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    Michel Bourel, fondateur et P-DG du réseau

    Nous sommes peu dépendants des grandes tendances qui affectent la consommation globale.

    Récemment plusieurs concepts se sont lancés sur le créneau des cavistes en adjoignant à la vente de bouteilles des formules de bar à vin. Avez-vous une réflexion en ce sens ?
    C’est une éventualité que nous avons envisagée et à laquelle nous avons réfléchi. Mais les études que nous avons menées nous ont conduits à la conclusion que ce n’était pas forcément viable en France. De tels concepts proposant une dégustation de vin accompagnée d’une petite restauration, nécessitent en effet des investissements plus élevés que pour l’implantation d’une cave à vins : il faut une surface plus importante, un personnel plus nombreux, etc. Pour être rentable, une telle unité doit donc générer un chiffre d’affaire élevé, qu’on ne peut atteindre qu’en travaillant pendant une longue amplitude horaire, du matin au soir. Or, du fait des habitudes alimentaires, bien différentes de ce qui se passe outre-Pyrénées, ce n’est pas le cas en France. Du moins à l’échelle nationale. Il peut bien sûr y avoir quelques exceptions dans les très grandes agglomérations. Mais ce qui confirme notre réflexion, c‘est que les tentatives de développement d’un concept de bar à vin comme l’Écluse ou, plus récemment, d’implantation de chaînes de bars à tapas d’origine espagnole dans l’Hexagone n’ont pas été couronnées de succès.

    Quel regard portez-vous sur l’évolution actuelle du marché du vin, face à la fois au recul de la consommation sur le long terme et à la période de crise que nous traversons ?
    Il est vrai que si l’on compare avec l’époque où Cavavin a été créé, en 1985, la consommation a beaucoup régressé, mais ce recul a été stoppé ces dernières années. En ce qui concerne la crise économique, il est difficile de faire un pronostic pour l’avenir et en particulier pour ce que réserve 2009. Mais on peut au moins dire que, pour notre part, nous avons connu une assez belle fin d’année 2008, malgré un fléchissement du côté des cadeaux d’affaires. Les circonstances actuelles poussent les consommateurs à moins sortir. Cela impacte en particulier la fréquentation des restaurants mais cela n’empêche pas les gens de vouloir tout de même se faire plaisir. Ils préfèrent alors organiser un repas à domicile, entre amis et sont donc plus portés à acheter une bonne bouteille à cette occasion. Les campagnes poussant les conducteurs de véhicules à ne pas consommer d’alcool vont dans le même sens. Pour notre part nous nous adressons à cette clientèle de particuliers qui recherche le choix et le conseil. Nous disposons également d’une offre très large permettant de répondre à tous les budgets. En conséquence, nous sommes moins dépendants des grandes tendances qui affectent la consommation globale.

    Y a-t-il, dans le contexte actuel, encore de la place pour des projets d’expansion ? Quelles sont vos perspectives, notamment en termes de développement du réseau ?
    Notre réseau regroupe, en ce début 2009, 120 boutiques, dont 117 sont animées par des partenaires. La plupart sont des franchisés, mais il reste une vingtaine de concessionnaires, dont le contrat avait été signé avant que nous passions définitivement à la franchise. Tous les ans, trois ou quatre d’entre eux évoluent vers la franchise. D’autres partent en retraite et cèdent leur affaire. Dans ce cas nous cherchons à rouvrir en franchise dans la même ville.
    Par ailleurs nous espérons réaliser, comme les années passées, une dizaine de concrétisations en 2009. Cela ne devrait pas poser de problème car les demandes d’informations sont en augmentation. C’est en grande partie le fait de cadres dont l’emploi est menacé et qui songent à une reconversion. Il faut bien sûr vérifier s’ils ont le bon profil mais cela est une source importante de candidats potentiels. J’espère également que la crise de l’immobilier va finir par faire revenir le prix des locaux commerciaux à des niveaux plus raisonnables, et partant, permettre d’améliorer la rentabilité des points de vente.
    Par ailleurs, un de nos projets pour la période à venir est de fédérer tous les acteurs du métier dans un syndicat, ce qui permettrait de mieux défendre l’ensemble de la profession.

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