Orthopédiste et fleuriste : c’est le double métier exercé par Damien Camier, franchisé depuis 2013 sous enseigne Monceau Fleurs, à la tête de 5 magasins en Ile-de-France et dans la région bordelaise.
Orthopédistes de formation, Damien Camier et son frère Régis se sont associés pour créer une entreprise qui fabrique des attelles sur mesure. Une activité qu’ils exercent encore aujourd’hui, alors qu’ils sont franchisés dans le secteur de la fleur depuis 2013. Confrontés aux évolutions des politiques de santé, les deux entrepreneurs ont en effet cherché à diversifier leurs activités. Damien Camier connaissait déjà Monceau Fleurs, ayant fréquenté un lycée proche du magasin historique de l’enseigne, boulevard Malesherbes à Paris. Le marché de la fleur leur paraît alors moins risqué que celui de la santé : « Dans la fleur, il n’y pas d’évolution technologique, pas de problématiques d’hygiène, ni de risque particulier d’évolution, énumère Damien. Donc pas de risque d’y investir sur le long terme ».
Après un 1er contact avec le franchiseur Emova Group sur le salon Franchise Expo Paris en mars 2013, Damien et Régis rachètent dès novembre 2013 deux magasins sous enseignes Rapid’Flore et Monceau Fleurs situés en banlieue parisienne, à Issy-les-Moulineaux et Meudon. « Racheter des magasins permet de gagner du temps par rapport à un projet de création : quand on part de zéro, il faut compter entre 9 mois et un an, parfois plus », souligne Damien. Formés en un mois à ce métier nouveau pour eux, même s’ils étaient déjà entrepreneurs, les repreneurs, accompagnés par leur franchiseur, mènent ensuite un projet de création à Nanterre, en 2015, pour un budget d’environ 130 000 €. « Une création revient moins cher qu’un rachat de fonds de commerce, mais sans la garantie de chiffre d’affaires d’une reprise : il faut pondérer selon le niveau de risque », estime Damien Camier.
« J’aime beaucoup le développement et les nouveaux projets : je préfère développer et reprendre des boutiques plutôt que gérer. »

En 2025, le multi-franchisé étoffe encore son parc avec la reprise de deux points de vente dans la banlieue de Bordeaux, au Haillan et à Saint-Médard. « Une opportunité, commente-t-il. Il n’y a pas beaucoup de magasins Monceau Fleurs sur Bordeaux, c’est un territoire à développer en termes de concurrence et d’image ». Désormais à la tête de 5 affaires (3 en Ile-de-France et 2 en région bordelaise, employant entre 25 et 30 personnes, pour un chiffre d’affaires global compris entre 3 et 3,5 M€), Damien Camier a encore un projet de rachat en cours. « Passer de 3 à 5 magasins m’a obligé à repenser mon organisation, reconnaît-il. Il faut être structuré au niveau juridique, avoir les bons appuis en termes d’avocats et de comptables ».


