Fermer
Secteurs / Activités

    Hervé Wiszkowski, responsable Europe du développement des franchises - Interview du 22 novembre 2006

    La franchise est un choix stratégique et éprouvé pour Women'Secret

    Votre enseigne de lingerie, Women’Secret, se lance en franchise en France à partir de janvier 2007 : pouvez-vous nous expliquer qui vous êtes ?
    Nous sommes une marque-enseigne espagnole de dessous, comme de dessus (panier moyen 30 euros environ). Nous possédons des usines de fabrication et des bureaux de style nous permettant de mettre en place une collection tous les 15 jours et de créer l’émulation. Notre première succursale
    française a ouvert en 2001 à Marseille et 3 autres ont vu le jour depuis à Paris. Nous avons donc pris le temps d’étudier le marché français du point de vue de la clientèle comme de celui de la concurrence.

    Justement, la concurrence est forte et la consommation stagne : 100 unités d’ici à 2010, n’est-ce pas un peu optimiste ?
    Certes, il n’y aura pas de demi-mesure, on n’y arrivera… ou pas ! Mais franchement, nous avons tout pour nous. D’abord nous ne sommes pas seuls, nous appartenons au groupe Cortefiel, troisième acteur du textile en Espagne, qui pèse 1,1 milliard d’euros. La franchise est un choix stratégique et éprouvé qui nous a déjà permis d’atteindre les 360 magasins WS dans le monde et les 200 millions d’euros de CA. De plus, nous recherchons des emplacements de plus de 100 m² dans le cœur d’agglomérations d’au minimum 300 000 habitants. Pour cela, nous allons en priorité nous appuyer sur des professionnels de la distribution, sur des investisseurs en pointe sur le secteur. D’ailleurs, les gens qui nous contactent connaissent déjà notre marque, et nous proposent directement de visiter leurs emplacements.

    Avant même votre lancement officiel en janvier 2007, vous semblez déjà très sollicités : à quand la première ouverture ?
    Je vais vous surprendre ! Pas avant mars 2007. Et nos objectifs se situent entre 5 et 10 ouvertures pour cette première année. C’est peu, mais c’est raisonnable. Le reste suivra de façon exponentielle. A l’heure où nous parlons, des contacts et des emplacements sont validés. Mais notre priorité consiste à aider au maximum ces premiers partenaires. Par exemple, nous aurons l’un des plus grands stands sur le salon international de la lingerie en janvier avec la reproduction de l’une de nos boutiques. Par la suite, nous ferons de la publicité dans des magazines féminins. De plus, nous allons multiplier les corners : après celui du Printemps à Paris, nous comptons sur le réseau en province. Mais nous négocions actuellement avec d’autres grands magasins pour gagner en visibilité.