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    Jérôme Fourest, directeur général Comtesse du Barry

    Nous engageons une nouvelle étape du redéploiement de Comtesse du Barry.

    Comtesse du Barry vient d’être récompensé par l’Institut Français du Design, qui lui a décerné le Janus du Commerce 2015 pour son nouveau concept de point de vente. Que représente ce prix pour vous ?
    Il faut rappeler que le Janus du Commerce, créé en 1953, consacre les meilleures réalisations en termes d’innovation en matière de design. Placé sous le parrainage des ministères de l’Industrie, du Commerce et du Commerce extérieur, il est destiné aux enseignes et aux marques qui cherchent à “humaniser” la relation commerciale et à améliorer le parcours du consommateur.
    L’obtention de ce label représente pour nous l’aboutissement d’un travail, et aussi une certaine fierté. C’est une étape dans notre développement qui témoigne de la capacité de notre marque à se transformer pour traverser les époques, tout en restant fidèle à ses fondamentaux. C’est également un signe qui récompense nos choix tranchés et notre prise de risque. Le nouveau concept de point de vente a en effet été conçu pour mettre en scène le repositionnement de l’enseigne autour du cadeau gastronomique salé accessible, et pour séduire une clientèle plus jeune, urbaine et sophistiquée.

    En septembre dernier vous avez justement validé, en interne, ce nouveau concept, qui était testé depuis un an dans quatre points de vente. Où en est aujourd’hui le déploiement du nouveau format ?
    Sur les quatre points de vente testés depuis un an, nous avons enregistré une croissance moyenne de 15 % du chiffre d’affaires, ainsi qu’une une hausse de 30 % de la clientèle, avec un rajeunissement très net. Sur la base de ce bilan positif, nous avons accéléré le déploiement de notre nouveau concept. Désormais la majorité de nos succursales ont été rénovées. Il en reste six à refaire. La transformation devrait être achevée à la fin du premier semestre 2016. Et pour démonter l’efficacité de notre nouvelle image, y compris en ouverture et pas seulement en rénovation, nous ouvrons un nouveau point de vente à Compiègne, une ville de 40 000 habitants, qui est un peu la taille intérieure des villes que nous ciblons.
    Côte franchisés, qui représentent une vingtaine de boutiques en tout, nous allons, en début d’année, étudier avec eux les conditions de déploiement du nouveau concept mais aussi la situation actuelle de leur unité (qualité de l’emplacement, flux passants…) et réfléchir à des solutions concrètes pour la mutation de leur point de vente. Certains, qui arrivent en fin de contrat ou ne souhaitent pas envisager une mobilité, ne suivront pas et c’est compréhensible et nous leur proposerons une solution. Pour les autres le redéploiement passera également par un nouveau contrat de franchise, que nous sommes en train de finaliser, avec des nouvelles conditions de remise sur les produits, qui leur seront plus favorables. Cela correspond à un effort de la tête de réseau en faveur des franchisés. Il y aura donc encore quelques fermetures de boutiques mais cela libérera des agglomérations pour de futurs nouveaux franchisés. Ces derniers auront un avantage car ils s’installeront dans des villes où l’enseigne dispose déjà d’une notoriété. Car le recrutement de nouveaux franchisés va être engagé de façon active. Cela se concrétisera par un retour de Comtesse  du Barry à Franchise Expo Paris en mars 2016.

    Comment voyez-vous l’avenir de Comtesse du Barry ?
    Comtesse du Barry a une longue histoire. C’est une entreprise de fabrication et de distribution de produits gastronomiques du Sud-Ouest implantée dans le Gers depuis 1908 et qui appartient au groupe MVVH depuis 2011. Elle opère sur différents circuits : réseau de boutiques, vente par correspondance et e-commerce, diffusion en circuits sélectifs en France et à l’international.
    Pour le futur, nous avons beaucoup travaillé sur la taille optimale du réseau. Nous misons sur la franchise pour doubler sa taille d’ici cinq ans. Concrètement, pour être présent dans la plupart des villes moyennes qui comptent, cela signifie atteindre cent à cent vingt unités, soit 40 à 45 succursales et 80 franchises.
    Nous comptons abandonner certaines petites villes qui ne correspondent pas à notre modèle économique d’aujourd’hui. À l’inverse, un de nos objectifs est de nous renforcer sur les grandes villes. En plus de Paris nous en avons identifié sept. Dans beaucoup d’entre elles, il est possible d’implanter deux voire trois boutiques. Ce qui veut dire que, sur des villes comme Nice ou Toulon par exemple, où nous sommes déjà présents, nous pouvons encore nous déployer. Après tout est une affaire d’appréciation concrète. Dans les grandes villes, nous pouvons ainsi nous permettre de nous implanter sur ce qu’on appelle du 1bis. En revanche dans les villes de taille moyenne, comme Clermont-Ferrand ou Orléans pour fixer les idées, il n’y a pas le choix, il faut viser des emplacements numéro 1. Plus on descend en taille de ville, plus ce type d’emplacement apporte la garantie que toute la ville passe devant chez vous.
    Pour accompagner ce nouveau départ, nous avons modernisé notre outil de production qui a été déplacé de son site historique de Gimont, dans le Gers, où demeurent toutefois le siège social et un centre logistique, à Fleurance, à 35 kilomètres de là.

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