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    Cook & Go sur le gril, mais confiant

    Sous procédure de sauvegarde depuis le 17 juin, Cook & Go ne doute pas de sa capacité à s’en sortir. Et se prépare à ajouter 6 nouvelles franchises aux 15 ateliers de cuisine existants.

    Depuis le 17 juin dernier, les ateliers de cuisine Cook & Go sont sous procédure de sauvegarde pour six mois. En cause : la tentative avortée d'une implantation à New-York. Mais pas seulement. Trop coûteuse, trop difficile, l'opération a eu aussi des conséquences en France, où elle a, selon ses dirigeants, “retardé l'évolution du réseau“.
    En fait, la dette s'élève à 1,6 million d'euros, dont 600 000 pour les USA. “Nous n'avons pas de problème de chiffre d'affaires, affirme Jean-Christophe Menz, président-fondateur de la chaîne. En 2013, il est en hausse globale de 30% dans nos 8 succursales. En revanche, la rentabilité n'est toujours pas au rendez-vous.
    Pour renverser la tendance, le président et son associé, qui s'étaient focalisés sur New-York, reprennent en main les fonctions commerciales et marketing. Au siège, l'effectif passe ainsi de 8 à 5 personnes.
    Par ailleurs, après avoir développé le site Internet pour créer du trafic, les dirigeants vont désormais “se concentrer sur le back-office. “Nous allons installer dans les boutiques un outil informatique plus  adapté et fiable que nos anciennes caisses enregistreuses, afin de mieux suivre l'activité en temps réel et nous permettre de la piloter plus efficacement, explique le dirigeant.
    Autre réforme : l'adaptation du poste main d’œuvre à la fréquentation des boutiques, par créneau horaire. Exemple : les trois ateliers parisiens seront dirigés désormais par un seul manager au lieu de trois. A lui de coordonner les chefs de cuisine pour éviter qu'ils soient trop nombreux ici et pas assez ailleurs (avec l'obligation, alors, de recourir à des extras).
     

    Objectif : faire de 2015 une année profitable

     
    La procédure de sauvegarde est aussi l'occasion de renégocier les loyers. Déjà des baisses ou des franchises temporaires ont été obtenues. Toutes ces mesures devraient permettre, selon la direction de la chaîne, “d'améliorer la rentabilité dès 2014 et de faire de 2015 une année profitable“.
    Côté franchisés, Jean-Christophe Menz se montre tout aussi confiant, insistant sur leur “bonne connaissance du marché local, leur capacité à bien surveiller leur coût-matière”. Et à “aller chercher la clientèle, auprès des comités d'entreprise, entre autres, au-delà des horaires d'un salarié de succursale“.
    Il cite l'exemple de Bordeaux, démarré en novembre 2013 et qui “devrait flirter avec les 300 000 euros de chiffre d'affaires en 2014“. Mais aussi de Levallois-Perret et de Paris 11è, qui «marchent bien ». Même si aucun bilan n'a encore été publié et s'il reconnaît un échec avec Orléans où la franchisée vient d'être placée en liquidation judiciaire, après 9 mois d'activité.
    Les 6 ouvertures en franchise déjà annoncées restent en tout cas programmées. A Annecy, Aix-en-Provence, Montpellier, Strasbourg, Pointe-à-Pitre et Massy-Palaiseau. Ce qui devrait permettre  à Cook & Go d'atteindre le cap des 20 unités en France “dans les 12 mois qui viennent“.
    Fort de l'appui de plusieurs investisseurs -une augmentation de capital de 800 000 euros a encore eu lieu en avril dernier -, le fondateur de Cook & Go a confiance en son avenir. “Nous avons à notre actif beaucoup de points positifs et 8 ans d'existence, argumente Jean-Christophe Menz. C'est le bon moment pour corriger nos erreurs passées et repartir sur de meilleures bases.
    On l'aura compris, l'ambition du lauréat 2011 des Espoirs de la franchise” est intacte.

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