pas simplement à un effet de mode ?

    La réalité virtuelle est une technique tendance et novatrice qui se développe rapidement, mais pas seulement dans le domaine des loisirs. Cela concerne l’informatique, la formation professionnelle, la visite virtuelle de biens immobiliers, etc. Et de très gros acteurs, comme Facebook, Apple, etc. se positionnent. C’est donc une tendance longue qui va bouleverser de nombreux secteurs. Cela ne peut que conforter la niche du divertissement. C’est pour cela que nous sommes confiants et que nous avons lancé, avec Dominique Olivier-Mendiant, Virtual Center en 2018. Nous pensons aussi que nous pourrons élargir notre champ d’activité dans les années futures, par exemple à la formation, ou aussi en proposant un public plus âgé des visites virtuelles de musées, des découvertes de régions.

    Bien sûr il est possible de jouer chez soi en achetant un casque. Mais ils sont chers, cela nécessite aussi un ordinateur puissant et l’accès à des contenus. En contrepoint nos salles d’arcade sont accessibles, elles proposent plus de 25 expériences variées et exclusives, à vivre seul ou à plusieurs.

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