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Nicolas Sicard, Directeur général, Class’croute

Nicolas Sicard, Directeur général, Class’croute

Pour ouvrir un restaurant à l’enseigne Class’croute, il faut un apport personnel minimum de 100 000 euros et les investissements à prévoir tournent autour de 350 000 euros. Nous avons différents standards et concepts mais je dirais que, pour monter un laboratoire avec un lieu de restauration attenant, ces montants sont nécessaires.

Pour le retour sur investissement, je pense qu’il faut compter trois ans. En sachant que le chiffre d’affaires moyen chez nous est d’environ 800 000 euros par établissement, et que le chiffre d’affaires moyen atteignable au bout de deux ans est d’environ 500 000 à 600 000 euros. Cela dépend évidemment du territoire. Nous parlons surtout de « zone » de livraison : 60 % de notre chiffre d’affaires est réalisé sous cette forme. Il s’agit alors de territoires que l’on évalue en nombre de collaborateurs du tertiaire, en nombre d’entreprises, etc. Certains de nos franchisés parviennent à être rentables avec un chiffre d’affaires inférieur à ces montants, aux alentours de 350 000 à 400 000 euros, mais ce n’est pas la majorité. Nous avons aussi quelques très belles unités qui atteignent 1,5 million d’euros pour les plus importantes.

Karyn Contassot, Responsable recrutement franchise, Burger King

Karyn Contassot, Responsable recrutement franchise, Burger King

Il est vrai qu’il est nécessaire de détenir un certain patrimoine pour rejoindre notre enseigne. Nous demandons un minimum d’apport personnel de 250 000 euros et 50 000 euros hors taxe de droits d’entrée. À cela s’ajoute effectivement tout le temps de la formation. Le contrat est de 9 ans minimum, puis 9 ans reconductibles.

Le temps nécessaire pour amortir cet investissement dépend de la négociation du prêt et de l’apport personnel du franchisé, qui reste un chef d’entreprise, aussi je ne peux pas donner d’informations précises.

Bruno Chevalier, Directeur réseau, Répar’stores

Bruno Chevalier, Directeur réseau, Répar’stores

Pour rejoindre notre réseau, les investissements sont légers car il n’y a pas de local commercial. Les investissements totaux sont de 50 000 euros, avec 5 000 euros d’apport personnel. Voilà ce dont a besoin un candidat pour se lancer en franchise chez nous.

Aujourd’hui, cette activité est rentable dès la première année avec des retours sur investissement entre deux et trois ans maximum.

Maya Hamadi, Directrice générale, Chopstix

Maya Hamadi, Directrice générale, Chopstix

L’investissement à prévoir est variable, car nous proposons différents formats. Au Royaume-Uni, cela peut aller de 50 000 livres pour un petit kiosque, à 450 000 livres. En France, nous serons sur une même fourchette, avec un équivalent en euros.

Jordan Tomas, Fondateur, Jordan Tomas Pizza

Jordan Tomas, Fondateur, Jordan Tomas Pizza Mamamia

Pour ouvrir un restaurant, il faut partir sur une enveloppe d’un petit peu moins de 400 000 euros : entre 380 000 et 390 000 euros. Et pour un point de vente à emporter, on peut retirer environ 100 000 euros de cette enveloppe-là, donc l’investissement représente moins de 300 000 euros.

Nos franchisés sont rentables dès la première année, ce qui leur permet d’amortir leur investissement sur les sept ans d’exploitation.

Alexandre Thuillier, Responsable développement réseau France, Ecocuisine

Alexandre Thuillier, Responsable Développement Réseaux France, Ecocuisine

Pour se lancer, le modèle de la licence de marque est bien différent de celui de la franchise, puisqu’il est nécessairement moins coûteux. Nous demandons une redevance de 1,6 % sur le chiffre d’affaires et un droit d’entrée de 15 000 €. Si l’on ajoute à cela l’investissement concret  pour ouvrir un magasin Ecocuisine aujourd’hui, sur 250 à 400 mètres carrés de surface de vente, nous demandons aux porteurs de projets un apport de 70 000 €, pour une enveloppe globale d’environ 250 000 €. Y compris la partie travaux, enseigne, droit d’entrée et formation.

En fonction de la taille du magasin et de la volumétrie de chiffre d’affaires, un magasin peut tout tabler sur délai de retour sur investissement (ROI) compris entre quatre et cinq ans.

Vincent Jouannet, Directeur, Removo

Vincent Jouannet, Directeur, Removo

Pour nous rejoindre il faut compter un investissement global hors camion de 42 000 euros hors taxes. Besoin en fonds de roulement (BFR), aménagement du camion, flocage, tablette et création d’entreprise sont compris dans cette somme. Seul le camion n’en fait pas partie, car il est financé en crédit-bail. L’apport personnel demandé est de 10 000 euros, permettant d’obtenir un financement sans trop de soucis.

La moyenne de retour sur investissement est comprise entre huit et douze mois.

Christel Bongiorno, Cofondatrice et directrice générale, LaserAddict

Christelle Bongiorno, Directrice Générale, Laser Addict

Une enveloppe de 40 000 euros est nécessaire pour ouvrir un centre. Les droits d’entrée s’élèvent à 29 000 euros hors taxes. Concernant le matériel, on peut installer un centre avec un budget de 2 000 euros maximum. Il existe une installation-type : on va donner au franchisé toutes les références du mobilier à commander. L’idée est de reproduire le centre-type, situé à Grenoble. On peut dire qu’avec 40 000 euros, on peut démarrer avec du confort sur sa trésorerie.

Ensuite, l’amortissement va se faire tout au long du contrat. Tout dépend de la manière dont la personne a budgétisé son investissement, mais l’amortissement doit se faire sur cinq ans en général. Les franchisés visent plutôt la durée du contrat. A partir du troisième mois, en règle générale, ils arrivent à se verser un salaire tout à fait correct pour vivre et petit à petit, le centre monte en puissance. On voit des démarrages qui peuvent être lents, ou au contraire assez fulgurants en fonction de la zone.

Sébastien Cogez, Directeur délégué, Apef

Sébastien Cogez, Directeur délégué, APEF

Globalement, l’investissement demandé est de 80 000 euros, mais cette somme comprend à la fois les 35 000 euros liés au droit d’enseigne et au droit d’entrée, et tous les coûts concernant le local, les travaux etc. Ensuite, nous demandons aux franchisés d’avoir 20 à 25 000 euros de trésorerie en disponibilité immédiate, parce qu’on sait que c’est un métier où il va falloir recruter, donc payer des salariés sans avoir pour autant de contrat sur les premiers jours.

On peut dire qu’au bout d’un an et demi, il sera possible de se verser un salaire. Ensuite, c’est la stratégie du chef d’entreprise qui va faire la différence. Va-t-il renforcer son équipe pour se développer plus vite et recruter des personnes en encadrement ? Ou va-t-il rester seul pour rentabiliser plus rapidement et se développer dans un deuxième temps ?

Philippe Courtial, Directeur général, Passtime

Philippe Courtial, Directeur général, Passtime

L’investissement est très faible parce que nous sommes une des rares franchises en France qui nécessite un faible investissement initial. D’abord, nous demandons un droit d’entrée de 6 990 euros et ensuite un kit de démarrage de 12 810 euros. Cela veut dire qu’avec l’équivalent de 19 800 euros, soit moins de 20 000 euros, on peut démarrer une franchise Passtime. La particularité de notre franchise, c’est que vous n’avez pas besoin de local commercial, vous n’avez pas besoin de recruter des salariés puisque 90 % de nos franchisés travaillent seuls. Vous n’avez donc pas de masse salariale, pas de local commercial, les charges sont très faibles et le rendement de notre franchise est exceptionnel puisque nous avons un taux de marge brute qui dépasse les 75 %. Pour résumer, la franchise Passtime combine un taux de marge brute très conséquent, de faibles charges et donc une rentabilité qui peut déjà permettre de rembourser l’investissement initial en moins d’une année, avec un retour sur investissement rapide et une rentabilité exceptionnelle, qui permet à nos franchisés de très bien gagner leur vie.

Bernard Lévy, Directeur du développement, Marché aux Affaires

Bernard Lévy, Directeur du développement, Marché aux Affaires

Ouvrir un magasin de 1 000 mètres carrés, stocks compris, nécessite un investissement global d’environ 390 000 euros. Et pour financer cette somme, nous demandons un apport personnel qui oscille entre 80 et 100 000 euros. Nous avons des accords avec des partenaires bancaires qui peuvent assurer le financement. Donc, avec 80 à 100 000 euros d’apport personnel, le solde du magasin y compris son stock, sera financé par les banques.

Globalement, le retour sur investissement est rapide. Pour avoir un ordre d’idée, l’apport personnel est de 80 000 euros. Il n’est pas rare que sur deux exercices, ces 80 000 € soient récupérés au titre du résultat de l’entreprise. Donc, c’est somme toute très rapide.

Thomas Maldonado, Directeur du développement, Cuisines AvivA

Thomas Maldonado, Directeur du développement, Cuisines Aviva

Ouvrir un magasin Cuisines AvivA, c’est environ 350 000 euros d’investissement global comprenant l’apport personnel du franchisé, qui est compris entre 50 et 100 000 euros. Cela va dépendre des projets. Cependant, ce qui est plus important que l’investissement, c’est combien ça rapporte : notre franchise propose l’un des meilleurs ratios entre l’investissement et le retour sur investissement, puisque nos franchisés réalisent des retours sur investissement en trois exercices, avec en général une rémunération à six chiffres pour le dirigeant. C’est donc un concept très rentable.

Christine Le Guern Prigent, Directrice déléguée, Les Petits Bilingues

Christine Le Guern Prigent, Directrice déléguée, Les Petits Bilingues

Pour un contrat de micro-franchise, les investissements sont inférieurs à 20 000 euros tout compris. Pour un contrat mono-centre, il faut prévoir environ 60 à 70 000 euros avec l’ensemble des modalités, y compris la trésorerie de démarrage. Pour le modèle multicentres, le budget est plus proche de 100 000 euros tout compris. Le contrat historique prévoit 16 000 euros de droits d’entrée et 10 500 euros d’accompagnement et de formation au départ. Puis il faut aménager son centre, et financer un certain nombre d’équipements, de communication de lancement, etc. Quant à l’apport personnel du franchisé, sur le modèle le plus ambitieux, il tourne autour de 20 à 25 000 euros.