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    La confiance, un des moteurs des réseaux en franchise

    Tribune publiée le 20 janvier 2016 par Nicolas de BELILOVSKY 
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    La “confiance en l’autre” est une valeur qui doit être travaillée par celui qui souhaite construire en général, donc par le franchiseur, avance l’auteur, conseil en développement. Pour qui “l’esprit de la relation”, ou “l’esprit du contrat”, doit reposer sur la confiance entre partenaires, franchiseur et franchisés.

    Ces derniers temps la confiance en soi est plutôt mise en avant, et souvent scénarisée. D’un côté le monde du travail où la performance individuelle fait loi avec son système d’évaluation, parfois en temps réel.

    La confiance en soi pour réaliser des objectifs trop souvent inatteignables est donc une nécessité. Trop souvent malheureusement cette pression de l’environnement de travail mène au burn-out (et j’en parle en connaisseur). De l’autre la scénarisation des comportements individuels, comme dans Facebook, tend à vouloir montrer tout un chacun en pleine confiance de soi et dans Facebook cela veut dire fêtard, philosophe, dynamique, sympa … la vraie vie n’est-ce pas ? Dans ces deux cas le mal être vient d’une rupture “de confiance” entre le vrai soi et le soi attendu.

    Mon souhait pour 2016 est que chacun avance en confiance en soi dans sa vie personnelle et professionnelle avec des objectifs réalistes. Cela pourrait devenir le socle de la prise en compte de l’autre et de notre avenir.

    “L’esprit de la relation devrait être autant que possible décrit dans le Document d’informations précontractuelle”

    En second lieu, la “confiance en l’autre” me semble une valeur qui doit être travaillée par celui qui souhaite construire en général et bien sûr cela s’applique au franchiseur. Avoir une confiance a priori dans tout homme et toute femme est une marque de premier respect. Si cet apprentissage commence généralement en famille et avec ses amis, cette confiance dans l’autre est une notion fondamentale dans l’entreprise. Ce n’est pas une notion abstraite, celle-ci portera sur ce que nous désignerons “l’esprit de la relation” aussi appelé “l’esprit du contrat”.  Définir ce que l’on veut construire, entreprendre ou vivre ensemble doit être discuté et compris, pour construire cet esprit de la relation. Une difficulté existe cependant : l’esprit de la relation ne peut être clairement défini dans un contrat car tout ne peut pas être défini avec des mots.

    Pour ce qui concerne la franchise, le DIP (Document d’informations précontractuelle) est une chance. Dans celui-ci, l’esprit de la relation devrait être autant que possible décrit. La confiance entre partenaires étant ainsi définie, elle durera tant que l’esprit de la relation persistera et tant que l’énergie du collectif (les autres et moi) opérera. A partir de ce socle, la confiance en l’avenir est à portée de main.

    La confiance en l’avenir est le point qui m’a fait réfléchir sur la notion de confiance. Régulièrement je rencontre des personnes qui mettent en avant le verre à moitié vide. Cela est certainement dû à notre culture et notre système éducatif qui nous ont davantage  appris à chercher les problèmes pour les résoudre, plutôt que d’appréhender nos forces pour construire. Ces remarques principalement négatives, impactent la capacité d’entreprendre.

    Dans mon métier j’ai la chance de rencontrer beaucoup de personnes et une très grande majorité ont confiance dans leur avenir personnel (comme beaucoup de Français) mais aussi professionnel (c’est ce qui les distingue). En effet nos clients souhaitent se développer en franchise, il leur faut donc énergie et optimisme pour relever ce défi. Pour développer leur réseau, ils choisissent de transmettre leur savoir-faire et d’assister leurs partenaires franchisés. Ils font donc confiance à d’autres pour développer la notoriété de la marque qu’ils ont créée en mettant en œuvre leur concept, soit l’avenir commun du réseau.

    “Les franchiseurs font confiance à d’autres pour développer la notoriété de la marque qu’ils ont créée”

    Ainsi ne pensez-vous pas que pour les franchisés, la confiance est leur moteur premier. Comment pourrait-il en être autrement quand un franchisé décide d’engager son futur professionnel, ses économies, son temps et donc sa vie de sociale et de famille. Le triptyque de la confiance doit être en place : en lui avec sa capacité de travail pour réussir son projet d’entrepreneur, en l’autre le franchiseur pour son concept et son accompagnement  et enfin en l’avenir pour rembourser ses emprunts et gagner décemment sa vie.

    Franchisé, donnez votre confiance à ceux qui le méritent. Franchiseur, investissez dans des relations durables avec vos partenaires. Il n’y a pas de recette miracle mais une méthode de réflexion qui permet de construire et réaliser ensemble des projets communs.

    Bien sûr, l’équipe Progressium ne connait pas que des succès mais rien n’altère notre confiance et chaque difficulté nous renforce. Il est important de préciser que nous mettons en place, au quotidien, le partenariat en interne basé sur la confiance et que nous accompagnons nos clients à construire des systèmes de franchise équilibrés et durables

    Que la force de la confiance soit avec vous.