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    Comment Speed Rabbit Pizza veut redresser Mezzo di Pasta - Brève du 23 décembre 2013

    Dans un entretien accordé à Franchise Magazine, Daniel Sommer, patron de Speed Rabbit Pizza explique comment il compte relancer le réseau Mezzo di Pasta. Dont il vient d’être nommé repreneur par le TGI de Strasbourg. Si les experts se montrent parfois sceptiques, les franchisés, eux, s’affirment satisfaits.

    Soulagés et satisfaits, c'est dans cet état d'esprit que les franchisés Mezzo di Pasta ont quitté le Tribunal de Grande Instance  de Strasbourg le 20 décembre. “Soulagés” que l'option Francesca qui, selon eux, aurait pu “entraîner l'explosion du réseau” n'ait pas été retenue.
    Et “satisfaits” d'avoir été non seulement écoutés, mais entendus par la juge. Puisque le dirigeant de Speed Rabbit Pizza, qu'ils ont rencontré et plébiscité à 80 % lors d'une consultation interne avant le verdict du tribunal, devient leur “tête de réseau”.
    Pourquoi un tel engouement ? “Parce que les modifications annoncées du contrat de franchise vont dans le sens de nos attentes”, explique Patrice Fanget, l'un des 6 représentants régionaux des franchisés au comité d'enseigne. “Notamment la suppression des remises arrières, qui va nous redonner de l'oxygène.”
    Annonce confirmée par Daniel Sommer, le patron de Speed Rabbit Pizza pour qui “il n'y aura pas de commissions de référencement ou autres, reversées par les fournisseurs au franchiseur sur les achats des franchisés.”
    “Nous avons d'importants fonds propres, pas de dette ni d'emprunt. Nous cherchions un réseau à reprendre depuis quelques temps déjà. Nous avons examiné de nombreux dossiers dans la restauration. Mezzo di Pasta est de loin le concept le plus profitable de son secteur. De plus le produit est bon, la marque belle et les franchisés motivés.”
    “Nous avons analysé tous les bilans et nous avons constaté que le réseau est globalement en (résultat) négatif à -2,5%. Nous nous sommes dit (qu'en supprimant les marges arrières), nous pourrions alléger la pression sur les franchisés d'environ 2,8 %. Ce qui les ramènera en positif.”
    “De toute façon, les franchisés seront directement associés aux négociations avec les fournisseurs et prestataires. Et ils seront libres de choisir”, précise Daniel Sommer. Lequel annonce en outre sa décision de mettre un terme aux “salaires hallucinants” de l'équipe arrivée avec Bridgepoint au siège, où le repreneur conserve toutefois 19 emplois sur 25.

    Redonner de l'oxygène aux franchisés

    Un Daniel Sommer tout en rondeur et séduction qui se défend de vouloir, via sa société Horecol, vendre des fours à pizzas à ses futurs franchisés Mezzo di Pasta. Ou leur imposer quelque “food” que ce soit, par exemple via la Scal, fournisseur  de Speed Rabbit Pizza depuis des années. 
    “Les fours à pizzas ? Beaucoup de franchisés n'ont tout simplement pas la place de les installer, argumente Daniel Sommer.  “Et il n'y aura pas de produits communs aux deux réseaux, en dehors des boissons.
    “Oui, nous trouverons des produits complémentaires aux pâtes pour permettre aux franchisés d'améliorer leurs chiffres d'affaires, mais avec les moyens dont ils disposent sur place“, poursuit le repreneur.   « Des soupes, des salades, des focaccias, mais pas forcément des pizzas. Et pas de mobylettes ! Il n'y aura pas de livraison.
    “La faiblesse de Mezzo di Pasta et des bars à pâtes en général, c'est le positionnement monoproduit, confirme Patrice Fanget, franchisé à Lyon depuis 2007. “Ceux qui le voudront pourront vendre des pizzas en plus s'ils sont prêts à travailler le soir ou en week-end. Mais ce ne sera pas obligatoire. L'ouverture 7 jours sur 7 n'est pas toujours pertinente. Et nous n'irons pas vers une contraction des deux concepts.
    Comment le patron de Speed Rabbit Pizza compte-t-il se rémunérer ? “Comme tout franchiseur, par les royalties qui resteront à 5 %. Et par les droits d'entrée, qui vont passer de 25 000 à 18 000 euros.
    Les franchisés Mezzo di Pasta apprécient aussi que “le droit d'entrée n'ait plus à être reversé au terme des 7 années du contrat en cas de renouvellement, qu'aucun nantissement de leur fonds de commerce ne soit plus exigé en garantie par le franchiseur et qu'il n'y ait plus d'obligation de refaire le magasin dès que l'enseigne le demande.
    Engagements confirmés par Daniel Sommer qui déclare aligner dans ces domaines le nouveau contrat Mezzo di Pasta sur celui de Speed Rabbit Pizza. Et qui annonce aussi sa volonté de “venir en aide à  7 ou 8 franchisés en difficulté, en prenant en charge certains frais de remise aux normes, voire en leur prêtant de l'argent s'il le faut.

    Un expert pas convaincu

    Discret sur le coût d'acquisition, (on parle d'un million d'euros), Daniel Sommer précise qu'il va “modifier à (ses) frais le système informatique du réseau afin qu'il permette entre autres les commandes par Internet”. Et qu'il va “vendre aux franchisés qui le voudront les 5 succursales qui restentau prix “où ils les a reprises à la barre du tribunal.
    Le repreneur de Mezzo di Pasta ajoute qu'il abandonne la course aux surfaces toujours plus grandes et n'ouvrira “plus de points de vente de 200 m² qui coûtent 800 000 euros dont 300 000 d'apport pour les franchisés“. Une décision qui peut se comprendre dans un réseau déjà disparate avec des surfaces “allant de 30 à 120 m²selon un proche du dossier.
    Après avoir convaincu les franchisés et les juges, Daniel Sommer persuadera-t-il aussi les experts et les banquiers ? Certains oui, mais pas tous. Ainsi Bernard Boutboul, directeur général de Gira conseil a fait connaître sa déception sur sa page Facebook. Pour lui, “la juge est tombée dans le piège du bluff et des promesses qui ne pourront pas être tenues. Francesca étant “le seul repreneur à connaître le business de la pâte en restauration rapide“.
    Un avis que ne partage pas à l'évidence Patrice Fanget, l'un des leaders des franchisés Mezzo di Pasta qui ne tarit pas d'éloges à l'égard de Daniel Sommer. Lequel s'est montré “très clair et limpide. Et a redonné du sens à un mot très important pour nous : la franchise.
    Très prudent sur les perspectives de développement de Mezzo di Pasta, le franchiseur, qui s'attend encore à “5 ou 6 dépôts de bilandans le réseau veut croire qu'une dizaine de franchisés Speed Rabbit Pizza pourraient être intéressés à créer des Mezzo di Pasta. Les pâtes se travaillant surtout le midi en semaine et les pizzas plutôt le soir et le week-end.
    Le patron de Speed Rabbit Pizza, dont le réseau est passé de 130 unités en 2008 à 99 fin 2013 sait que la concurrence est rude dans la restauration rapide. Mais il affirme aujourd'hui sa confiance dans les capacités de redressement de Mezzo di Pasta, qui compte encore une centaine d'établissements. Et qui va selon lui “se remettre d'aplomb très vite“.
    Début janvier, Daniel Sommer va s'installer à Strasbourg pour remplacer Robert Ostermann aux côtés de l'administrateur judiciaire. Le 1er février, il deviendra PDG de Mezzo di Pasta.

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